18/05/2013
poésie de trottoir

Je suis sans ordinateur depuis un assez long moment, des problèmes de santé : mon ordi est mort, mais pas moi. Ouf !
J'ai lu plein de cahiers où j'avais écrit des textes, des petits poèmes... et j'ai retrouvé un petit poème libre gentillet et non partagé. Ce qui est rare chez moi.
Quelqu'un m'a dit de ne pas arrêter d'écrire et je me dois de continuer. Et, en plus, cela m'empêche d'enrager sur mon canapé tout en regardant mon bureau où était le PC qui marchait. Avant.
Et voilà.
Un jour que je marchais dans la rue Jean Jaures à Brest, j'ai vu entre le trottoir et la chaussée un petit bouquet très simple mais joli et qui commençait à faner. J'ai eu pitié, je dois dire. Mon coeur a battu pour lui. Il y avait des pâquerettes accompagnées de fleurs multicolores qui venait d'un champ ou bien d'un talus de campagne. Loin, quoi ! Drôle dans une ville comme Brest.
Petit bouquet
Petit bouquet
abandonné
sur la chaussée
se désséchait.
Petites fleurs
multicolores
courtes coupées
d'un noeud liées.
Joli bouquet
un peu fané
sur la chaussée
tout esseulé.
Petit enfant
imprudemment
l'avait laissé
sur le pavé.
Petit bouquet
très coloré
m'a regardé
désespéré.

Il est joli aussi celui-là. Non ?
10:06 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
11/04/2013
Chère flemme, comme tu as duré
Retour en février. J'ai un carnet chouette et j'y écris souvent, souvent. Donc, rien ne se perd.
J'ai pas trouvé mieux.
Depuis très longtemps j'apprécie plus particulièrement le mois de février, parce que c'est le mois où ça repart, oiseaux, fleurs...
Samedi 16 février 2013 (surprise du jour)
Ce matin 7 heures le réveil a modulé et le chat était prêt à réclamer sa petite assiette de pâtée dont il ne s'en passe pour rien au monde.
Je nourris le chat délicat et j'ai l'idée d'ouvrir la fenêtre et le volet côté Sud. Une immense symphonie m'a emplie les oreilles. Délicieusement. Les oiseaux sont revenus. Petits oiseaux chanteurs de février. En janvier, c'était le silence à cette heure. J'avais pensé, une certaine fois, siffler deux coups et quelques petits gazouillis avaient répondu. Par politesse, on aurait dit.
Depuis très longtemps j'aime le mois de février. Au début c'était pour les fleurs jaunes qui apparaissaient partout, puis, pour le chant des oiseaux.
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Des problèmes de santé ont suivi. Et beaucoup d'occupations chaque jour. Avec les rendez-vous chez des médecins, aussi. C'est hyper-dur de vieillir, non ? Le chat, je l'envie un peu. Il a des problèmes de vieillissement, mais il s'économise, il mange mieux depuis un an, et il paraît bien, très bien. Je l'envie.
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Recueilli des pensées de joie ou de sagesse (j'ai deux petits livrets dorés) et j'en ai copié certains :
Sagesse chinoise : "Ne craignez pas d'avancer lentement, craignez seulement de rester sur place."
Maurice Maeterlinck : 1862 - 1949)
" Avant tout, n'oublions jamais qu'un acte de bonté est en lui-même un acte de bonheur. C'est la fleur d'une longue vie intérieure de joie et de contentement, le reflet d'heures et de journées paisibles dans les sommets les plus ensoleillés de notre âme."
(sur la même page, qui est très petite, Sénèque résume la joie : LA VRAIE JOIE EST SEREINE.
Je dois avouer que j'ai eu une grosse flemme de taper sur le clavier pour y mettre des textes. Je suis contente d'avoir réussi à entrer dans mon blog. Je ferai mieux prochaînement, avec tous les livres que j'ai pu lire, avec France Loisirs et les autres que j'ai retrouvé chez moi. Il y en a que j'adore. Je lis au moins deux en même temps, ou chacun son tour. Un bout par ci, un bout par là. Patience !
Le chat est un exemple
Les oiseaux aussi. (bon, j'ai perdu certaines de mes images)
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11/03/2013
Un petit tour dans le passé

Vieille photo illustrant le passé. Deux chats derrière une vieille fenêtre dans la maison de mes parents. La fenêtre fut remplacée plus tard par une fenêtre moderne. Je m'en suis souvenue très récemment. Je voyais encore les ouvriers faire le travail.
Anecdote d'aujourd'hui : Le chat (à trois pattes) a voulu se percher sur mon foie ou ma vésicule ce matin très tôt alors que je lisais ou que je m'apprêtais à écrire. Je n'ai pas supporté. Adieu le chat. Trop lourd !
France Loisirs c'était vendredi. J'ai attaqué le dernier Lenoir "L'âme du monde" (qui est Dieu pour certains). Je note le titre thibétain "Rinpoché" qui veut dire "très précieux". Je ne savais pas. Voilà c'est fait. La suite dans un prochain numéro.
Le chat est revenu et s'est positionné sur un meilleur endroit. Il semble léger, léger, et il donne chaud. Malgré ça, j'ai l'impression d'avoir la crève. Je remets à demain les sorties prévues aujourd'hui. Normal.
Puis, j'ai trouvé par hasard mon très vieux cahier de taille normale mais avec une couverture de carton dur. Ecrit mon enfance en 1984 à 42 ans. Les souvenirs étaient vivaces mais d'autres détails sont arrivés par la suite. Depuis longtemps je savais qu'il fallait atteindre la quarantaine pour apprécier la maman de notre enfance. Enfin, pour certaines filles. Elles ne sont pas toutes...
A l'envers du cahier j'ai écrit des trucs. Le désir d'écrire sur la vie de ma mère. Enfance, ses parents etc... Mes quelques pages écrites semblent dater.
Puis, le 7 décembre 1995 je parle d'un livre lu avec mes commentaires perso qui m'éclairent un peu et que je trouve bizarres parce que c'est l'inverse de ce que je dirais de ces dernières années. Le physique pas terrible et le cerveau plus costaud. Quand l'irrigation se fait bien. Sinon Gincko...
"Je pense, bien sûr, à maman, sa maladie. Moi, je suis en bonne santé physique mais un moral si chancelant parfois. Le corps va plutôt bien, mais la tête ? J'ai une assez bonne mémoire : j'arrive à travailler. Mais, j'ai si peu de confiance dans les autres. Cela me mine. Et j'ai tort. Faire confiance ça fait chaud au coeur. Et la personne qui reçoit notre confiance fera l'impossible pour la mériter. (J'imaginais. Je crois rêver.)
Dans le vieux livre lu, la scène des poupées de chiffons qui regardaient au travers d'une vitre dégoulinante de pluie (comme des larmes), j'ai bien aimé. Il y a des lieux où l'on passe qui sont pittoresques - il y a des objets exposés aux fenêtres qui nous parlent en silence. Dans la rue Malherbe il y a une poupée en chiffons à une fenêtre. Je la regarde chaque fois, et je trouve sa vue agréable. (Sa vie aussi.)
Parlé de Noël à midi avec R. et MT. J'y ai réfléchi plus tard dans l'après-midi. Je préférerais Molène - Depuis que je connais Jeanne la soeur de François. Un petit coin à Molène. La chaleur de cette femme. Elle a un fils qui ne vient pas la voir. Comme moi j'ai une fille qui ne veut plus me voir.
- Suivent plein de pages blanches (que je compte bien remplir).
Mes commentaires d'aujourd'hui : Janvier 2013 - 18 ans après, rebelote. Pas de fille qui veut me voir. Cela pourrait être bien pire.
Et puis, le livre de Frédéric Lenoir me plaît bien. Son petit traité que j'ai prêté m'avait bercée d'une douceur infinie. Il me manque, mais lorsqu'il me reviendra je le prêterai à quelqu'un d'autre. Quelqu'une. Il m'avait fait beaucoup de bien.
Le chat vous salue bien. A plus.
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