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22.10.2007

Je crois que je suis...

... fatiguée. De quoi suis-je donc fatiguée ? Des commentaires négatifs qui flottent partout. L'esprit français pas mort, et agissant en maître, se mêlant de tout, donnant des notes, des leçons. Et faut voir les sondages en tous genres. On, pronom malhonnête, se mêle de nous imposer quoi penser. Ah ! la presse étrangère est pire qu'en France ! Ce n'est pas une raison.

Je suis assez d'accord avec le "point de vue" de Christine Clerc, avec sa belle conclusion, dans le Télégramme de ce matin. "Nous avons besoin d'exemples vivants venant d'en haut".
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L'émotion suscitée par la lettre (et l'histoire) de Guy Môquet, je l'ai bien comprise, et ressentie. Compris aussi l'émotion initiale du Président et son désir de partager. Ce fût juste un peu maladroit. D'où la suite qui ne manque pas de dégénérer au milieu des mares aux grenouilles françaises. Je préfère les grenouilles en vrai qui chantent à l'unisson dans les mares tranquilles lorsque la campagne est déserte. Ou presque.
La lettre de Guy est belle, mais à la fin trop c'est trop.

Je suis fatiguée aussi des notes que l'on donne aux émissions de télévision sur les chaînes principales.
Les flops m'affligent. Surtout si ça concerne des émissions que j'aime et regarde. Surtout lorsque la chaîne s'avise de supprimer pour remplacer par... "Rex" je l'aime bien, certes. Mais si on veut viser les ménagères de moins de 50 ans c'est pas sûr que ce soit une bonne idée. 5ea831d5adf4cfcd1bfea82917ef8cb0.jpg 12c42aafd8c67cb6ed3da530e431d020.jpg
Pourtant l'émission d'Olivier Minne me faisait sourire à défaut de rire. Je ne suis pas du genre rieur. Hé ben, j'étais seule devant le poste. Et j'ai plus de 50 ans. Voir des jeunes se décarcasser à faire rire le public présent c'était très chouette.
Je n'ai pas dit "génial". Je ne voulais pas exagérer la chose. "Chouette" est un mot que j'aime. Je suis moi-même une vieille "chouette" ou bien une "chouette" vieille, selon l'humeur.

J'apprends, régulièrement, que Popstar se traîne, floppe avant de faire flipper ses producteurs.
Ben voilà, je regarde Popstar. Ouais, moi !
Plutôt que d'écouter religieusement les vannes (énormes) de Laurent Ruquier - qui arrose les ménagères de moins de 50 ans - pour s'excuser après (sans conviction) parce qu'il n'a pas pu s'en empêcher. Ben voyons. Oui, j'avoue. J'ai regardé suffisamment l'émission pour savoir ce qu'il y a dedans. Je regrette aussi. Mais je sais. Je suis partie.

Popstar, j'aime bien. Je sais, j'ai des goûts pas comme les autres.
Ce que j'apprécie, cette fois (j'avais vaguement regardé la très ancienne formule) c'est la sincérité (apparente) du jury. Un juré qui pleure c'est cool. On voit quand ils aiment (leur visage s'éclaire) ou qu'ils n'aiment pas (les yeux deviennent noirs). C'est toujours un bonheur. c0c1f675b2d1acc411b2e9f81882af3e.jpgJe découvre aussi des musiques que je ne connais pas bien. Les coaches sont super, aussi. Les candidats sont bien, en général.

Il y a, juste, le problème d'horaire. 19h c'est vache comme horaire. Le samedi à 23h30, n'en parlons pas, pour la revue de la semaine. Trop tard. Pas grave si je regarde les 19 h.

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A plus

20.10.2007

Reprise de la séance cuisine à FEDETHE

Jeudi soir, soirée mémorable. J'ai repris l'atelier cuisine dans le programme Educ'toncoeur de la FEDETHE.

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J'ai égaré mes fiches cuisines, dommage. Sinon, j'aurais partagé la recette de poulet au curry. Un délice.

Dans le programme initial de 3 mois nous avions un cours de diététique tous les deux semaines et l'atelier cuisine les autres semaines. En gros, toutes les deux semaines aussi. Théorie un coup, pratique un autre coup. Avec les autres membres du groupe coachés par la diététicienne.
Maintenant, nous sommes dans une phase complémentaire avec un atelier de cuisine par mois seulement. Une heure de sport et une marche par semaine. C'est bien pour moi.


8372fa1d19ed606d2fb92a6f49cdd5c2.jpg (ce n'est pas nous, je signale)

Je n'étais plus seule, heureusement. Deux anciennes participantes étaient revenues après quelques semaines d'absence. Plus Vanessa, la diététicienne.
Nous avons fait une salade de carottes râpées avec une sauce au citron.
Puis, des morceaux de poulet cuisinés avec du lait de coco et parfumés au curry. On avait rissolé des oignons émincés avant de mettre le poulet. Je crois que la recette est presque donnée. 863ca6662e42c07430d539300a4296d3.jpg

Le dessert c'était un demi-plamplemousse rose dont on avait pris la chair sans les peaux et mélangé à du fromage blanc sucré. Des petites tranches de figues fraiches pour la déco, mis au frigo pour être plus frais et c'est bon.

On a mangé super bien. J'ai beaucoup aimé. J'ai tout aimé. J'ai l'impression de parler comme une petite fille, mais c'est vrai que c'est ce que j'ai envie de dire. Et puis, le fait de cuisiner avec d'autres me ramène dans ma jeunesse, avec mes soeurs et maman, avec mes enfants, peut-être. Beaucoup de temps où je mange seule, cuisine seule. C'est différent. Je rajeunis, donc.

Comme nous avons gagné du temps, vu que la quantité de nourriture à préparer était moindre, nous avons fait des révisions sur les principes de la diététique et de la nourriture équilibrée.

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Il y aura une assemblée générale FEDETHE 29 qui se tiendra
le lundi 29 octobre 2007 à 20h00
dans les locaux du Patronage laïque Guérin
1 rue Alexandre Ribot
29200 BREST


Voilà, pour ceux qui me lisent et qui sont dans la région de Brest. C'est un excellent programme qui permet de revivre à tous points de vue. A plus.

18.10.2007

Morrie en poésie

J'avais écrit. Ce n'était pas génial. J'ai extrapolé, en plus. Morrie ne croyait pas en une autre vie. Ce n'était pas important pour lui. Mais, tant pis.

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Morrie

Je sens dans mon corps la fuite du temps
Flux mouvants, muscles fuyants.

Je regarde par la fenêtre
Au coeur de l'orage
L'érable sage
Tout ruisselant
Dans son feuillage
Embrasé.

Je suis bien las
Et j'écoute
De ma couche
L'adagio de la pluie
Symphonie de l'ennui.

Les oiseaux sont bien cachés
Le regard étoilé
Ils ont peur
Comme j'ai peur.

Je rêve
D'un ciel clair
De la vie
Après la pluie
Après la vie
Et j'espère...
Une autre vie.

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Morrie était bien plus que ce petit poème. Bien plus. Il n'avait pas peur. Il était un exemple. Il apprenait à ceux qui l'entouraient la "leçon de la vie". C'est encore autre chose.
Vivement le livre !

17.10.2007

Morrie, la dernière leçon

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Hier, profitant d'une bienheureuse (?) indisposition physique, j'ai pris la décision de ne pas aller faire de gym. Je me suis collée dans le canapé pour regarder un téléfilm qui me faisait de l'oeil gravement. Déjà vu deux fois. "Morrie, une leçon de vie".
Je me sentais trop trop malade, profondément malade. Pourquoi ? Je ne saurais le dire.

Mais, quel bonheur j'ai reçu, douloureux bonheur peut-être, mais leçon de vie par la mort lente d'un vieux sage qui dialogue avec un ancien élève ayant bien du mal avec sa propre vie.
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J'avais gardé en mémoire la scène de la pluie sur l'érable près de la fenêtre où se tenait le vieux et puis le soleil entre les gouttes qui l'éclairait. Soleil d'automne, pluie dégoulinante, feuilles d'érable rougeoyantes, amour vivant dans les yeux, agonie du corps qui lâche. Douceur du moment.
J'en avais fait un poème. Mis dans un concours, il n'a eu aucun succès. La mort ne paie pas.

En fait, le vieux et le jeune se voyaient depuis le printemps. La mort est arrivée en hiver, un samedi juste après la lente chute des flocons qui ouataient l'air de leur douceur silencieuse. J'avais oublié.
" On doit s'aimer les uns les autres, sinon mourir " disait-il souvent, par la bouche de Jack Lemmon l'acteur merveilleux qui incarna Morrie.
Ne pas avoir peur de la mort, a-t-il appris au jeune loup Mitch. La vie est plus difficile que la mort. Surtout si on la complique (c'est ce que j'ai compris).

Si le livre existe, j'aimerais l'avoir, à cause de tous les mots qui s'y disent, de la tendresse qu'on y ressent.
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J'étais malade hier, avant le téléfilm. Je ne l'étais pas vraiment, après.
Comme Morrie, qui aimait les bonnes choses dans la mesure où son corps le lui permettait, j'ai mangé du chocolat aux amandes. Un plaquette plus petite que la paume de ma main (mais j'ai de grandes mains). Avec un verre de lait, j'ai croqué le chocolat. Tout en me repaissant de cette leçon de vie, leçon d'amour.

05bc14084c7f87120ed5f6ece3fde442.jpg Etant vieux, Jack Lemmon a incarné de très beaux personnages. Des vieux. Je lui en rends grâce pour ces moments de bonheur.

Le côté curieux de l'histoire était que le jeune Mitch était journaliste sportif - cela m'a fait penser à des choses très actuelles.
Dès ses premiers échanges avec Morrie, on voyait bien qu'il répugnait à poursuivre les sportifs vedettarisés afin de récolter des nouvelles indignes : qui couche avec qui ? qui se drogue ? La presse sportive, comme une meute de chiens pistait les proies, en quête de sensationnel.
Entre Morrie, avec sa vision tendre de la vie, et cette mauvaise façon de faire du journalisme, Mitch se posait des questions. Il finit par quitter son job pour se consacrer plus au vieux mourant.

Après la mort du maître, il reprit sa profession avec une autre vision de la vie. Quelque chose de plus positif. Quelle leçon, n'est-ce pas ?
Sans se mentir à soi-même, pourquoi ne pas voir la vie autrement que par le prisme de la critique ou de la négativité.
Non, tout le monde n'est pas beau, ni gentil. Mais le monde de Morrie est bien plus heureux.
"Nous devons nous aimer les uns les autres, sinon vaut mieux mourir" disait-il. En plus, il n'y avait nulle évocation de religion dans cette histoire. Non. Seule l'intelligence et le désir de vivre une vie nourrie d'un peu de passé tout en sachant que la mort n'est pas quelque chose de grave éclaire ce téléfilm basé sur une histoire réelle. Pas l'ombre d'un ange, de quoi que ce soit du genre. Juste de belles images, des émotions à vous couper le souffle, des sentiments très tendres et une douceur de vivre dans les derniers instants d'un vieux malade.
Ah ! je vais choquer avec cette mort, peut-être, encore. Mais tant pis.

Je me demande pourquoi je ne me sentais pas bien hier, et avant, et encore avant. Il est possible que je fatigue de la méchanceté ambiante. Probable. Le mauvais Internet, la télé, les journaux... Que de mauvaises nouvelles.

Ah, ce n'est qu'un téléfilm ? Ah, bon. Je ne crois pas. Il y a des gens comme Morrie. Mais ils sont tous en train de mourir. Espoir ? Il faut en avoir, sinon...
Sinon, vaut mieux...


J'ai cherché après avoir écrit ma note : Le livre existe : (en anglais) 5e3edd734519837e7bbb609cace5d1f0.jpg
Tuesdays with Morrie: an Old Man, a Young Man, and Life's Greatest Lesson (Relié) de Mitch Albom (Auteur)
Dommage que l'anglais et moi... (au secours ! )

J'ai continué à chercher. Le livre existe en français : "la dernière leçon" de Mitch Albom. Chez Robert Laffont.
6ea215a54137688170791aaabe5d30cd.jpg Merci Internet, finalement...

Encore...

Jack Lemmon a été élu meilleur interprète masculin dans un téléfilm au Screen Actors Guild Award pour son rôle dans Morrie en 2000. Il est mort en 2001 d'un cancer.

16.10.2007

Vu à la télé : le massage des bébés

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Un matin à Télématin (que j'ai regardé pour célébrer le retour de William). En voilà une bonne idée ! Masser les bébés.
J'avais appris que les grandes soeurs dans les quartiers misérables de l'Inde massaient les nourrissons (avec des huiles) pour compenser le manque de nourriture de ceux-ci. Et cela marchait. medium_massage_bb_1.jpg
Faut croire que les contacts physiques avec intention de communiquer dans la tendresse est plus important que de manger pour compenser. Superbe idée que de piquer aux Asiatiques et Africains de si bonnes pratiques.
Les enfants africains aussi sont très heureux parce que passant de bras en bras et étant touchés de la bonne façon. Je connais une petite Africaine de deux ans qui est très détendue, parfaite. Quand elle parle c'est pour dire quelque chose de sensé - elle ne fait pas beaucoup de bruit - et lorsqu'elle se déplace c'est sans précipitation. Et puis, elle fait le bonheur de toutes les femmes et jeunes filles qui la prennent dans leurs bras.

Je ne me souviens pas du tout que ma mère m'ait touchée, mon père non plus. Ce n'était pas le style de l'époque.
Aujourd'hui, je fais des massages à mon chat, qui aime bien. S'il ne veut plus, il me tape et me mord. Sinon, il vient présenter son cou et sa tête sous ma main. Il a tout compris le bougre. C'est peut-être pourquoi il est si calme et si heureux.

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Vu sur Internet :

Shantala (livre)
Frédéric Leboyer est obstétricien. Ce défenseur des bébés, dont le premier opus "Pour une naissance sans violence", poème en prose bouleversant, a révolutionné l'enfantement en 1974 a aussi publié "Shantala" en 1976 qui révèla la technique du massage du nourisson telle qu'elle se pratique en Inde depuis des générations...
Cette ode au massage a été écrite par le Dr Leboyer après sa rencontre avec Shantala, une jeune femme indienne dans les locaux de Seva Sangha Samiti, une association charitable installée à Calcutta. Touché par la grâce et le bonheur émanant de cette jeune mère massant son bébé il eut encore une fois confirmation de l'importance du toucher, du contact pour le bonheur des bébés.

Autres sources :
Tradition millénaire en Inde, le massage des bébés et des enfants est toujours pratiqué et enseigné. Grâce à cet ouvrage, vous apprendrez que le massage, issu de la tradition ayurvédique, permet une communication entre l enfant et ses parents et contribue à son bien-être général. Il procure au bébé un excellent sommeil, une conscience de son corps, une excellente stimulation sensorielle, il soulage les tensions, donne de la vitalité, rassure. C'est un véritable acte de prévention physique et psychologique.

Vimala McClure, une californienne, a découvert le massage pour bébé lors d'un séjour en Inde. Elle était émerveillée de constater le bien-être, la sérénité et la joie de vivre que dégageaient les petits enfants malgré les conditions sociales et économiques difficiles de leur pays. Elle s'est rendue compte que les techniques traditionnelles de massage pour bébé permettaient de les apaiser et jouaient aussi un rôle dans la communication affective et le lien d'attachement.

15.10.2007

A propos de Fred

Le livre de Fred Vargas que j'ai lu l'été 2003 était : "Petit traité de toutes vérités sur l'existence".
Pas spécialement sérieux mais très déjanté dans l'écriture. C'est comme ça que j'ai connu Fred. Je ne m'en suis pas remise depuis.
A l'époque j'avais écrit tous les jours, et j'avais appelé le tout : "tous mes matins, au jour le jour". Je persiste, il faut croire, dans le genre.

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Cette fois, j’ai le sentiment d’avoir été influencée par le livre que je lis (le livre de Devos est reparti dans la bibliothèque municipale) et je baratine un max à l’instar, cette fois, de Fred Vargas qui me fait rire de temps en temps même si elle annonce d’emblée que ce n’est pas le but de son livre. Je dois dire que Fred est d’une intelligence rare et, bien que je n’arrive même pas au-dessous de sa cheville, je me sens des envies d’écrire comme elle. Si c’est possible. Vous allez sans doute voir que c’est possible.
Je sens que je commence à délirer. A propos de mes problèmes existentiels, devrais-je changer de famille ? La question se pose. La mienne, même si je l’aime très fort, me colle parfois des obligations qui m’emmerdent carrément. Je sais, c’est pas beau de dire ça, mais c’est la stricte vérité. Certaines obligations me gonflent un max.
Dans ma vie, j’ai toujours fait des cadeaux sur des coups de cœur, par sur des obligations. Je suis la seule du genre, je le crains. Mon amie Colette appréciait cette liberté que j’avais à ne pas me sentir obligée. Elle me grondait lorsque je venais la voir avec un cadeau. Mon père, lui, était assez libre parce qu’il avait l’excuse du travail. Je travaille, j’ai pas le temps. Donc pas d’obligations. Je n’envie pas pour autant. Le travail c’est bien, mais ça crée des… obligations. (On y retourne.) Mais ce ne sont pas les mêmes obligations
Je songe, tout à coup, mais j’ai des obligations ce matin, il faut que je me lève sur le champs. L’incident est clos pour aujourd’hui.
A demain. Fred et les autres.
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Ce texte se trouve au milieu de pages plus délirantes les unes que les autres. Je crois que ma fille n'a pas tout aimé. Trop déjanté, bien sûr.

10.10.2007

Pensées et lectures du jour

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"Les gens qui pensent qu'il n'y a rien de pire que la mort ne comprennent rien à la vie".
Sue Monk Kidd.

La vie. Quelque chose de simple et de compliqué à la fois. Si souvent notre faute si elle se complique.
On ne fait pas assez attention à ce que l'on fait. (Enfin, moi c'est comme ça).
On agit, au hasard, histoire de faire quelque chose. Et un jour - j'ai pas dit un beau jour - ça nous tombe sur le poil, ou le coin de la figure, et on se trouve face à de l'ingratitude dans le meilleur des cas.
Tant pis, vous me dites. Oui, tant pis. Mais ça devrait apprendre quelque chose. Normalement.
Moi, j'apprends, j'y pense... et puis, j'oublie. Non, pas cette fois.

C'est la dernière fois où j'oublierai.

Je trouve que l'on manque parfois de bon sens. Je ne vois que ça autour de moi. Et moi aussi je tombe dedans, à l'occasion.

Résultat des courses : je me coupe de plus en plus des autres. Après avoir été encensée maintes et maintes fois, d'un coup je ne suis plus bonne à rien. Pourquoi ? Parce que je ne veux plus être poire.
Moi non plus je n'ai pas fait montre de bon sens. Ma chère.

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"Aide--toi, le ciel t'aidera" et "Charité bien ordonnée commence par soi-même". Voilà les dictions qu'il faut écouter. Plus ou moins de la bouche de mon banquier. C'est dur de changer, mais on y veille.

J'ai lu quelques livres, histoire de me changer les idées. "Ni d'Eve, ni d'Adam" d'Amélie Nothomb. Une sorte de double de son livre "Stupeur et tremblements" du temps de sa période japonaise. Un petit ami Japonais dans le premier et un boulot horrible dans le second. Second qui était réellement le premier que j'ai lu, parce que premier paru.

J'ai aimé, adoré, et tout et tout. Pour une fois que je comprends un livre d'Amélie. Le premier que j'ai tenté de lire m'avait été prêté par une amie (?) qui voulait peut-être tester mon intellectualité.
Loupé. J'ai pas aimé du tout. Il s'agissait d'un de ses premiers livres. Désolée, Amélie.

J'ai lu un thriller dont j'ai oublié le titre et le nom de l'auteur. Patricia quelque chose. Mais c'était bien. Très prenant. A relire plus tard, sans doute. Vu mon problème de mémoire.

Et puis Fred Vargas. Moins agréable pour moi. Un livre série Noire avec le commissaire Adamberg.

J'ai connu Fred dans un de ses fameux "traités". En fait c'était le meilleur qui m'a fait hurler de rire et m'a donné l'envie d'écrire de façon aussi déjantée qu'elle. Enfin, j'ai essayé.
Le titre parle de "cercles bleus". Suspense garanti. Des morts dégoûtantes. Un criminel répugnant. Des policiers bizarroïdes, mais efficaces.
Ce qui m'embête c'est qu'il n'y a pas tellement d'espoir, quelque part. Des traces infinitésimales de bons sentiments. Trop peu. Mais un esprit haletant. Surtout sur la fin. Bien, la fin.

Finalement, c'était pas mal. Si on aime les personnages glauques. (Je m'excuse pour glauque, j'ai déjà eu des lettres d'injures parce que j'utilisais très mal le mot "glauque".) Dans un tout autre genre ça me fait penser aux personnages d'Exbraïat. Certains boivent beaucoup. Et on rit aussi.

Je parlerai une autre fois de son fameux "traité" (celui de Fred) qui avait changé ma vie. J'avais vraiment aimé. Bien. Drôle. Fantastique. Intéressant.

Fin d'aujourd'hui.

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