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19.11.2007
C'est lundi...
J'ai le rhume qui commence. Je songe à une inhalation, car j'ai ça dans mon placard à médocs. Trop plein de choses qui ne servent pas. Plus.
A part ça, ça va. J'ai dormi chaudement vêtue et ce matin j'ai constaté qu'il faisait plus froid que d'habitude dans l'appart mais j'avais eu chaud quand même. Sauf le nez qui a été pris.
Je pense aux grévistes qui doivent se les cailler. Pas terrible en novembre cette balade sur le front des revendications. Je les plains. Même si je ne suis pas du genre revendicatrice. Enfin, pas comme ça.
Tu fais ce que tu veux, mais je revendique souvent, moi !
J'ai pensé à un truc que j'ai appris dans ma vie. La vie apprend plein de choses, surtout au boulot. Mais oui ! Au boulot, donc, on disait souvent : "Ne crie donc pas avant d'avoir mal ! " Souvent j'ai entendu ça.
A mon travail il y avait toute une série de phrases que je ramenais à la maison et qui ont beaucoup fait rire ma fille. J'ai un peu oublié , mais je sens que ça va revenir.
"Ne criez pas avant d'avoir mal ! " c'est ce que je dirais aux étudiants en ce moment.
(Mais, pitié ne me tapez pas dessus !)
Dans la mesure où il y a un problème actuel, OK. Mais non, ils ont peur pour plus tard. Et vive la contestation.

Si j'avais à revendiquer, ce serait pour le respect. R E S P E C T.
Il n'y en a plus. Voir sur Internet tous les commentaires injurieux sur des gens qui bougent un peu. Même s'"ils sont dans un château (Star Ac), mais qu'est-ce qu'ils prennent !
On peut émettre un avis, critiquer ce qui est critiquable mais pas insulter. Je suis choquée.
J'ai vu entre 200 et 300 commentaires par billet. Je n'en rêve même pas. Et sur le total il y en a moins de 10 (5 ?) commentaires respectueux et sympathiques. Dont le mien, bien sûr.
Je ne suis pas sûre de supporter et de faire de vieux os sur le net à ce régime-là. Ou bien je vais me bander les yeux et ne pas regarder les titres accrocheurs des sujets du jour. Pour pas rentrer dedans. Et m'empêcher de rentrer dedans.
Les internautes font des comms. Fort bien. Mais ils n'ont pas, dans la plupart des cas, la capacité de faire une analyse et de l'écrire dans un français relativement correct. Je n'y vois que de la haine, de la boue... Je m'attends à des commentaires... aussi. Pourvu que non. Je ne m'exprime pas pour avoir de nombreux commentaires. J'aime bien être lue, oui. Mais je me pose des questions... Au secours !
Je ferme... mon clapet
Je me voile la face. Je ferme l'ordi, la télé.
Je vais lire... tiens !

Et me tenir au chaud. Attention, gaffe aux pieds !
09:15 Publié dans Multimédia | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Internet, télé, commentaires, respect
15.11.2007
Sortir du gris
J'ai écrit ça il y a quelque temps. Je l'ai mis de côté pour un jour où j'aurai du mal à écrire. Les grèves, la maladie, la mort d'une proche. Il y a de quoi être triste.

Ce matin fait grise mine. Pourtant, je pense déjà à décembre. Pour les poésies, les recettes. Je suis sur le net. Et c'est tout.
Comme toujours en fin d'année, c'est pas le pied question pépètes. Non, je ne rime pas.
Ce n'est pas l'augmentation du pain et des céréales qui m'ennuient, ni le carburant. Les impôts, peut-être. Cette augmentation-là elle fait mal. Autrement, j'essaie de ne pas trop consommer. Pas de fruits au-dessus de 2 euros le kilo, c'est encore possible.
Les cadeaux chers ne sont pas obligés, non plus. Une fois j'ai fait un coup (génial ?) avec ma fille et ses filles. Pour bien comprendre que dépenser beaucoup pour Noël n'était pas obligé, j'ai dit que nous ferions un cadeau aux 3 autres à raison de 10 euros chaque cadeau. A 5 euros, c'était pas facile. Trop dur. Je n'y ai même pas pensé.
Je leur ai donné 30 euros chacune. Je savais qu'elles ne roulaient pas sur l'or, puis je me suis donné 30 euros aussi.
Nous avons fait, séparément, le tour des magasins en quête de l'objet idéal entrant dans le plan des 10 euros (ou 8, ou 9, ou 11) qui conviendrait particulièrement à chacune des trois autres.
Quel plaisir j'ai eu à le faire. Incroyable ! Ou "Innecroillabeul" ! Petits magasins étonnants, rutilants, à l'ambiance douce et pleine de tendresse. J'ai marché avec plaisir au milieu des petits trucs charmants, originaux, colorés, mythiques. Et plein de choses en ique. Etonnée de trouver maintes choses pas cheres.
En fait, je voulais faire un exemple. Prouver quelque chose. Essai réussi. Passeque moi les cadeaux, ça me passait parfois en travers du gosier. Certaines années.
Je ne me souviens pas avoir eu tant de plaisir avec les cadeaux que cette fois-là. Mes "filles" aussi ont aimé leurs cadeaux. Qu'est-ce qu'on a eu du "bigousse" ce Noël-là. On a été raisonnables, tendres, attentionnées, et le bonheur était tangible. Pas joué les misérables du tout, parce que le fait de penser aux autres, de chercher à leur faire plaisir, de passer du temps à ça est vraiment l'essentiel de cette fête. Noël ! Noël !

Voilà. On a le temps, mais décembre arrivera avec tout ce qui va avec. J'espère que les journaux (papier ou télé) ne vont pas nous donner le bourdon avec leur lot de mauvaises nouvelles et de commentaires négatifs visant principalement le locataire de l'Elysée et ses équipiers.
Nous devons faire "avec" et rendre notre vie agréable, même si l'argent ne nous tombe pas du ciel. Loin de là.

J'ai trouvé ce poème, et je l'ai trouvé très original.
Poème de Jules Supervielle :
"Que prépare-t-on là ? se dit l'âne. On dirait qu'ils font un petit lit d'enfant"
On aura peut-être besoin de vous cette nuit, dit la Vierge au boeuf et à l'âne.
Les bêtes se regardent longuement pour tâcher de comprendre puis se couchent.
Une voix légère mais qui vient de traverser tout le ciel les réveille bientôt.
Le boeuf se lève, constate qu'il y a dans la crèche un enfant nu qui dort et,
De son souffle, le réchauffe avec méthode, sans rien oublier.
D'un souriant regard la Vierge le remercie.
Des êtres ailés entrent et sortent,
feignant de ne pas voir les murs qu'ils traversent avec tant d'aisance.
Joseph revient avec des langes prêtés par une voisine.
C'est merveilleux dit-il de sa voix de charpentier,
un peu forte en la circonstance.
17:35 Publié dans philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : noel, cadeaux, argent, plaisir
04.11.2007
Ben voilà, la pluie arrive...

Normalement, en novembre il pleut. Même si ce n'est pas exactement vrai (aujourd'hui), je me retourne vers mon passé de poéteuse et bien que j'ai déclaré ne plus avoir de sensibilité poétique, je me relance.
Je ne sais plus si je l'ai déjà mis, mais je l'aime ce petit poème sur la pluie et sur Brest sous la catégorie poésie. Et voilà :
Brest en pluie
Petit crachin si fin
Moiteur des corps
Hammam géant
Les Brestois sont dehors.
Visages brillants
Parapluies en berne
Bitume luisant
Les Brestois sont contents.
Ville tendre
En décembre
Pluie douce
Cœur en berne
Quand vient la nuit.
Brest ma ville
Pluie dans la nuit
Douceur du cœur
Brest en pluie
Pluie sans ennui.
Brest, Septembre 2002 (quand j'étais avec An Amzer)

Sur Internet :
Les poètes sont un luxe nécessaire.
Ils sont à l'humanité ce que le printemps est à la nature.
Tant qu'il y aura des poètes, les hommes seront jeunes, et le monde ne sera pas près de finir.
Nous proclamerons heureux et glorieux les peuples restés assez naïfs et assez crédules pour enfanter encore des poètes
et pour élever vers le ciel leurs aspirations et leurs rêves en une langue harmonieuse qui n'appartienne pas à tous les mortels.
Car il n'y a pas de poésie possible sans foi, sans espérance et sans amour.
Jules CARRARA (né en 1859)
20:20 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Ma ville, Brest, poème, spleen, pluie
02.11.2007
Suis-je bête ?
Daniel Pennac a écrit un nouveau livre et est passé à la Télé pour l'occasion.
Bon.
Moi, d'abord, je tilte. Daniel. J'aime les Daniel. Il y en a peu, et je les aime.
Dans son livre, il évoque ses périlleuses études qui l'ont conduit à passer 4 fois le bac. Quel bac ? Je ne sais. Faut peut-être acheter le livre. A voir.
Il disait ça pour rassurer les jeunes (qui étaient là) et qui angoissent généralement par rapport aux exams.
A l'époque où il l'a passé (Bon, il a des cheveux blancs mêlés à ses noirs cheveux, aujourd'hui) le Bac devait être plus dur (oui ? Peut-être ? ).
J'imagine l'époque. Profs sérieux, sévères, on rigole pas. Et lui, avec son imagination déjà débordante, son humanisme, là-dedans, ça devait faire mal.
Vous repasserez ! Il l'a donc fait trois fois.
Daniel Pennac, jeune auteur
Moi aussi, je passe.
A ma grand stupéfaction (moi qui me situe au niveau de Michel Drucker question âge et question diplome - CAP de Sténodactylo - oui, j'avoue) je vois et j'entends une fraîche jeune fille déclarer à la caméra : "Je trouve incroyable que quelqu'un avoue qu'il est bête". A cause des quatre bacs passés. Faut suivre. Coluche en aurait fait des gorges chaudes. Je crois. A propos de la réflexion de la charmante.
Ouah ! Ouah ! Je ne sais plus qui est bête !
- Mais, ma petite fille, l'intelligence ne s'arrête pas (ni se situe) à la fin des études et surtout pas à l'obtention d'un baccalauréat. Après cette période on peut apprendre plein de choses. Toute sa vie, même.
Cela me rappelle mes anciens très jeunes collègues qui n'arrêtaient pas de parler de leurs études etc... Comme si c'était l'essentiel de la connaissance humaine. Les animaux sont bien plus subtils, plus intelligents souvent, ou parfois. Selon.
Et puis, Daniel Pennac, comme par hasard, j'étais en train de lire un de ses anciens livres. Prêté par ma très chère fille qui s'est mise à beaucoup lire pour mieux se reconstruire. Et ça marche. Quelqu'un a dit que les enfants étaient mieux que les parents. Il avait raison. Il s'agissait de mon Scott Peck, psycho quelque chose, qui a écrit des livres (rangés dans le rayon ésotérique). Malheureusement.

"La petite marchande de prose" : fantastique. Si j'ose, conte fantasmagorique où l'on parle d'écriture, d'édition, et puis de chirurgie, mais surtout d'une petite famille élargie dans le quartier de Belleville. Des personnages, un peu comme ceux de Fred Vargas, des gens pas très parfaits mais tellement originaux et même attachants.
Le coup du bébé (qui s'appelle Verdun) accroché constamment à la poitrine ou l'épaule du vieux policier Van Thian (qui parle avec la voix de Jean Gabin). Bébé dont le regard perçant remplaçait la parole. Ce bébé m'a fait penser à mon chat qui me colle au ventre, dès que je suis en position allongée (à cause du dos) et qui darde son regard de greffier aux pupilles dilatées. Si ça ne suffit pas, un coup de patte pour expliquer. Comme Verdun.
Le personnage principal très attachant, qui revit à la fin après de graves aventures, permet d'évoquer la vie, la mort (ça tombe bien pour la Toussaint), l'au-delà et peut-être le mélange de personnalités pour les greffés.
Dans un monde de l'édition, avec des livres qui ne veulent pas toujours dire grand-chose mais ayant un succès retentissant, une éditrice, appelée Reine Zabo, au physique bizarre, est "la petite marchande de prose" parce que c'est l'essentiel de sa vie. Et tant pis pour ceux qui sont honnêtes et gentils.
Non, les personnages sont étonnants, attachants. Le chien aussi. On en parle peu, mais il est drôle, et sujet à des crises d'épilepsie.
Daniel Pennac, pour un bête c'est le comble d'écrire tout ça, et comme ça.
Ma fille avait adoré et me l'avait recommandé. J'ai beaucoup aimé, vraiment. On se sent humble devant une prose pareille.

Je pense aux ânes. Ne dit-on pas "bête comme un âne" ? (je fais des mots croisés tous les jours et je tombe dessus souvent). Alors qu'en fait, les ânes sont très intelligents et que le bonnet d'âne était mis sur la tête des cancres pour les rendre plus intelligents. Mes sources ? "Les manchots n'ont pas froid aux pieds" de cet été. La mémoire, ça sert parfois.
à plus !
Sur Internet : ( J'apprends aussi qu'il est né en 1944 à Casablanca. J'ai connu son époque, à l'école. Wouhhh ! C'était pas forcément le bon temps ! les profs n'étaient pas aussi cools que ceux de maintenant. )
Après une maîtrise de lettres à Nice, il entre dans l'enseignement. Il commence à écrire pour les enfants et finit par proposer Au Bonheur des Ogres à la Série noire. C'est ainsi que Benjamin Malaussène et ses amis de Belleville font leur entrée dans la littérature.
Pennac garde de son enfance une nostalgie du foyer et une tendresse pour la famille d'élection. Si ses écrits sont drôles et plein d'une imagination débridée, Pennac peut aussi écrire Comme un roman, un essai de pédagogie active, lucide et enthousiaste. Que l'on songe à cette phrase qui pourrait guider tout enseignant : « On ne force pas une curiosité, on l'éveille. » L'album de bande dessinée La débauche, qu'il a signée avec Jacques Tardi, prouve sa conscience sociale et civique, révoltée par le licenciement sauvage, par la situation d'un chômeur victime d'un chef d'entreprise corrompu. Depuis ses débuts d'ailleurs, Pennac étudie et critique les institutions qui nient l'individu. On pourrait dire de lui comme de son personnage principal : « Vous avez un vice rare, Malaussène, vous compatissez. » (La Petite marchande de prose).
Il écrit quand sa « tribu » personnelle lui en laisse le temps car dit-il : « c'est, quoi qu'il arrive, l'attachement à l'autre qui est prioritaire par rapport, par exemple, à la corruption du social !»
11:05 Publié dans philosophie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : école, intelligence, bêtise








