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26.12.2007
Bonnes Fêtes et Bonne Année à tous
Noël est passé et je voulais écrire quelque chose sur le sujet.
J'ai cherché dans mes fichiers ordi l'entrevue merveilleuse avec Robert Powel que j'avais gardé. Je ne l'ai pas trouvée. 
J'ai passé toute la journée d'hier à regarder dans l'ordi, mais aussi dans Internet. J'ai trouvé un article avec mots de Robert du genre "20 ans après", mais ce n'était pas pareil.

Parce que, en fait, le héros initial de Noël est perdu de vue : Jésus Christ lui même. A défaut, je me serais bien contentée de parler de Robert Powel qui a dit de bien belles choses sur son rôle. Tout le monde ne joue pas ce rôle tous les jours, ni tous les ans, ni tous les dix ans... etc...
En attendant, voici une jolie carte :

Ces derniers jours, aussi, je me suis délectée des téléfilms sur Noël avec tous ses pères Noël, vrais et faux, et bon esprit de Noël, mais... Pas grand chose sur celui qui a été à l'origine de notre calendrier actuel : 2007 ans après JC. Même si une de mes petites filles se demande s'il n'est pas une légende... (je ne suis pas responsable de l'éducation de mes petites filles). Depuis que j'étais très petite, 5-6 ans je pense, je suis fan de ce personnage, qui a vécu, et que l'on a vu dans des films splendides. Je les ai tous vus, je pense.
Les chants de Noël parlent de lui aussi, de la crèche, des anges, des rois. Mais à la télé c'est en Anglais ou bien on ne comprend pas bien les paroles. Décevant. A Pâques c'est pareil, pas de Jésus Christ.
On est vraiment dans un monde laïque. Même si le président des Français devient Chanoine par le Pape. C'est un comble.
C'est qui qui décide à la télé ? Pour les programmes ?
Je passe.
Je crois que j'exagère. Car, il y eut des téléfilms avec crèches vivantes où des petits enfants racontaient à leur manière l'histoire de Noël. C'était mignon. Avec des petits garçons durs déguisés en ange pour l'occasion.
J'ai bien aimé. On a parlé aussi de Saint Nicolas dit Nikie. J'aime bien, aussi.

Sa meilleure photo, je crois.
Bien que je me sente un peu seule dans le site du Télégramme (les autres bloggers ont l'air si sérieux dans leurs notes) mais ce n'est pas grave car je le fais pour moi et pour Danaussi (qui me parle à l'occasion) ou bien MP qui ne m'oublie pas tout le temps, je vais continuer à conjuguer les mots et les images pour parler de ce qui me tient à coeur.
Quand je ne trouve pas les poèmes de Noël qui me conviennent, j'en fais moi-même. Tiens donc !
Noël santons
Bébé en cire
rose bonbon
La paille est douce
la vierge fond
Le boeuf sérieux
a l'oeil tout rond
Le temps s'étire
Noël c'est bon.
Bébé en douce
dans son giron
la mère est tendre
regard en rond
Joseph surveille
les environs
L'ambiance est rousse
Noël sent bon.
Doux cris des bêtes
âne et moutons
Les bergers veillent
sur l'enfançon
Au ciel les anges
au diapason
chantent en choeur
Noël c'est bon.

10:30 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Noël, Jésus, crèche, cadeaux, télé, film
19.12.2007
L'avenir des "vieux"

Le docteur Jean Maisondieu a encore frappé. M'a frappée.
Un article dans le Télégramme : Le Dr Maisondieu s'interroge sur l'avenir des vieux. Et qu'est-ce que je faisais, moi, au lieu d'aller écouter les colloques avec ce brave docteur ? Pour les 60 ans de Ty Yann vendredi dernier.
Pas grave, bien sûr. Mais le contenu de l'article m'interpelle vraiment. Et puis, j'avais songé à des trucs ces derniers temps. Je m'étais dit que je n'avais pas d'avenir. Les plus jeunes, oui. A mon âge, que je connais, je ne vois pas ce que je pourrais espérer. En plus, je ne comprends pas celles (c'est plutôt féminin) qui font comme si elles allaient vivre 100 ans et plus. Et puis, quand ça foire, ça leur retombe dessus. Cela ne me semblait pas l'idéal.
Je me sentais un avenir bouché, vraiment. Alors j'essayais de remplir ma vie avec des mots, des photos, des réflexions, des intérêts pour des choses bêtes (comme les mots croisés dans lesquels je fais des progrès) qui me font travailler la tête et la mémoire. Et puis...
Et Vlan ! Le docteur a des idées sur la question. Et il a raison, hélas. "... On cache les vieux car ils nous rappellent la mort. Eux-mêmes ne peuvent pas se voir parce qu'ils ont la même idéologie. Les seniors luttent pour montrer qu'ils sont toujours en bon état, en bonne santé et quand ils n'en peuvent plus, ils basculent dans la démence".
Je me parle souvent, et c'est vrai que je tiens à ma figure pas trop ridée (il y a pire) et quand j'ai vu à la télé une vieille dame qui disait qu'elle n'aimait pas sa tête toute ratatinée, je l'ai bien comprise. Ô combien.

Après la description d'une vision cynique (et réelle) de la vieillesse, Jean Maisondieu adoucit le tableau avec une lueur d'espoir : "Cela nous regarde tous modestement. Ce qui est important, c'est le regard qu'on porte sur les personnes âgées. Quand, dans la journée, tous les regards, se détournent de vous, c'est très difficile à vivre. On sait depuis longtemps, l'expérience des orphelinats roumains l'a montré, que les bébés ont besoin de contacts affectifs pour se développer, pourquoi ne serait-ce pas le cas aussi pour les vieux qui ont besoin d'attention et d'avenir. On peut essayer de faire passer ce message et supposer que les démences diminueront, que tout ne sera pas aussi implacable".


Hé ! Avenir. Les vieux ont besoin d'avenir.
Quand j'y avais pensé, j'avais fini par adhérer à l'idée d'éternité que véhicule la religion chrétienne. Cela m'arrangeait finalement. On n'y pense pas assez. Le présent nous préoccupe et l'avenir nous échappe. Physiquement, on ne se sent pas capable d'avenir. Les douleurs nous prennent trop de temps. Le travail il n'y en a plus. Les associations sont déjà pleines de gens "indispensables" qui n'ont pas envie de partager. Enfin, pas souvent.
Et puis, il y a peu de temps, il y avait discussion avec mes "nanas" de mon sport à la Fedethe. Les vieux dans les "maisons" les "foyers" ou bien chez eux plus ou moins abandonnés. J'en avais déduit qu'il fallait devenir "vieux" le plus tard possible. Bien comme idée ! Il faut s'occuper l'esprit et puis le corps quand c'est possible. Les aidants professionnels devraient encourager le vieux (si on veut) à faire des choses. Ne pas tout faire pour lui. Une MAPAD a fait une activité jardinage très récemment. J'en étais bien contente parce que mettre ses mains dans la terre c'est un réel bonheur. Voir les bulbes ou les petites graines pousser, ensuite, nous ramène peut-être à l'enfance mais qu'est-ce que c'est chouette. Revenir à l'enfance quand on est vieux ce n'est pas une maladie.
D'ailleurs, le souci de faire travailler, dans ce qu'ils savent faire, les seniors est une excellente idée. On a vu ça à la télé. Même si cela n'a pas été beaucoup suivi.
En attendant, je comprends mieux ma mère qui est tombée en Alzheimer à la mort de mon père. Il me reste à être vigilante pour ne pas baisser les bras, un jour. J'ai toujours peur, c'est vrai, mais je constate des petits progrès ici et là. Je me sens, un peu... utile.
Il faut toujours espérer... je crois.
Il est plus âgé que moi, qu'il est beau !Et il y a celui-ci, aussi
18:15 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Alzheimer, vieillir, espoir
13.12.2007
Encore un livre coup de coeur

Pascal Jardin, comme la "Citoyenne" de Frédérique Hébrard, je l'ai rencontré par le biais d'un livre que l'on m'a prêté. Avec forces recommandations. "Le Nain Jaune" et Pascal sont supers.
Je suis d'accord.

Je profite d'un matin tranquille. Je n'ai rien à faire d'urgent, juste une promenade au début de l'après-midi dans le vallon du Stangalard avec mon groupe de "éduqtoncoeur" de la Fedethe. Je rabâche, je sais.
J'ai eu une grosse coupure dans mes notes de blog, je sais aussi. Pourtant j'avais envie de le faire, mais j'attendais le coup de coeur phénoménal qui me pousse fortement à taper une note. Non, ce n'est pas le manque de commentaires qui me gênent. Je regarde, à l'occasion, le nombre de visiteurs tout en me demandant ce qu'ils regardent vraiment, et tout et tout.
Radio Nostalgie en route, je suis devant mon écran les doigts sur le clavier, et je pianote.

Je lis peu chaque jour de ce "Nain jaune" mais c'est tellement prodigieux cette histoire ainsi que le style de Pascal. Je viens de regarder Wikipedia et je suis déjà triste qu'il nous ait quitté cette année où j'ai perdu mon père. J'étais plus jeune que Pascal, mais lui avait 21 ans de moins que mon père. C'est fou !
C'est vrai qu'à côté de ce qui bouge sur Internet (les attaques contre la Star Ac, contre le gouvernement, contre tout ce qui change... ) ce livre est plus important et source de profondes réflexions. Même si Pascal Jardin dit, comme son père, être particulièrement incroyant, cela ne me choque pas plus que ça. Bizarrement, certains croyants me choquent parfois. J'ai vu les téléfilms sur Jean Paul II, j'en ai parlé, et cela n'a ému personne autour de moi. Quel dommage. (C'était une extraordinaire production, l'acteur qui l'incarnait était génial et je suis devenue fan de Jean Paul II. Enfin, presque.)

Pascal a écrit les scénarios de plein de films connus. C'est splendide. Voir dans Wikipedia.
Dans "Le Nain jaune" il raconte tout ce qu'il a dans le coeur sur son père. Je parlerai dans une autre note de certains sujets du livre mais sur la fin il résume bien des choses, avec son merveilleux style inoubliable.
"Inventeur, destructeur, conteur prodigieux d'une vie qui n'était extraordinaire que parce qu'elle était la sienne, et qu'il savait la reprendre au bond et la transfiguer, la faire rebondir et la réinventer, mon père était un génie que j'imagine souvent une balle à la main. Peut-être parce que, dans mon premier souvenir de lui, il ramassait une balle (de tennis) dans les derniers beaux jours de l'avant-guerre, ou peut-être parce qu'il était un joueur exquis qui désarmait le destin à grands coups de raquette folle. Personne n'a eu mon père ! Même pas mes frères, même pas ma mère. Je suis le seul à l'avoir vu et aimé sur toutes les coutures. Je l'ai vu Guignol, je l'ai vu Roi Lear, et je me souviens de lui du temps qu'il était un jeune Cid de province, un héros de Giraudoux, qui rêvait d'humanisme, d'une France superbe et d'une Europe immense. Plus le temps nous sépare et plus il nous rapproche. Un jour, nous nous retrouverons. Je lui prendrai le bras car il sera fatigué, et, mort plus jeune que lui, je resterai son cadet. Nous marcherons ensemble dans le vert paradis de nos rêves communs, au milieu de nuages comme des cathédrales émergeant des blés murs, de Parthénons chrétiens, tous peints à nos couleurs. Nous parlerons encore de nos femmes humaines, et puis nous rêverons Dieu comme si l'on y croyait."
Comme ma fille qui m'a prêté le livre, j'aime infiniment les dernières phrases. J'avais tiqué sur "mort plus jeune que lui, je resterai son cadet". Je ne comprenais pas bien. Si, le livre est sorti en 1979, Pascal était malade. Fin d'écriture à Paris le 9 novembre 1976, puis 22 mai 1978. Ce besoin de dater les choses. Comme j'aime Pascal Jardin.
Désolée, j'ai encore évoqué la mort. Pas grave, elle est notre ombre fidèle qui nous soulagera le jour venu.
Internet en bref :
Pascal Jardin
Naissance 14 mai 1934 à Paris - Décès le 30 juillet 1980 à Paris - Activité romancier, scénariste Nationalité français Œuvres principales "Le nain jaune" et Le Vieux fusil -
Récompenses Grand Prix du roman de l'Académie française
Il est le fils de Jean Jardin, alias le nain jaune, directeur de cabinet et éminence grise de Pierre Laval pendant l'occupation sous le gouvernement de Vichy, ce qui inspirera à Jardin un très beau livre, La Guerre à neuf ans.
Père d'Alexandre Jardin, écrivain.
09:55 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : lire, père, amour, filial, héritage







