11/03/2014

2013, année du chat

chat lunettes.jpg   Ce Max me manque.  Je raconte mon année 2013, avec des mots et des sentiments.  Tout en pensant à demain.   Miaou ! 

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 La fin de l'hiver, puis le printemps furent "je ne sais pas". J'ai aimé l'été. Pour une fois, supporté la tiédeur, voire chaleur...

Donc, le premier septembre je commence un nouveau cahier-livre. J'y écris : "Vivre en état de gratitude est une magnifique forme de prière, ouverte à tous, à toutes." Pour commencer le cahier-livre avec positivité.

Le lendemain, je me plains de mes maux de tête, comme prise dans un étau. Devant.


La mémoire

Pour trouver le mot clé

il me faut le temps

Ah ! ma belle mémoire d'antan

Elle a fui ! Avec le temps !

le temps qu'il fait

le temps qui passe

l'été fût chaud

on se prélasse

mauvais pour moi.

Et certaines fois

je fatigue trop, trop.

 

Faut pas s'en faire !

Métro, boulot, dodo

c'est plus ma sphère

douceur de vivre, de lire

c'est un bon plan

pour ma décennie.

 

Il y a aussi... Ecrire

sur les souvenirs d'antan

L'important reste... la vie

sans trop penser, élucubrer

Soyons... vivants,

en toute intimité.

 

  • J'aime bien. Finalement., j'ai trouvé la solution : lire, écrire. Les solutions en fait.


Et puis, rendez-vous dans le blog avec « Les oies sont perchées » avec le chat. Manie du chat lorsque le beau temps était en vue. J'aimais beaucoup.

  • C'est juste après cette note que je m'aperçus que le chat avait du mal à monter sur sa chaise. Puis sur le canapé. Puis, le chat ne vint plus dans ma chambre le matin pour me réveiller, ni le soir pour me dire bonsoir. Pendant longtemps, le soir, j'entendais le grincement ou couinement de la porte de ma chambre. C'était le chat qui venait faire un tour parce que ma lumière était allumée et que je lisais. Il venait s'installer près de mes pieds. Puis, lorsque fatiguée j'éteignais la lumière tout en lui disant bonsoir, il descendait du lit et partait à pas feutrés vers son canapé dans le salon. Nouveau couinement.

  • Lorsque je m'aperçus de l'absence de grincement, ce fût un manque énorme. Aujourd'hui encore je guette le bruit. Je n'entends que des froissements d'anges et des larmoiements de félins qui ne sont plus. Combien de fois j'ai parlé à un bruit, une sensation de présence, une ombre légère qui miaulait de très loin. Mais quand vais-je lui parler ?  Plutôt que de parler à des murs.

  • Mignon tout ça. Ne reste que le souvenir. Et c'est beaucoup. 

30 septembre 2013 – Dernier jour du mois, youpee !

A l'époque, j'étais obnubilée par des soucis de toutes sortes. Surtout les projets de travaux (toujours pas fini en février 2014) suite à des dégâts des eaux. Il y a besoin de faire quelque chose et je suis préoccupée par ça. Mon chat est devenu accessoire. Je suis fatiguée et j'essaie de me passer d'endormisseur. Le matin, c'est vitamines. Avec tous ces soucis je ne me rendais pas compte pour la santé du chat. Ni pour la mienne non plus. Pourtant, je galopais comme un lapin, mais avec la canne.


Lundi 30 septembre 2013 je traduis mes soucis sous forme de poèmes, jouant avec les rimes, sans pieds.

Dernier jour du mois

Le matin ?

C'est bien !

Repris de la force

Ah ! La rime !

Rien ne me force

Pourtant la frime

c'est plutôt bien.

Le matin ?

J'aime bien.

N'est-ce pas mon bébé ?

Ah ! Petit déjeuner ?

Enlevé !

Demain y aura les sous

Faudra compter...

N'est-ce pas mon chou ?


      Cela me fait penser à la pub sur le calcium et un fromage blanc qui en procure. La nana (jeune) parle de sa mère qui a des problèmes d'os et manque de calcium et s'adresse au squelette d'un dinosaure énorme qui se trouve gratifié de « mon chou » ou « mon bébé ». J'adore ! Mais ils ont coupé depuis l'interpellation finale. Dommage. Oui, mais c'est cher pour les marchands de fromage blanc ces longues pubs.

 Vendredi 4 octobre. Il est 7h30. Fin du petit déjeuner (au lit). Le chat est près de mes pieds. Bonheur !

Lundi 14 octobre 2013. J'ai pris rendez-vous avec le Veto pour le chat. Mercredi.

J'ai fini par m'apercevoir que sa deuxième patte arrière (celle qui lui restait) ne fonctionnait plus (Elle devint molle de jour en jour) et j'ai constaté qu'il avait une grosseur au haut de la cuisse. Douloureuse. Le problème est énorme car il ne peut plus se servir de sa patte, et il se traîne, souvent, sur son arrière-train. Bizarre, bizarre. Le soir, il dort sur un oreiller par terre. Il a l'air d'apprécier. Un peu rassuré. Autrement, son regard est souvent vide, ou affolé. Il ne veut pas que je le touche.

 Mercredi 16 octobre.

Le taxi est arrivé à 11h pour aller chez le Veto. Il lui a fait deux piqûres pour adoucir cette grosseur. Anti-douleur et anti-inflammatoire, sans doute. Je suis rentrée avec le Tramway, le sac à chat au bout des doigts pesant lourdement encore. Le chauffeur du Tram allait partir lorsqu'il m'a vue. Il a attendu que je monte. Rare comme expérience. J'ai apprécié.

Et puis, commence la phase où Max va mieux, vraiment mieux. Il s'assoit à nouveau comme j'aime le voir. Il miaule s'il veut quelque chose. Et je le comprends.

J'ai compris que j'avais peu de temps pour profiter du chat. Le veto a trouvé qu'il avait une bonne tête et un beau poil. J'ai choisi de laisser faire la nature. Profitons l'un de l'autre, ai-je pensé.

Pour les travaux, j'ai demandé de me laisser un mois de décembre tranquille. Janvier, on verra pour la programmation des travaux.

J'ai eu raison.

Pendant une période le chat a dévoré ses croquettes. Jour et nuit, on entendait craquer du côté de ses gamelles. Puis un jour de fin novembre, il n'a bu que de l'eau. Pas mangé. J'ai laissé faire. La dernière semaine de sa vie, il n'a plus rien bu, je pense.

 

Un samedi matin, le premier de janvier, à 5 heures du matin il était encore vivant. Faible, mais vivant. A 7 heures, il était encore chaud, mais mort.

 J'ai pleuré plusieurs heures. Pour chacun de mes parents j'ai sombré dans une détresse profonde. Et pleuré sûrement. Tout ça le matin. Mais ils étaient morts, l'un avant minuit, et l'autre après minuit, pas la même année.

J'avais passé beaucoup de temps sur le canapé avec le chat dans la période de fin de vie. J'étais souvent assise et je l'attrapais par la peau du dos lorsqu'il venait miauler près de moi. Il ne devait pas avoir mal de cette façon-là. Autrement, il n'aimait pas que je le prenne par le corps. Pauvre chose.

Je le serrai doucement contre moi et je lui parlais. Il aimait bien mes conversations.  Enfin, je suppose. 

Et puis, il a beaucoup aimé les oiseaux. Les pigeons, surtout. Lorsqu'ils venaient s'installer au balconnet de la cuisine. Madame pigeonne a même pondu deux œufs, une année.  Je pensais que c'était une fille et un garçon. Et les œufs ont donné deux affreux bébés pigeons que Max et moi couvions du regard bien trop souvent.

Un jour, je suis partie sans fermer la porte fenêtre et j'ai retrouvé Max en train de surveiller sa basse-cour comme un baby-sitter sérieux. Calme et attentif. Pas eu peur. J'avais confiance en lui.


Finalement, il est mort à l'heure où j'ouvrais habituellement l'autre fenêtre côté sud dans le salon afin d'écouter le chant des oiseaux de février à... je ne sais. Si le temps est doux, les chanteurs ailés sont là comme j'ai raconté souvent. Certains ont des voix brillantes et généreuses, et d'autres des petites voix de choristes. C'est formidable. Je siffle souvent avec eux, mais, j'ai perdu mon entraînement ces derniers temps. Mon sifflet n'est plus  terrible. 

Pourtant, comme Prévert, j'aime les oiseaux. Enfin, pas les oiseaux en cage mais les oiseaux dans les arbres ou sous les toits. Il a écrit un ou deux poèmes, au moins, sur le sujet.  Faudra que je trouve mon livre "Paroles".  Quand je rangerai ma chambre (débarras ou "Emmaüs bis). Je trouverai. 

     L'année a passé vite et mal, avec des saisons inappropriées.  Eté plus chaud qu'à l'habitude, sans être très chaud.  Automne doux pour commencer et en tempête pour amorcer l'hiver tempête aussi et très pluvieux qui a été mortel pour nos articulations de vieux crabes.  Avec la mort du chat pour commencer l'année suivante.  

J'espère, juste, en une nouvelle année avec un appartement en changement. Dormir dans la grande pièce vers le sud, vers les jardins, la mer, les oiseaux. Peut-être verrais-je un chat se promener sur les vieux murs ?   Il y a beaucoup de chats du genre roux dans tous les quartiers.  Des durs-à-cuire semble-t-il. Mais si charmants. Je deviens gâteuse lorsque j'aperçois une pub avec des chats, télé ou paquet de croquettes destiné aux chattes chez ma fille. 

    Depuis ?    Je m'occupe de moi, de mes douleurs, de mon arthrose. C'est moins bien, je trouve.  J'avais l'impression que le chat avait des émanations qui adoucissaient mes douleurs.   Oui, mais il y a mes fleurs, plantées négligemment depuis novembre, qui fleurissent dans les jardinières.  C'est chouette, les fleurs.  Dans la fenêtre sud, il y aura les fleurs le matin, avec les oiseaux chanteurs, et la mer qui clignote au loin à l'horizon.  L'avenir sera peut-être enchanteur. Mais pas sans chanteurs.  

 

 

 

25/02/2014

Que veux-tu faire quand tu seras grand ?

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 Histoire vraie 

 

 

 Que voudrais-tu faire quand tu seras grand? 

 

 Une mère de 26 ans était très pensive en regardant son fils qui se mourait de leucémie terminale. 

 Même si son coeur était abattu par la tristesse, elle conservait un grand sens de détermination. 

 

 Comme toutes les mères elle souhaitait que son fils croisse et réalise tous ses rêves. 

 

 Mais maintenant cela n'était plus possible pour son fils. 

 La leucémie ne le lui permettrait pas. Mais même ainsi, elle voulait que les rêves de son fils se réalisent. 

 Elle prit la main de son fils et lui demanda: "Billy, as-tu déjà pensé à ce que tu aimerais être quand tu grandiras?.

 

 As-tu rêvé et pensé parfois à ce que tu ferais de ta vie?" 

 

 "Maman, j'ai toujours voulu être un pompier quand je serais grand."

 

 La mère sourit et dit: "Voyons si nous pouvons faire de ton rêve une réalité." 

 

 Plus tard ce jour-là, elle se rendit au Poste de Pompiers de Phoenix, Arizona. Là elle connût le Pompier Bob, un homme avec un coeur grand comme Phoenix. Elle lui expliqua le dernier désir de son fils et lui demanda s'il était possible de donner a son fils de six ans une promenade autour du carré de maisons dans un camion de pompiers. 

 

 Le Pompier Bob dit: "Voyez madame, nous pouvons faire quelque chose de mieux que cela. 

 

 Que votre fils soit prêt mercredi, à sept heures du matin exactement et nous le ferons  'Pompier Honoraire' durant toute la journée. Il peut venir ici à la station avec nous, manger avec nous, sortir avec nous quand nous recevrons des appels pour incendies sur tout notre territoire. 

 

 Et si vous nous donnez ses mesures, nous aurons pour lui un véritable uniforme de pompier avec un vrai chapeau qui portera l'emblème de la Station de Pompiers de Phoenix, non pas un jouet, mais l'emblème jaune que nous portons et il aura aussi ses bottes de caoutchouc.

 

 Tout cela est fait ici à Phoenix, ainsi ce sera facile de l'avoir assez rapidement." 

 

 Trois jours plus tard le Pompier Bob alla chercher Billy,il lui mit son uniforme de pompieret il le conduisit de son lit d'hôpital jusqu'au camion-pompe. 

 

 Billy dût s'asseoir à l'arrière du camion et aider à conduire durant le trajet de retour à la station.

 

 Il se croyait au ciel il y eut trois appels ce jour-là à Phoenix et Billy a dû sortir pour les trois. Il y alla dans trois camions différents. Il est revenu dans le mini-bus paramédical et aussi dans l'auto du Chef des Pompiers. 

 

 Ils filmèrent l'évènement pour les nouvelles locales de la télévision. Ayant réalisé son rêve et avec tout l'amour et l'attention qui lui furent donnés, Billy fut touché si profondément qu'il réussit a vivre trois mois de plus que ce dont n'importe quel médecin pensait qu'il vivrait. Une nuit, tous les signes vitaux commencèrent à faiblir de façon dramatique et l'infirmier en chef, qui croyait dans l'idée hospitalière que personne ne doit mourir étant seul, commença à appeler les membres de la famille pour qu'ils viennent à l'hôpital. 

 

 Ensuite, il se souvint du jour que Billy avait vécu comme s'il était un pompier et il appela le Chef de la Station et lui demanda si c'était possible qu'il envoie à l'hôpital  "un pompier" en uniforme pour qu'il soit avec Billy quand il rendrait l'âme. 

 Et le Chef lui dit: "Nous ferons quelque chose de mieux,nous serons là dans cinq minutes. Vous pouvez me faire une faveur?

 Quand vous entendrez sonner les sirènes et verrez clignoter les lumières, avertissez dans les haut-parleurs qu'il n'y a pas d'incendie, mais que le Département des Pompiers vient visiter une fois de plus un de ses plus importants membres. Et s'il vous plaît ouvrez la fenêtre de sa chambre." 

 

 Cinq minutes plus tard, un camion de pompier arriva à l'hôpital avec un crochet et un escalier télescopique qui se levèrent jusqu'au troisième étage où était la fenêtre ouverte de la chambre de Billy et"16 pompiers" montèrent dans la chambre de Billy. Avec la permission de sa maman, chacun d'eux l'embrassa et le berça lui disant qu'il l'aimait. 

 

 Billy regarda le Chef des Pompiers et de sa voix d'agonisant lui demanda: 

 "CHEF, SUIS-JE MAINTENANT UN VRAI POMPIER?" 

 Le chef lui répondit: "OUI BILLY, TU L'ES."

 

 A ces mots Billy sourit et ferma les yeux pour la dernière fois.

 

 

- Moi,  j'ai eu les yeux mouillés par cette histoire émouvante.  J'ai trouvé la photo dans Internet et le petit homme est super dans son uniforme de pompier.  J'avais eu l'histoire par un groupe d'amis dans Skipe. Merci à toutes les larmes qui ont coulé en pensant à Billy.  Tendresse, sûrement. Plein de gens savent que nous le reverrons un jour. 

 

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20/02/2014

2013 est fini, le chat aussi

Photo de moi 6.png       Et je reste des heures à écouter...  le vent.  Faut bien, il n'y a guère que ça à écouter chez soi.  Sauf si on ouvre la fenêtre très tôt le matin, il y a les oiseaux. Il semble qu'ils se cachent sous les gouttières et ils sifflent à qui mieux mieux.  Le chef de chorale des oiseaux ne semble pas là.  Seuls les choeurs sont là à célébrer la nouvelle année. 

 

   Je ne sais plus de quand date la dernière note, mais le chat est mort le 4 janvier dernier. Un samedi matin entre 5 et 7 heures. Je ne savais pas que le véto était ouvert le samedi et j'ai gardé le petit corps maigre sans vie tout le week-end. Ce fût très triste.

 Le lundi, j'ai porté le sac à chat sur l'épaule et espéré que personne ne demande, dans le Tram, ce qu'il y avait dans le sac. Personne n'a demandé, contrairement aux autres fois. 

 Et puis, le départ du chat m'a donné le feu vert pour entamer le rangement avant travaux sans m'inquiéter de "comment va réagir le chat ?"  J'avais des soucis, car comme chacun sait, les chats n'aiment pas que l'on dérange les choses dans une maison ou un appart.  Il est bien tranquille dans mes souvenirs et au creux de tous mes poèmes.  Seize ans avec un chat, c'est beaucoup. Une belle vie de chat. Peut-être y-a-t-il un paradis spécial pour les chats ?  

  Du coup, j'ai décidé de réorganiser l'appart autrement. De ne pas déménager encore mais de profiter du soleil du sud-ouest et du rayon matinal du nord-est.  La chambre devient dressing-bureau et le séjour chambre chaleureuse et sympa. Fini les grands et gros meubles sombres et encombrants. Je veux pouvoir pousser seule les meubles que j'ai gardés ou que j'achèterai.  La jolie table ronde de la cuisine sera près de la fenêtre du salon pour manger ou écrire en regardant les toits, la mer et le grand ciel qui se trouve dans mes poèmes dédiés à mon  quartier.  J'ai juste du mal à marcher dans les rues qui mènent au quai du Tram.  Ces rues qui montent moins qu'à San Francisco mais qui montent trop pour moi.  Quelqu'un en a parlé dans un journal de la ville avec sa photo de la côte du grand Turc (je crois). Cette rue que je connais, que j'ai gravie à différents âges. Aujourd'hui c'est inutile. Plein de bus, après le Tram, en partant du haut de la rue Jaurès.   Le cimetière où reposent mes parents me mène à traverser la ville jusqu'à Recouvrance. Et puis, je dormirai dans le salon dans mon petit lit genre canapé simple sur fond de bois. Comme les ados. 

Aujourd'hui, j'ai envie de raconter mes parents, ma famille, d'imaginer mes grand-parents et de les raconter par lieu, leur caractère, leurs qualités, ce qu'ils nous ont légué de bien dans nos caractères. Les défauts sont des qualités à l'excès.  Il y a du bon dedans, finalement. Faut voir ça comme ça.  

Et puis, lire, écrire, cela occupe. Tant que j'arrive à taper sur mon clavier...  tout va bien. 

Mes petits poèmes simples, même si je me répète :  

 

Problème d'eau ? 

c'est fini 

Moral à zéro 

à l'infini 

La nuit sans repos... 

le sommeil fuit 

Trop mal au dos 

sans répit, 

ce soir au chaud 

Bonne nuit

 

Petite fille, dodo ! 

Dors, dors, sans bruit. 

 

Dormir sans bruit, c'est vite dit. Je me suis surprise à ronflotter, très récemment.  Je ne sais pas ce qu'a mon nez.  Le chat savait dormir la nuit dans la pièce où je n'étais pas. Il ne pouvait pas supporter le bruit que je faisais.  Probable.

  Je recommande ma note "Il va faire beau, les oies sont perchées."   En fait mon oie c'était mon chat. Je dois écrire son histoire mais la sainte flemme...   Quand mes meubles retrouveront leur utilisation idéale, je pourrai la faire.  

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 Maintenant, désolée,  ici le chat c'est moi.  Que j'aime les chats gris, tigrés, ou les chartreux... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21/12/2013

Nouvelles du chat 2013

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Le chat repose dans la main de sa moman

Ecrit dans mon journal :  (en prévision d'un mail pour le vétérinaire - et pourquoi pas ? )

   Changement étonnant :  ce matin très tôt il est venu me voir aux toilettes. Il ne le faisait plus depuis longtemps. Pourtant, c'est l'habitude de plein de chats si je me souviens des commentaires de mes copines de mon premier blog il y a 8 ans.  (le vétérinaire sait qu'il n'a plus de patte arrière droite, et que celle de gauche est morte depuis quelques mois - lorsqu'on le voit marcher et qu'il est de dos, on dirait  une limace qui se dandine -  oui je suis dure, je sais?. )  Il a tenté d'ouvrir la porte avec une de ses pattes avant après avoir miaulé. C'est comme s'il voulait dire : "Je suis là. Besoin de toi."  C'est vrai qu'il devient difficile pour la nourriture et que je dois m'occuper de sa litière plus souvent qu'avant, sinon il fait grève et s'allonge devant la litière en me jetant des regards éplorés.

   J'ai ouvert les volets roulants du Sud et allumé sa petite lumière. Il était très tôt et dehors c'était sombre.

   Le soir lorsque je vais au lit, il campe sur la couverture que je mets sur le canapé et comme il sait descendre (pas monter)  je le retrouve au matin sur sa couchette au sol derrière le canapé.

   En fait, il y a quelques semaines j'ai eu l'idée de le mettre à côté de moi sur le canapé en l'attrapant par la peau du dos. Un peu sauvagement, certes, mais très efficace.  Depuis, il vient pour que je le fasse lorsqu'il a envie de venir sur le canapé. Il aime bien. C'était son canapé avant que son état physique empire.  Pour me faire pardonner je lui fais plein de câlins et je lui dis des mots tendres.  Il n'hésite pas à venir, avec son air qui sait me faire comprendre, se rapproche timidement et hop je l'attrape pour le monter près de moi.  Je suis souvent assise ou allongée pour des raisons de mal de dos, aussi. Nous faisons un fameux couple. Quand je ne suis pas assise devant mon ordi posé sur un bureau, entre la télé et le canapé.

   Pour la nourriture je me suis créé un esclavage depuis que j'ai eu l'idée de lui donner du blanc de poulet cru et tendre.  Il a adoré.  Depuis, il bloque sur les croquettes et les petites pâtées que je lui donnais de plus en plus au compte goutte parce qu'il ne mangeait pas grand chose. Désespoir chez moi. Après une période où il passait beaucoup de temps avec ses croquettes.  Jour et nuit. 

En fait, ce jour-là, j'étais en train de mettre des blancs de poulet dans des sachets conservation pour le congélateur et j'ai eu l'idée lumineuse de lui donner des petits bouts de viande crue. J'avais appris que c'était bon pour les grands malades (Cancer en rémission...) Il a dévoré. Belle vision pour moi que de voir cette tendre bête manger goulument ces morceaux de viande presque divine.

    Autrement, lorsque nous sommes côte à côte sur le canapé, je le prends plus près de moi, contre moi, et je lui parle :  "Tu as chaud, c'est bien".  Puis je le caresse sur la tête, le cou, toute la ligne du dos avec ses aspérités et sa peau devenue fine qui laisse imaginer la pauvre carcasse d'un chat de presque 16 ans.  80 ans d'âge humain, si on calcule.  Mots tendres, caresses, qu'est-ce que çà lui fait du bien !

    Il a énormément changé. Je pense, parfois, qu'il peut vivre encore comme ça, dans la mesure où il se manifeste et que je comprends ce qu'il veut.  Jusqu'au jour où je le trouverai... Je n'imagine même pas. Je ne veux pas l'imaginer.

Je suis tellement isolée que, nous deux, nous sommes deux vieux compagnons pleins de tendresse. Les autres... ne nous aident guère.

 Pourquoi prendrais-je une décision irrémédiable qui s'appelle 

                                                                       EUTHANASIE  !  

(Je ne dis pas que je n'y ai pas pensé. Mais...)

 

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 Un jour gris...

 

 

 

 

 Il fait bonne figure. Il vit.

 

 

Il se repose, se repose...  souvent.

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