01.02.2010
j'ai un an de plus
Je viens d'avoir un an de plus. Du coup j'ai laissé mon blog en plan.
Ma soeur, légèrement aînée, ne m'a pas téléphoné cette année. J'avais déjà écrit dans un texte pour blog qu'elle m'avais fait remarquer que j'avais vieilli à cause de mon anniversaire. Une autre année, voilà. Elle n'a peut-être pas voulu que je lui fasse remarquer, comme d'habitude, que l'on ne vieillissait pas du jour au lendemain à cause d'une date anniversaire.
Et puis, et puis... j'ai repris mon "livre du bonheur" qui traite de positivité, et j'en avais bien besoin. Ouf, un bain de positif et me voilà mieux. J'ai tout de même envoyé paître quelqu'un au téléphone ce matin. Un commercial qui me faisait de la morale. Non mais...
J'adore la prose de Marcelle Auclair, décidément. Merci Marcelle. Je prends note.

L’ âge ? Il est à la portée de tous de constater que notre acte de naissance n’est pas infaillible. Nous connaissons des vieillards de vingt ans et des jouvenceaux de soixante-dix. Vieillir ou être vieux, c’est douter de la vie, se complaire dans les regrets, ou renoncer à la lutte. C’est un lieu commun de dire qu’un homme qui prend sa retraite et perd tout intérêt pour l’existence, le travail, n’est pas loin de sa fin. Ce sont toujours les mêmes qui sont vieux, ce sont toujours les mêmes qui sont jeunes. Adaptez-vous joyeusement à toutes conditions nouvelles, et vous resterez jeunes : la routine, l’encroûtement, voilà l’ennemi. Là, encore, le corps obéit à l’esprit.
Et il s’agit toujours de ne pas avoir peur. Avoir peur de vieillir, c’est déjà être vieux. Constater le vieillissement de nos parents, de nos amis très chers, c’est contribuer au durcissement de leurs artères, au ralentissement de leurs facultés.
J’ai vu récemment le cas suivant : une femme d’un peu plus de soixante ans - ce qui est loin d’être un grand âge - avait beaucoup vieilli à la suite d’une maladie et de vifs chagrins. Sa famille s’en affligea, et chacun proclamait :
- La pauvre grand-mère n’en a plus pour longtemps…
Cette femme s’enlisa donc dans une inertie prématurée, sans réagir, sans combattre. On lui eût donné quinze ans de plus que son âge. Mais un jour elle comprit la vérité des lois de l’esprit et, à la stupeur générale, elle secoua et nia sa fatigue, elle repoussa les entraves mentales qui la ligotaient, affirma la jeunesse, la santé, - malgré les apparences contraires, - reprit goût à la vie, un mode d’existence normal, et émerveilla son entourage par une véritable résurrection.
Inutile de dire que, lorsqu’on me l’avait montrée avec un pied dans la tombe, j’avais nié les apparences énergiquement. C’est ainsi que vous devez agir, non seulement pour vous-même, mais pour les autres.
Il suffit souvent qu’un homme, une femme surtout, entrent dans l’âge mûr pour qu’ils se croient usés, finis. C’est une grande sottise. Paul Claudel a écrit : "L’automne aussi est quelque chose qui commence." Pourquoi se refuser à l’évolution du printemps à l’hiver ? La saison des fruits pourpres n’est-elle pas belle ? Celle des semailles, des germinations, n’est-elle pas admirable ? C’est folie que de geindre parce que l’on n’est plus à l’âge des pommiers en fleur. Tout cela, faute d’aimer toutes les saisons de notre vie, l’une après l’autre. Si nous ne mésusions pas maladroitement de nos forces, notre corps resterait aussi jeune qu’un cœur qui ne vieillit pas.
Et puis la sagesse est de quitter les choses avant qu’elles ne nous quittent. Quel calme, dans l’homme ou la femme qui, ayant accompli en temps voulu les exigences de la vie, se plaisent à se détourner du tumulte et, riches d’une lumineuse expérience, ne contemplent plus que ce qui vaut la peine d’être contemplé ! Non : pour celui qui sait vivre, la vieillesse elle-même n’est pas une déchéance, mais un accomplissement.
Conseil : Refusez l’idée de la déchéance pour vous comme pour les autres. Aimez chacun des âges de votre existence, louez chacune des journées qu’il vous est donné de vivre.
Le Livre du bonheur de Marcelle Auclair Seuil
Et puis, ma galerie d'images :



19:28 Publié dans philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vieillir, soyons positif, bonheur
13.01.2010
Mémoire...

Quand j'ai aperçu Simon Baker sur les magazines télé pour "Le mentalist" je me suis dit : c'est pour moi. Et puis, j'ai pensé que je l'avais déjà vu quelque part. Mais où, mais où ?
J'ai pensé, pensé, très fort. Mais je le connais. Et je me suis souvenue (oui) qu'il était dans une série il y a presque dix ans en France. J'ai cherché dans Internet et j'ai trouvé :
Nick est un avocat d'affaires qui se verra condamné à 1500 heures de travaux d'intérêt général dans un service de protection de l'enfance suite à un flagrant délit de détention de s
tupéfiants.
J'ai adoré cette série avec le rapport de Nick avec son père pour qui il travaillait lorsqu'il n'était pas dans son travail social avec un responsable très sensible. Le doublage en français était super à mon sens. Je suis toujours sensible aux voix.

T'as de beaux yeux, tu sais !20:36 Publié dans Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : souvenir, série, simon baker, le protecteur
09.01.2010
Pas de journal ce matin

Ce matin, pas de journal dans la boîte à lettres. Depuis hier soir la neige étend son manteau blanc, partout, sur les champs et sur les toits, sur les routes et voitures. Très beau.
Mais j’ai vu pire (dans le temps comme on dit). La fois où la neige était si épaisse avec des congères par endroits. A l’époque, la neige était tombée abondamment pendant des heures et des heures. J’avais regardé longtemps les flocons tomber et virevolter sous la lumière du réverbère près de la maison. J’étais chez ma mère, près du cimetière de Recouvrance, et je devais aller travailler malgré tout.
J’y suis allée à pied, en passant par le boulevard Plymouth. Plus plat et plus large la route.
Ce fût une merveilleuse route. Le retour, moins glorieux, dans la neige fondante, les pieds mouillés glacés, par St Pierre, etc…
Cependant, j’ai trouvé près de mon lit, ce matin très tôt, une feuille de journal à moitié chiffonnée. Je l’avais découpée le jeudi 3 décembre 2009à la page psycho.
Une phrase en rouge illustre, avec une photo, l’article titré « Agir sur son destin ». La photo me plait : «Quelqu’un (flou) regarde par le hublot d’un avion. On voit un bout d’aile, des nuages floconneux et épars et du bleu. Belle vision.
18:27 Publié dans Moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : neige, liberté, bonheur








