16/06/2014

Les livres sont au repos

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     Depuis un moment, avant le kiné et la piscine (je ne sais plus si j'en ai déjà parlé)  je n'ai pas eu de suivi dans mes lectures et la télé m'énerve parfois. 

Ah !  personne n'est parfait. 

Hexagone bien sûr.  J'aime beaucoup ce livre. Je l'ai avancé pas mal et j'ai adoré que le livre commence par Camaret sur mer et les alignements de Lagatjar.  Alors je me suis rappelé que j'avais fait des recherches sur mes ancêtres de Camaret. Quelques-uns.  Et Camaret a été un lieu que notre famille a beaucoup fréquenté. Sans y penser.  

Avec Laurant Deutsch j'ai beaucoup appris et j'aime ces histoires de peuples  qui sont nos  ancêtres en quelque sorte. 

 

J'avais fait des photos à Camaret avec mon fils qui posa devant un menhir lorsqu'il avait 10 ans.  Une très jolie journée tous les deux. 

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Je me suis aperçue que j'avais noté Lagatjac. Bizarre. 

 

A plus. Faut que je prenne courage pour écrire quelque chose de mieux.  Sorry !  

  Oui, oui, je vais passer quelques jours à Londres.  Super !  Tout le monde s'en fout ?    Tant pis.  Quoi !    

 

28/05/2014

Je reviens...

   J'ai résisté à toutes sortes de conseils sur...  mon état, ma santé, mon appartement, un éventuel déménagement en rez-de-chaussée ou dans une maison avec ascenseur, des médicaments qui vont bien, comment maigrir pour avoir moins de poids sur mes genoux.  

   Je n'ai pas voulu subir un déménagement après avoir subi des travaux qui n'ont pas été si horribles que ça en définitive.  Je vis dans une vacance bienheureuse avec le soleil le matin, et une vue imprenable sur mon sud habituel avec la mer à l'horizon et les lumières de l'Ecole Navale de la presqu'île qui forment la nuit un strass incomparable.  

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16:08 Publié dans Ma ville, Moi | Lien permanent | Commentaires (0)

04/05/2014

Je reviens dans mon blog...

     après un temps passé à préparer les travaux dans mon petit appart  et des soucis de santé, de livres à trier, de cahiers à lire, etc...

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19:45 Publié dans Ecrire, Moi | Lien permanent | Commentaires (0)

11/03/2014

2013, année du chat

chat lunettes.jpg   Ce Max me manque.  Je raconte mon année 2013, avec des mots et des sentiments.  Tout en pensant à demain.   Miaou ! 

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 La fin de l'hiver, puis le printemps furent "je ne sais pas". J'ai aimé l'été. Pour une fois, supporté la tiédeur, voire chaleur...

Donc, le premier septembre je commence un nouveau cahier-livre. J'y écris : "Vivre en état de gratitude est une magnifique forme de prière, ouverte à tous, à toutes." Pour commencer le cahier-livre avec positivité.

Le lendemain, je me plains de mes maux de tête, comme prise dans un étau. Devant.


La mémoire

Pour trouver le mot clé

il me faut le temps

Ah ! ma belle mémoire d'antan

Elle a fui ! Avec le temps !

le temps qu'il fait

le temps qui passe

l'été fût chaud

on se prélasse

mauvais pour moi.

Et certaines fois

je fatigue trop, trop.

 

Faut pas s'en faire !

Métro, boulot, dodo

c'est plus ma sphère

douceur de vivre, de lire

c'est un bon plan

pour ma décennie.

 

Il y a aussi... Ecrire

sur les souvenirs d'antan

L'important reste... la vie

sans trop penser, élucubrer

Soyons... vivants,

en toute intimité.

 

  • J'aime bien. Finalement., j'ai trouvé la solution : lire, écrire. Les solutions en fait.


Et puis, rendez-vous dans le blog avec « Les oies sont perchées » avec le chat. Manie du chat lorsque le beau temps était en vue. J'aimais beaucoup.

  • C'est juste après cette note que je m'aperçus que le chat avait du mal à monter sur sa chaise. Puis sur le canapé. Puis, le chat ne vint plus dans ma chambre le matin pour me réveiller, ni le soir pour me dire bonsoir. Pendant longtemps, le soir, j'entendais le grincement ou couinement de la porte de ma chambre. C'était le chat qui venait faire un tour parce que ma lumière était allumée et que je lisais. Il venait s'installer près de mes pieds. Puis, lorsque fatiguée j'éteignais la lumière tout en lui disant bonsoir, il descendait du lit et partait à pas feutrés vers son canapé dans le salon. Nouveau couinement.

  • Lorsque je m'aperçus de l'absence de grincement, ce fût un manque énorme. Aujourd'hui encore je guette le bruit. Je n'entends que des froissements d'anges et des larmoiements de félins qui ne sont plus. Combien de fois j'ai parlé à un bruit, une sensation de présence, une ombre légère qui miaulait de très loin. Mais quand vais-je lui parler ?  Plutôt que de parler à des murs.

  • Mignon tout ça. Ne reste que le souvenir. Et c'est beaucoup. 

30 septembre 2013 – Dernier jour du mois, youpee !

A l'époque, j'étais obnubilée par des soucis de toutes sortes. Surtout les projets de travaux (toujours pas fini en février 2014) suite à des dégâts des eaux. Il y a besoin de faire quelque chose et je suis préoccupée par ça. Mon chat est devenu accessoire. Je suis fatiguée et j'essaie de me passer d'endormisseur. Le matin, c'est vitamines. Avec tous ces soucis je ne me rendais pas compte pour la santé du chat. Ni pour la mienne non plus. Pourtant, je galopais comme un lapin, mais avec la canne.


Lundi 30 septembre 2013 je traduis mes soucis sous forme de poèmes, jouant avec les rimes, sans pieds.

Dernier jour du mois

Le matin ?

C'est bien !

Repris de la force

Ah ! La rime !

Rien ne me force

Pourtant la frime

c'est plutôt bien.

Le matin ?

J'aime bien.

N'est-ce pas mon bébé ?

Ah ! Petit déjeuner ?

Enlevé !

Demain y aura les sous

Faudra compter...

N'est-ce pas mon chou ?


      Cela me fait penser à la pub sur le calcium et un fromage blanc qui en procure. La nana (jeune) parle de sa mère qui a des problèmes d'os et manque de calcium et s'adresse au squelette d'un dinosaure énorme qui se trouve gratifié de « mon chou » ou « mon bébé ». J'adore ! Mais ils ont coupé depuis l'interpellation finale. Dommage. Oui, mais c'est cher pour les marchands de fromage blanc ces longues pubs.

 Vendredi 4 octobre. Il est 7h30. Fin du petit déjeuner (au lit). Le chat est près de mes pieds. Bonheur !

Lundi 14 octobre 2013. J'ai pris rendez-vous avec le Veto pour le chat. Mercredi.

J'ai fini par m'apercevoir que sa deuxième patte arrière (celle qui lui restait) ne fonctionnait plus (Elle devint molle de jour en jour) et j'ai constaté qu'il avait une grosseur au haut de la cuisse. Douloureuse. Le problème est énorme car il ne peut plus se servir de sa patte, et il se traîne, souvent, sur son arrière-train. Bizarre, bizarre. Le soir, il dort sur un oreiller par terre. Il a l'air d'apprécier. Un peu rassuré. Autrement, son regard est souvent vide, ou affolé. Il ne veut pas que je le touche.

 Mercredi 16 octobre.

Le taxi est arrivé à 11h pour aller chez le Veto. Il lui a fait deux piqûres pour adoucir cette grosseur. Anti-douleur et anti-inflammatoire, sans doute. Je suis rentrée avec le Tramway, le sac à chat au bout des doigts pesant lourdement encore. Le chauffeur du Tram allait partir lorsqu'il m'a vue. Il a attendu que je monte. Rare comme expérience. J'ai apprécié.

Et puis, commence la phase où Max va mieux, vraiment mieux. Il s'assoit à nouveau comme j'aime le voir. Il miaule s'il veut quelque chose. Et je le comprends.

J'ai compris que j'avais peu de temps pour profiter du chat. Le veto a trouvé qu'il avait une bonne tête et un beau poil. J'ai choisi de laisser faire la nature. Profitons l'un de l'autre, ai-je pensé.

Pour les travaux, j'ai demandé de me laisser un mois de décembre tranquille. Janvier, on verra pour la programmation des travaux.

J'ai eu raison.

Pendant une période le chat a dévoré ses croquettes. Jour et nuit, on entendait craquer du côté de ses gamelles. Puis un jour de fin novembre, il n'a bu que de l'eau. Pas mangé. J'ai laissé faire. La dernière semaine de sa vie, il n'a plus rien bu, je pense.

 

Un samedi matin, le premier de janvier, à 5 heures du matin il était encore vivant. Faible, mais vivant. A 7 heures, il était encore chaud, mais mort.

 J'ai pleuré plusieurs heures. Pour chacun de mes parents j'ai sombré dans une détresse profonde. Et pleuré sûrement. Tout ça le matin. Mais ils étaient morts, l'un avant minuit, et l'autre après minuit, pas la même année.

J'avais passé beaucoup de temps sur le canapé avec le chat dans la période de fin de vie. J'étais souvent assise et je l'attrapais par la peau du dos lorsqu'il venait miauler près de moi. Il ne devait pas avoir mal de cette façon-là. Autrement, il n'aimait pas que je le prenne par le corps. Pauvre chose.

Je le serrai doucement contre moi et je lui parlais. Il aimait bien mes conversations.  Enfin, je suppose. 

Et puis, il a beaucoup aimé les oiseaux. Les pigeons, surtout. Lorsqu'ils venaient s'installer au balconnet de la cuisine. Madame pigeonne a même pondu deux œufs, une année.  Je pensais que c'était une fille et un garçon. Et les œufs ont donné deux affreux bébés pigeons que Max et moi couvions du regard bien trop souvent.

Un jour, je suis partie sans fermer la porte fenêtre et j'ai retrouvé Max en train de surveiller sa basse-cour comme un baby-sitter sérieux. Calme et attentif. Pas eu peur. J'avais confiance en lui.


Finalement, il est mort à l'heure où j'ouvrais habituellement l'autre fenêtre côté sud dans le salon afin d'écouter le chant des oiseaux de février à... je ne sais. Si le temps est doux, les chanteurs ailés sont là comme j'ai raconté souvent. Certains ont des voix brillantes et généreuses, et d'autres des petites voix de choristes. C'est formidable. Je siffle souvent avec eux, mais, j'ai perdu mon entraînement ces derniers temps. Mon sifflet n'est plus  terrible. 

Pourtant, comme Prévert, j'aime les oiseaux. Enfin, pas les oiseaux en cage mais les oiseaux dans les arbres ou sous les toits. Il a écrit un ou deux poèmes, au moins, sur le sujet.  Faudra que je trouve mon livre "Paroles".  Quand je rangerai ma chambre (débarras ou "Emmaüs bis). Je trouverai. 

     L'année a passé vite et mal, avec des saisons inappropriées.  Eté plus chaud qu'à l'habitude, sans être très chaud.  Automne doux pour commencer et en tempête pour amorcer l'hiver tempête aussi et très pluvieux qui a été mortel pour nos articulations de vieux crabes.  Avec la mort du chat pour commencer l'année suivante.  

J'espère, juste, en une nouvelle année avec un appartement en changement. Dormir dans la grande pièce vers le sud, vers les jardins, la mer, les oiseaux. Peut-être verrais-je un chat se promener sur les vieux murs ?   Il y a beaucoup de chats du genre roux dans tous les quartiers.  Des durs-à-cuire semble-t-il. Mais si charmants. Je deviens gâteuse lorsque j'aperçois une pub avec des chats, télé ou paquet de croquettes destiné aux chattes chez ma fille. 

    Depuis ?    Je m'occupe de moi, de mes douleurs, de mon arthrose. C'est moins bien, je trouve.  J'avais l'impression que le chat avait des émanations qui adoucissaient mes douleurs.   Oui, mais il y a mes fleurs, plantées négligemment depuis novembre, qui fleurissent dans les jardinières.  C'est chouette, les fleurs.  Dans la fenêtre sud, il y aura les fleurs le matin, avec les oiseaux chanteurs, et la mer qui clignote au loin à l'horizon.  L'avenir sera peut-être enchanteur. Mais pas sans chanteurs.