26.02.2008

Cinéma et fables

Lassée de l'actualité, et de cris de commères de tous bords, je me complais à voir des films. J'ai vu "Paris" de Cédric Klapish et j'attends avec impatience "Bienvenue chez les Chtis". Et même certains films américains qui vont bien me détendre. J'en parlerai dans une autre note.

9b0c54e7ff0f3f212c5a359b3e30da1b.jpg

Et voici une fable :
Ne pas confondre avec des faits existants ou ayant existé. Quoique... Quoique...
Nous sommes tous des grenouilles. Quelque part...

7ec00ebb9021c08fa23dc6a4a5bb9e2a.jpg



Les grenouilles se lassant
De l'état démocratique,
Par leurs clameurs firent tant
Que Jupin les soumit au pouvoir monarchique.
Il leur tomba du ciel un roi tout pacifique;
Ce roi fit toutefois un tel bruit en tombant,
Que la gent marécageuse,
Gent fort sotte et fort peureuse,
S'alla cacher sous les eaux,
Dans les joncs, dans les roseaux,
Dans les trous du marécage,
Sans oser de longtemps regarder au visage
Celui qu'elles croyaient être un géant nouveau.
Or c'était un soliveau,
De qui la gravité fit peur à la première
Qui, de le voir s'aventurant,
Osa bien quitter sa tanière.
Elle approcha, mais en tremblant;
Une autre la suivit, une autre en fit autant.
Il en vint une fourmilière;
Et leur troupe à la fin se rendit familière
Jusqu'à sauter sur l'épaule du roi.
Le bon sire le souffre, et se tient toujours coi.
Jupin en a bientôt la cervelle rompue;
"Donnez-nous, dit ce peuple, un roi qui se remue."
Le monarque des dieux leur envoie une grue,
Qui les croque, qui les tue,
Qui les gobe à son plaisir;
Et grenouilles de se plaindre,
Et Jupin de leur dire : "Eh quoi ? votre désir
A ses lois croit-il nous astreindre ?
Vous avez dû premièrement
Garder votre gouvernement;
Mais, ne l'ayant pas fait, il vous devait suffire
Que votre premier roi fût débonnaire et doux
De celui-ci contentez-vous,
De peur d'en rencontrer un pire."

Jean de La Fontaine

Arrêtons de coasser, de peur d'en rencontrer un pire.


Faudra que j'essaie de réécrire la fable en style populaire avec argot et Cie. J'ai fait une fois, et depuis... rien. C'était drôle. Oui, oui.

A suivre... 689064b978eb7ad03c3cf42fd22954b7.jpg Je suis une mignonne grenouille sans voix.

16.02.2008

La France serait-elle ingouvernable ?

Ceci est un Edito écrit par un Président d'association de poésie et d'art à la fin 2006. C'est presque vieux. Aujourd'hui c'est un peu comme ça, même pire. Je ne veux pas faire de commentaire supplémentaire de peur que l'on ne me traite de "triste" comme une certaine fois.

2f4f8f00d6ca3f3a4991486fe32b09aa.jpg


Notre belle France, notre terre natale, notre patrie n'est plus douce. Elle est peuplée de 62 millions d'habitants, soit, apparemment, autant de sujets de mécontentement. Mis à part peut-être les nourrissons qui tètent encore leur mère et les seniors qui préfèrent ne se souvenir de rien.

Les jeunes refusent les règles communes, contestent tout, protestent avant même de chercher à comprendre. Alors, quel avenir pour cette France que j'ai connue dynamique, pleine d'allant, optimiste et fière ?

Contrairement à ce que voudraient faire croire d'aucuns, l'horizon n'est pas bouché. Il y a encore des rêves et des espoirs au-delà des courtes vues. Mais que les oiseaux de mauvais augure cessent de dénigrer tout et n'importe quoi, de refuser tout changement, de camper sur leurs acquis et leur petit confort.

Qu'ils fassent comme "nos" humoristes (ceux de l'association) : prendre la vie à la blague, au lieu de cultiver la sinistrose et le bras de fer permanent. Car il y aura des pots cassés à payer. Et qui d'ailleurs les paiera ? Je vous le demande...

Faudrait que les "Français" réfléchissent avant d'agir n'importe comment, c'est-à-dire en tort et de travers, et qu'ils tournent sept fois leur langue dans leur bouche, avant de parler n'importe comment, c'est-à-dire par borborygmes.


d4e8067ee4aa4d037d2b7eac1beefdf4.jpg


Je pense poster des textes plus courts. Voilà, quoi ! Si quelqu'un me lit. Ohé du bateau ! J'espère que j'prends pas l'eau ! Oh, ho, hoho !

b8a0bbbb65500ee2550d41a8653ab3fd.gif
J'men fous, je crois au père Noël !

08.08.2007

Tintin fait des siennes

medium_Tintin.jpg
L'album "Tintin au Congo" est remis en question à cause de son racisme sous-jacent.

J'ai découvert la petite info (dans le Télégramme d'aujourd'hui) avec photo annonçant l'article sur la première page du journal. J'attendais à la caisse d'une petite supérette de mon quartier. J'ai souri, puis j'ai hoquetté à la place de ricaner qui aurait été peu poli. J'ai regardé la petite dame qui était avant moi. Vu son air égaré je n'ai rien dit. Souri seulement. Mais j'étais drôlement hilare. J'avais juste idée que c'était ridicule comme idée.

Rentrée chez moi, j'ai lu le journal plus sérieusement que ce matin où j'avais à faire dehors et très tôt. J'avais regardé vite fait, et vu particulièrement l'institutrice dans l'espace et l'Air du temps de Michèle Fitoussi. J'avais pas vu l'article sur la Belgique avec "Tintin au Congo". Où avais-je la tête ?
medium_Tintin_2.jpg

Je retiens surtout : L'enquête n'en est qu'à ses prémices, le juge d'instruction Michel Claise n'ayant pas encore décidé si la plainte était recevable.
Très heureux. J'aimerais que pour de très vieux livres il y ait prescription au bout de... je ne sais pas. Cinquante ans ?
Cela me donne envie de me précipiter chez Dialogues pour acheter un exemplaire. Je n'ai jamais trouvé Tintin très... raciste ou quoi que ce soit d'autre. Je n'en reviens pas. Le ridicule ne tue pas, je dis souvent. La preuve, je suis toujours là. Et d'autres que je connais.

J'espère très fort que ça s'arrangera.


Tintin au Congo sur Internet
Cette fois-ci, Tintin est envoyé au Congo, la grande colonie belge de l'époque. Une suite de péripéties l'amènent au royaume des Babaoro'm, où il devient le sorcier attitré. Par un jeu de circonstances, il se retrouve confronté à une bande de gangsters affiliés à Al Capone, qui veut contrôler la production de diamants au Congo. Naturellement, il réussit à les arrêter et quitte le Congo peu après, nous apprenant sa prochaine destination: l'Amérique.
La première version en noir et blanc fut publiée en 1931. L'album fut redessiné en couleurs en 1946, Hergé en profita pour enlever certains détails un peu trop colonialistes. Cependant, l'album connut une période de disgrâce durant de longues années et ce n'est que vers 1970 que l'on commença à le retrouver plus fréquemment sur les tablettes.

02.05.2007

En ce moment, tout m'énerve

medium_enerve.12.jpg Je pense que la France est divisée en deux, sans grande intelligence de ma part, et dans mon quotidien je refuse la discussion sur la politique et je finis par me demander où je me situe. Gauche ? Droite ?

Mon père, qui était un homme très sage, me disait parfois qu'il avait le cœur à gauche et la raison à droite. Il était artisan et regardait d'un bon oeil la SFIO (ancien PS). Il suivait de près Pierre Poujade aussi qui défendait les commerçants et artisans. Intéressant.
Mon père m'a appris à ne pas être raciste. Il ne l'était pas. A ne pas faire de différence avec les gens selon leur classe sociale. Il avait un ami musulman (que nous appelions Tonton - Ce n'était pas un mythe errant, lui) et avait de bonnes relations avec des gens gradés dans la marine (Brest, forcément) mais aussi, il avait un ami de condition très pauvre. Très très pauvre.

Alors, que faire ? C'est vrai que j'ai autour de moi des personnes aux revenus très modestes, au dessous du seuil de la pauvreté, et cela me navre. Bien sûr, elles espèrent en Ségolène Royal. Et j'espère qu'elles ne seront pas déçues. Pour elles. En même temps, je crois en la vertu du travail et que la France pourrait mieux s'activer, soit dans une profession, soit dans du bénévolat. Je me sens bien paresseuse en ce moment. Je suis retraitée et je crains de me lancer dans des activités trop nombreuses. Alors, je freine.

J'ai lu tous les articles sur les candidats ce matin dans le journal. Une phrase m'a frappée (je ne critique pas la journaliste qui en est l'auteur, j'aurais fait pareil à sa place) : " 19 h. Elle fend la foule qui s'écarte sur son passage... La madone au port altier avance lentement. Elle lève les bras." Et je passe sur les courtisans qui s'exclamaient juste avant : "C'est quand le bonheur ! C'est quand le bonheur ! " et la foule qui répondait : "C'est dimanche ! C'est dimanche !"

Le bonheur dépend-il du résultat de dimanche ? Je ne sais pas. Comme tous les 5 ou 7 ans on entend dire que la France va mal. Que ceux qui ont géré la France l'ont mal fait. C'est qui ceux-là ? Mais c'est la gauche et la droite. En fait. Et on va encore recommencer avec le clivage gauche droite. C'est vrai que le mélange des genres est impossible, on l'a bien vu lors de l'émission de Yves Calvi où un ministrable socialiste faisait face à un ministrable UMP. J'aime beaucoup Yves Calvi, mais l'émission m'est sortie par les yeux. Ils étaient détestables. Un côté plus que l'autre, mais je ne dirai pas lequel. Cette mode que l'on a à critiquer les adversaires pour avoir raison.
Un journaliste a glissé hier à quelqu'un que c'était peut-être "rose bonnet et bonnet rose".

Et le coup de mai 68 est arrivé. Je n'ai pas un fort bon souvenir de mai 68. Je démarrais à peine mon travail dans une usine de la région. J'étais toute neuve, et pas très engagée politiquement ou syndicalement. Un bébé. Je venais de m'acheter une voiture et j'ai pu défiler dans les rues de Brest pour aller manifester en ville. Ma mère était sur le bord de la route dans mon quartier et elle s'est écriée : "Mais c'est ma fille" avec beaucoup d'étonnement dans la voix.
Je savais que les Brestois de l'époque nous critiquaient de faire grève parce que nous étions considérés comme des nantis. Un bon travail bien payé. C'est sûr.

medium_mai684.jpg

J'ai vécu l'occupation de l'usine à contrecœur. Ce n'était pas mon truc, mais je suis restée avec les grévistes. J'ai appris beaucoup de choses... et l'année suivante il y eut beaucoup de naissances dues à des rencontres entre les gens. Nous avions beaucoup de temps pour parler dans une douce atmosphère de fête. En dépit des affiches : medium_mai682.jpg

Depuis bien des années on se moque des couples soixanthuitards qui ont élevé leur progéniture avec parfois le slogan "il est interdit d'interdire". Le sexe a changé, on est plus cool. On peut dire ce que l'on veut. Tout le monde a son mot à dire sur tout ce qui se passe. Presque trop. Que Daniel Cohn-Bendit ne soit pas d’accord sur la critique de 68, je n’ai pas de mal à comprendre. C’est son fond de commerce, même s’il a un peu vieilli.

Je ne suis pas pour mettre des interdictions comme il est suggéré (par ses adversaires) que Nicolas Sarkozy va faire. Impensable ! Mais, quand même, notre vie a changé. Mais dire que Sarkozy espère un autre mai 68 est ridicule. Vu dans le journal ce matin.

Dans les années 70 les choses ont durci à l'usine. Les directeurs étaient moins sympas qu'avant 68. Les syndicats se sont renforcés. Fallait bien. Les grèves sont arrivées avec incitation à faire grève sur les non-grévistes. Plus tard, seconde occupation d'usine, j'ai pris des congés et je me suis occupée d'une association caritative. Même durée qu'en 68 cinq semaines. En 89 ou 90. L'anniversaire de la révolution française avait mal passé. medium_mai_68.jpg L'affiche n'a pas trop vieilli. Juste un peu noirci.

medium_segolene.jpg
"La madone au port altier". J'avais pensé à ce mot : madone. Cela aurait été mignon d'y voir associé "au port royal".
Et les gestes des bras pour embrasser la foule, si elle est élue, vont-ils continuer à nous caresser dans le sens du poil ?

Cela me dérange... presque.
Et puis, ce soir la Star sera sur TF1 et France 2 alors que mon mercredi était dédié jusqu'ici à "La nouvelle Star" de M6. Je sais ce que je ferai ce soir, puisque l'un et l'autre de ces programmes je pourrais en voir l'essentiel sur Internet. Vais-je zapper ? Très probablement pendant les casseroles, d'un côté comme de l'autre. Je ne me sens pas le courage d'aller au cinéma.

C'est peut-être ce que je devrais faire !

22.01.2007

Les piafs disparaissent

Je fais la paresseuse et récupère mes vieux textes. Je pense que l'Abbé Pierre est une sorte de piaf.
Le Télégramme a parlé de la disparition des moineaux dans la ville. Bien que j'en ai vu quelques uns cet été avec infiniment de plaisir, je regrette de ne pas en voir souvent.

medium_piafs.jpg

A force de les voir, les moineaux se sont presque fait oublier. Oui mais voilà, cette boule de plumes, portant calotte grise ou marron, et répondant au sobriquet de piaf, va mal. Espèce commune, le moineau ne l'est désormais plus, notamment en Bretagne. Preuve, selon les spécialistes, d'une modification inquiétante de l'environnement. Mon canard d'hier titrait ce texte, mais aussi que l'Europe du Nord-Ouest est touché car en effet, en Grande-Bretagne "en un quart de siècle, la baisse constatée a été de 70% dans les campagnes et de 95% dans les centres-ville", explique Nicolas Gendre, de la Ligue de protection des oiseaux. Une perte de quelque 10 millions d'individus selon le constat, dressé en 2001, par l'un des spécialistes de la question. La Belgique et l'Allemagne sont également touchés.

Je me souviens d'il y a longtemps à Brest, où je voyais quotidiennement des moineaux sur les trottoirs. Depuis un moment, je ne vois que des pigeons, que j'aime bien quand même, mais ils mangent toute la bouffe des moineaux, quoi ! Et je ne parle pas des goêlands ces énormes goinffres. Mes petits piafs me manquent bien. Rien de plus gracieux qu'une petite femelle brune et fine qui sautille sur le trottoir. Le bonheur de mon adolescence. De quand j'avais le temps de regarder par terre.

L'article finissait sur le mode alarmiste en disant : "Si le moineau disparaît, l'homme est menacé. Le moineau agissant finalement comme un baromètre de notre environnement. Et force est de constater que celui-ci n'est pas au beau fixe."

Que faut-il penser de tout ça ? ça finit par m'inquiéter. Depuis les années 50 avec les compagnons d'Emmaüs, notre Abbé Pierre national n'a-t-il pas arrêté de nous mettre en garde contre les inégalités et les risques si nous ne nous occupons pas de nos semblables ou des plus faibles d'entre nous? Faudra que j'étudie la question. Si j'oublie, rappelez moi le.

medium_abb.jpg

C'est l'image que je préfère de l'Abbé.

Je me sens bien fatiguée aujourd'hui. Sans lui. Faut que je prenne courage, et oublie mes vieilles douleurs, pour parler.

30.10.2006

Le ciel est rouge, parfois

J'ai entendu parler d'anniversaire des violences qui ont débutées en octobre 2005. Tout le monde tremblait à l'idée que.

Là, ce sont des violents organisés et masqués qui ont fait brûler le bus à Marseille. D'où une page avec l'article sur l'événement, le point de vue très intelligent de Christine Clerc, et puis les infos brèves qui disent :
UNE NOUVELLE NUIT "RELATIVEMENT CALME". Hormis l'attaque du bus à Marseille, la nuit de samedi à dimanche a été "relativement calme", assure la Direction générale de la police nationale. Deux cent voitures ont été incendiées sur l'ensemble de l'Hexagone, soit environ le double d'une nuit normale.

Oh là là ! Si je calcule bien, une nuit normale voit l'incendie de 100 voitures environ. C'est franchement inquiétant.

Et je me souviens de l'autome-hiver 2005-2006 qui ont vu beaucoup d'incendies. En juin 2006, au moment de finir l'atelier d'écriture et après avoir lu un livre superbe "Pleure ô mon pays" de Alan Patton, j'ai écrit un poème à l'imitation du livre. Au cours de l'hiver, un Concessionnaire Renault avait vu son garage et beaucoup de ses voitures partir en flammes. Fait par des gamins de 16 à 18 ans, normalement. Triste.


Ô ma ville tu m'inquiètes
Alors que les voitures brûlent la nuit
Que des enfants traînent au quartier
Ô ma ville, pleure sur eux
Et veille sur nous, comme une maman

Il y a des jours où l'on a peur
Il y a la jeunesse qui fait mal
il y a nos coeurs qui défaillent
Il y a la vie qui s'emballe.

Ô ma ville, tu es inquiète
Tandis que les poubelles fument sans bruit
Que des enfants ne sont pas chez eux
Ô ma ville, veille sur eux
Et console leurs mères trop inquiètes

Il y a la vie, il y a la peur
Il y a les jeunes qui ont mal
Il y a la ville et ses fleurs
Il y a l'espoir qui dévale

Ô ma ville pleurent tes yeux
Ô ma ville, demain ce sera mieux.


medium_ciel_colore_fin_octobre_06_006.3.jpg

29.09.2006

Ségolène, est-elle un leurre ?

medium_Segolene_2.jpg Michèle Fitoussi dans son Air du temps de ce matin est choquée par le téléfilm "l'état de Grâce" et je trouve ça rassurant. J'ai regardé le début du film et puis... je suis partie ailleurs.
L'impression de voir du anti-Ségolène. Comme si les commentaires de ses concurrents ne suffisaient pas.
C'était un peu le genre de l'image suivante medium_Segolene_1.jpg "Cette présidente qui ressemble à une pub des années 80 est une insulte à toute femme politique, à toute femme qui travaille."
"Cela aurait pu être drôle, léger, percutant. C'est grotesque. On passe sur l'indigence des dialogues, la médiocrité du jeu des comédiens et la non-crédibilité absolue de l'héroïne auprès de laquelle Julie Lescaut est une féministe déchaînée. Devant tant de misogynie éhontée on n'a qu'une seule question en tête : à qui profite le crime ? La série a-t-elle été commanditée en douce par les rivaux de Ségolène ?"

Faut tout lire. Je suis avec beaucoup d'attention le billet de Michèle Fitoussi. Et cela depuis plusieurs années. J'aime beaucoup lorsqu'elle se fâche.

Quant à Ségolène, je me pose des questions. Elle est sincère, c'est sûr. Et pas mal de femmes, pas forcément de gauche, verraient bien Ségolène à l'Elysée. Le téléfilm m'a un peu, beaucoup, défrisée. Et j'ai pensé à une magouille pas très fine. Je n'avais pas tort de le penser, faut croire !

Au diable les mauvaises pensées, et positivons. Car Hubert Coudurier n'a-t-il pas écrit dans son article sur la sortie de Jospin : "Plus légère et plus concrète, Ségo (sympa) fait davantage appel à l'émotion que ce politique austère qui avoue son aversion pour la démocratie d'opinion. Cette stratégie de candidate contre les éléphants ne lui permettra pas d'éviter la confrontation des débats auxquels elle a consenti de mauvaise grâce."
Et je la comprends. Là, c'est moi qui parle.

medium_enerve.2.jpg

Ségo et les éléphants, Je trouve ça fort !