« 2008-01 | Page d'accueil | 2008-03 »
29.02.2008
Kilimandjaro : au-delà des limites
Superbe ! Merveilleux ! Impressionnant ! Que j'ai aimé le documentaire de Tf1 qui a concurrencé NCIS si loué par tant de gens. Je ne sais pas encore qui a été le plus regardé, et je m'en fiche un peu. Moi, j'ai bien aimé ce docu.

J'ai récupéré les infos du site tf1.fr. Les aveugles pouvaient suivre le film grâce à l'audiovision, ainsi que les sourds comme d'habitude avec les sous-titres. L'audiovision ajoute un commentaire off qui explique ce qui se passe à l'image.
Voici mes infos relevées sur Internet (merci Internet) :
"Laissons-nous donc tenter par cette proposition télévisuelle qui laisse sur une formidable impression de bonheur."
C'est peut-être trop tard, mais j'espère qu'il y aura des rediffusions.
Un groupe de 10 personnes va relever un défi unique. Quatre femmes et six hommes, tous atteints d'un handicap moteur ou sensoriel, se lancent à l'assaut du Kilimandjaro. Seuls, ils n'ont aucune chance. Ensemble, ils vont tout tenter pour réussir.
10% des Français sont atteints d'un handicap. Habitués à relever de véritables défis au quotidien, 10 d'entre eux se sont lancés un challenge incroyable, une aventure extrême : gravir le Kilimandjaro, à près de 6000 mètres d'altitude, convoité chaque année par des milliers de randonneurs. Le Kilimandjaro est une ascension difficile, parfois risquée : 6 personnes sur 10 échouent.
Eric, 43 ans, Catherine, 44 ans, Guillain, 24 ans, Salima, 25 ans, Bastien, 29 ans, Jean-Michel, 49 ans, Sofia, 33 ans, Nicolas, 43 ans, Yolaine, 34 ans et Sébastien, 25 ans, ont ainsi participé à une aventure hors du commun. Ils savent qu'ils ne peuvent pas accomplir cet exploit individuellement. Ensemble, ils sont plus forts. S'ils s'entraident et forment une équipe solidaire, ils pourront, peut-être, réussir... Ils n'ont rien à gagner, juste prouver qu'ils en sont capables.
A 7000 km de chez eux, en Tanzanie, dans un environnement qui leur est jusque-là inconnu, ils vont traverser ensemble la savane sur une centaine de kilomètres pour gravir le plus haut sommet d'Afrique. Encadrés par 4 guides et 2 médecins expérimentés, ces dix participants espèrent, au-delà de leurs limites et bien au-delà de leur handicap, accomplir un exploit collectif admirable. Seuls la solidarité et le courage auront raison des kilomètres parcourus et des 4 000 mètres de dénivelés qui les attendent.
Kilimandjaro : Au-delà des limites est un documentaire exceptionnel, réalisé par 2P2L, qui par sa force, oblige à changer nos regards sur le handicap.
Le regard de Jérôme Caza :
Ancien JRI, coutumier du documentaire d'immersion et des raids aventures, Jérôme Caza était le candidat idéal pour produire et réaliser Kilimandjaro, au-delà des limites cette aventure de 10 personnes handicapées se lançant à l'assaut du plus haut sommet d'Afrique !
"Il n'y avait aucune ambiguïté sur notre objectif: Je savais que jamais nous n'irions vers l'indigne, le racoleur. Je voulais une écriture documentaire et je savais qu'elle ne serait pas corrompue. Les participants nous ont fait confiance. Jamais pendant ces 23 jours de raid ils ne nous ont demandé d'arrêter la caméra.
Pendant le tournage, mon obsession a été d'aller chercher la vérité du moment et ne pas faire ressentir la pesanteur des contraintes techniques. La production devait se faire la plus discrète possible pour ne pas entraver la réalité de l'aventure."
Pas question de transformer la piste en studio de télévision. Côté réalisation, Jérôme Caza disposait en tout de 4 caméras, jamais plus de 2 simultanément, avec un cadrage le plus souvent à l'épaule. Jérôme Caza souhaitait une écriture cinématographique, "c'est-à-dire que la caméra prend une certaine distance avec l'objet filmé, précise-t-il. Cette distance permettait aussi aux participants de sentir un peu moins le poids de la technique. Nous avons souvent travaillé à la longue focale, en prenant le temps de laisser les scènes arriver, les dialogues se nouer."
En outre, l'image se devait d'être à la hauteur des sublimes décors naturels d'Afrique et le réalisateur s'est donc autorisé quelques plans depuis un hélicoptère.
Au final, un film positif et inspirant qui donne la "patate" ! "On y voit que la détermination peut transporter les hommes et les femmes, poursuit Jérôme Caza. Souvent, je me suis dit « quelle histoire !". Les protagonistes de ce récit tour à tour joyeux et bouleversant devraient faire regretter à bien des chefs d'entreprise de ne pas les avoir embauchés !
Dans ma longue expérience de reporter, j'ai souvent pleuré derrière ma caméra mais je n'avais pas été transporté de la sorte depuis longtemps. J'ai été bouleversé d'émotion en voyant pour la première fois ce groupe s'élancer dans l'inconnu ! Cela restera une grande chance pour moi d'avoir pu raconter leur périple."
J'ai beaucoup apprécié Sébastien, mal-entendant et super beau garçon. Un caractère très chouette. Il a été le rayon de soleil de ma soirée.
Sofia, sourde et tellement douée, mais très handicapée pour suivre les conversations des autres. Elle a tenu bon et a réussi à finir l'aventure.
Jean-Michel, père de famille et polyo depuis très jeune. Très fort, très chouette et aidant bien les autres, surtout la jeune aveugle qui pleurait souvent. Il a atteint le sommet du Kilimandjaro et y a déposé la photo de sa famille sur le panneau qui indique le sommet. Il a eu du mal, mais il l'a fait. Chapeau Jean-Michel !
Yolaine n'avait peut-être pas le meilleur caractère chez les filles, mais elle était très handicapée pour marcher. Depuis son accident de moto elle ne faisait pas plus de 45 minutes de marche par jour. Elle a fait 1h, puis 2h10 puis... plus et plus. Le dernier jour il fallait faire 10 heures de marche pour atteindre le sommet. Elle ne les a pas fait, pour raison médicale. Les médecins n'étaient pas d'accord qu'elle poursuive.
Guillain était comme Yolaine avec ses deux jambes toutes raides. Il a arrêté avec Yolaine et Catherine (qui a fait la route avec une seule jambe et des cannes). Seigneur, quand je pense que je me plaignais aujourd'hui parce que j'avais des douleurs lombaires en marchant. J'ai d'ailleurs dit à quelqu'un qu'il y avait toujours pire. Le pire du pire, je ne sais pas ce que c'est. Mais je sais que ça existe. Ces jeunes ont été de merveilleux exemples. Même la jeune aveugle qui a arrêté la première. Je comprenais que ce devait être très dur pour elle de ne pas voir le paysage, les animaux et d'entendre les commentaires des autres. Il faut une force de caractère exceptionnelle pour passer au-dessus. Elle n'était peut-être pas prête.
Je vais dormir, maintenant. 23:45 Publié dans Handicap | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : sport, montagne, exploit, handicap
26.02.2008
Cinéma et fables
Lassée de l'actualité, et de cris de commères de tous bords, je me complais à voir des films. J'ai vu "Paris" de Cédric Klapish et j'attends avec impatience "Bienvenue chez les Chtis". Et même certains films américains qui vont bien me détendre. J'en parlerai dans une autre note.

Et voici une fable :
Ne pas confondre avec des faits existants ou ayant existé. Quoique... Quoique...
Nous sommes tous des grenouilles. Quelque part...

Les grenouilles se lassant
De l'état démocratique,
Par leurs clameurs firent tant
Que Jupin les soumit au pouvoir monarchique.
Il leur tomba du ciel un roi tout pacifique;
Ce roi fit toutefois un tel bruit en tombant,
Que la gent marécageuse,
Gent fort sotte et fort peureuse,
S'alla cacher sous les eaux,
Dans les joncs, dans les roseaux,
Dans les trous du marécage,
Sans oser de longtemps regarder au visage
Celui qu'elles croyaient être un géant nouveau.
Or c'était un soliveau,
De qui la gravité fit peur à la première
Qui, de le voir s'aventurant,
Osa bien quitter sa tanière.
Elle approcha, mais en tremblant;
Une autre la suivit, une autre en fit autant.
Il en vint une fourmilière;
Et leur troupe à la fin se rendit familière
Jusqu'à sauter sur l'épaule du roi.
Le bon sire le souffre, et se tient toujours coi.
Jupin en a bientôt la cervelle rompue;
"Donnez-nous, dit ce peuple, un roi qui se remue."
Le monarque des dieux leur envoie une grue,
Qui les croque, qui les tue,
Qui les gobe à son plaisir;
Et grenouilles de se plaindre,
Et Jupin de leur dire : "Eh quoi ? votre désir
A ses lois croit-il nous astreindre ?
Vous avez dû premièrement
Garder votre gouvernement;
Mais, ne l'ayant pas fait, il vous devait suffire
Que votre premier roi fût débonnaire et doux
De celui-ci contentez-vous,
De peur d'en rencontrer un pire."
Jean de La Fontaine
Arrêtons de coasser, de peur d'en rencontrer un pire.
Faudra que j'essaie de réécrire la fable en style populaire avec argot et Cie. J'ai fait une fois, et depuis... rien. C'était drôle. Oui, oui.
A suivre...
Je suis une mignonne grenouille sans voix. 11:55 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : média, actualité
25.02.2008
La force des mots

Je suis frappée, de temps en temps par le côté judicieux des choix de téléfilm selon l’air du temps. Par exemple, en accord avec les nombreux sujets de discussion à la télé ou dans les médias concernent l’école, le problème des quartiers difficiles, et l’alphabétisation nécessaire… D’autres fois c’est autre chose dont on entend parler, et vlan, le téléfilm arrive. De même on voit beaucoup de maghrébins partout, dans des rôles que je dirais de premier plan. Et j’aime beaucoup cette idée, qu’ils soient avocats, procureurs, policiers, professeurs, savants. Mais à côté, il y a pas mal de gens qui ont des comportements à la limite du racisme. Peu, mais il y en a.
Entre nous, qu’est-ce que je rigole lorsque Nagui parle de lui en tant qu’Arabe dans son jeu de chaque midi sur France 2. J’adore, vraiment. Sur une chaîne du câble il y a eu un feuilleton où il n’y a que des Beurs. Et c’était super drôle. Les Césars ont été intéressants question de ça cette année comme depuis quelques années, si ma mémoire est bonne. "La graine et le mulet" cette année.

J’ai déjà vu des téléfilms aussi intéressants dans le domaine de l’éducation des jeunes de familles en difficulté. Et j’aime beaucoup. Je me plains de ma pauvre mémoire qui n’est pas capable de tout garder. Heureusement, j’ai Internet et mes petits fichiers et mes recherches sur Internet (maintenant que j’ai compris comment ça fonctionnait). Je retrouverai mes notes. Déjà ça.
J’ai donc trouvé un petit bijou avec ce vieil homme (genre métisse noir américain) au sourire charmant. J’ai fondu.

Lorsque les enfants qui venaient dans sa « salle de lecture » réclamaient autre chose, il ne se départissait pas de son calme et, sans faire de morale, il essayait de faire plaisir à ses clients. Les boissons étaient gratuites, le prêt des livres était gratuit. Et malgré sa bonhomie il ne semblait pas d’une faiblesse coupable. Tout le monde progressait. Même la maman (une noire revêche) d’un petit garçon qui apprenait à lire a fini par s’adoucir.
C’était très fort, je trouve. Tous les personnages étaient magnifiques de simplicité et de réalité.
La fin tient du miracle. Miracle de l'amour, bien sûr. Je n'ai pas regretté mon temps soit-disant perdu devant ma télévision.
Faut-il que je signale que je suis pure bretonne détestant le racisme. Quel qu'il soit. Que ça fait du bien d'être positive.

INTERNET :
La force des mots : Téléfilm dramatique
Date de diffusion : jeudi 21 février
Horaire : 15:20 - Durée : 1h40 Acteur : Joanna Cassidy, Monique Coleman, James Earl Jones
Réalisateur : Georg Stanford Brown
Histoire : A la mort de sa femme, un homme met tout en oeuvre pour réaliser ses dernières volontés : ouvrir une salle de lecture. Des difficultés surviennent.
Résumé : William Campbell, un homme d'affaires à la retraite, vient de perdre son épouse. Avant de mourir, celle-ci, qui fut toute sa vie soucieuse de l'instruction des plus démunis, lui a fait jurer de mettre tout en oeuvre pour ouvrir une vaste salle de lecture au centre de leur petite ville. William va multiplier les démarches pour pouvoir tenir sa promesse. Mais les choses ne sont pas aussi simples. Malgré le côté indiscutablement pédagogique et altruiste du projet, et la bonne volonté de William, les jalousies ne tardent pas à apparaître. Les voisins tentent de faire retarder le projet...
19:05 Publié dans Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : racisme, alphabétisation, téléfilms, amour, enfants
18.02.2008
A TéléBrest j'ai vu
Hier, j'ai regardé, par hasard, un film sur TéléBrest, sur le Cable. Je voyais un jeune homme fin qui ramait, qui ramait. Un autre qui annonçait qu'il quittait l'aventure, traverser l'Atlantique à la rame. Très vaguement, j'ai vu que le jeune homme trouvait un autre compagnon en la personne d'un Anglais Jéremy. Le Français c'était Sébastien, aidé par divers sponsors Lorrains. 
Le film, le Troisième Monde, a été fait après l'aventure. Parce qu'il y a bel et bien eu une aventure avec les deux jeunes. Jérémy, 23 ans et Sébastien 27. (Je me suis faite aider par Internet, naturellement.)

Jeremy a accepté de remplacer l'ancien compagnon de Sébastien. Physiquement ils étaient fort différents : Sébastien très fin, rameur confirmé et Jeremy, marin blond genre viking torse large et apparemment mieux nourri que son compagnon. Je ne veux pas dire qu'il était gros, du tout. Il était jeune.
Ce qui m'a particulièrement frappée : Après bien des tempêtes et en manque de nourriture correcte, ils avaient reçu les rations pour finir le périple. Et voilà que Sébastien, qui avait perdu le tiers de son poids, est fatigué à tel point qu'il ne peut plus ramer. Ramer à deux est obligatoire pour avancer. Jeremy téléphone à son père pour lui parler du problème, et le père lui répond qu'il doit partager et donner à Sébastien la moitié de sa ration journalière. Et c'est ce qu'il a fait. Sébastien se remit sans problème de sa grosse fatigue.
Pour terminer, peu avant d'arriver au terme de la course, ils ramèrent sans rien manger pendant 5 jours. Quel expérience extraordinaire ! Quel courage chez ces jeunes garçons.

INTERNET :
Le troisième monde
L'histoire vrai de deux rameurs hors pair. Le troisième monde est un moyen metrage de 52 mn, mettant en scène l'aventure de deux jeunes rameurs : Sebastien Lefebvre et Jeremy Hinton, qui se connaissant à peine se sont lancés dans la traversée de l'Atlantique à la rame.
Le Troisième Monde est l'histoire incroyable de deux jeunes; un français de 27 ans, Sébastien Lefebvre, et un anglais de 23 ans, Jeremy Hinton. Le hasard de la vie et la confiance en l'autre les ont fait se rencontrer. Ils ne se connaissent que depuis quelques heures, ne parlent pas la même langue, n'ont pas le même physique ni la même approche de la navigation et de la vie en général. Jeremy est un marin... pas Sébastien. Jeremy n'a jamais tenu une rame de sa vie; Sébastien lui apprendra la technique de la rame en une demie heure, avant le jour J.
Ensemble, le 22 octobre 2003 à 7h00 du matin à l'ïle de la Gomera ils prennent le départ de l'une des épreuves sportives les plus difficiles du monde : la traversée de l'Atlantique à la rame.
« J’avoue qu’au début, je n’y croyais pas vraiment » confie Sébastien Lefebvre à quelques jours de la sortie du film relatant son aventure de trois mois dans l’océan atlantique. Rappelez-vous, en octobre 2003, Sébastien et son coéquipier Grégory Loret s’élancent des îles Canaries afin de relier la Barbade à la rame (5 200 kms).
13:05 Publié dans Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sport, mer, courage, aventure
16.02.2008
La France serait-elle ingouvernable ?
Ceci est un Edito écrit par un Président d'association de poésie et d'art à la fin 2006. C'est presque vieux. Aujourd'hui c'est un peu comme ça, même pire. Je ne veux pas faire de commentaire supplémentaire de peur que l'on ne me traite de "triste" comme une certaine fois.

Notre belle France, notre terre natale, notre patrie n'est plus douce. Elle est peuplée de 62 millions d'habitants, soit, apparemment, autant de sujets de mécontentement. Mis à part peut-être les nourrissons qui tètent encore leur mère et les seniors qui préfèrent ne se souvenir de rien.
Les jeunes refusent les règles communes, contestent tout, protestent avant même de chercher à comprendre. Alors, quel avenir pour cette France que j'ai connue dynamique, pleine d'allant, optimiste et fière ?
Contrairement à ce que voudraient faire croire d'aucuns, l'horizon n'est pas bouché. Il y a encore des rêves et des espoirs au-delà des courtes vues. Mais que les oiseaux de mauvais augure cessent de dénigrer tout et n'importe quoi, de refuser tout changement, de camper sur leurs acquis et leur petit confort.
Qu'ils fassent comme "nos" humoristes (ceux de l'association) : prendre la vie à la blague, au lieu de cultiver la sinistrose et le bras de fer permanent. Car il y aura des pots cassés à payer. Et qui d'ailleurs les paiera ? Je vous le demande...
Faudrait que les "Français" réfléchissent avant d'agir n'importe comment, c'est-à-dire en tort et de travers, et qu'ils tournent sept fois leur langue dans leur bouche, avant de parler n'importe comment, c'est-à-dire par borborygmes.

Je pense poster des textes plus courts. Voilà, quoi ! Si quelqu'un me lit. Ohé du bateau ! J'espère que j'prends pas l'eau ! Oh, ho, hoho !

19:25 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : positif, négatif, humour, respect
poème liberté
Envie de partager un poème écrit en Atelier sur le net. Thème : la liberté. Finalement, j'ai sorti des choses intimes. Et puis, je trouve que la liberté est importante, pour laisser respirer tout un chacun et pour choisir sa propre route.

La liberté c'est quoi ?
Stylo, crayon et gomme
Pour toutes les ratures.
Je n'suis plus bonne pomme
J'veux pas finir en confitures.
La liberté c'est quoi ?
Ouvrir un livre
Le refermer
Ne pas aimer ?
Sans la liberté, je suis coi.
Ma liberté commence
Je suis partie
Sans un regret
Le chat aussi
Monde douillet
La liberté, ma chance !
Ô liberté chérie
Ma désinvolture
L'ai pas regrettée
Dans l'écriture
Me suis confiée
Ma liberté... série.

J'en un autre assez virulent pour une prochaine fois. Si quelqu'un me lit, hein ?
10:45 Publié dans Moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écrire, philosophie, soi, solitude, chat
06.02.2008
Ateliers mémoire contre l'isolement

C'est l'image du vieillard inconnu. Comme le soldat.
J'ai beaucoup aimé le titre de l'article dans le Télégramme de ce matin : Retraités. Des ateliers mémoire contre l'isolement.
J'étais restée coincée entre l'article de mon cher Docteur Maisondieu et la rectification du Professoir Goas sur la maladie d'Alzheimer. Et voilà que cet article me rappelle que j'ai fait l'an dernier un atelier mémoire très mémorable. Même si j'ai loupé deux ou trois séances, j'ai beaucoup aimé y aller. Fallait juste que j'ai la tête à ça, parce que c'est mieux si on peut se concentrer.
J'en ai déjà parlé dans ma note "Mémoire quand tu nous tiens" ou quelque chose comme ça, en avril 2007 dans la rubrique "ma ville".

Je recommande cet atelier parce que le problème de mémoire nous gêne un peu ou beaucoup et nous fait peur aussi, bien que quelqu'un viendra nous dire que cela n'a rien à voir avec Alzheimer. C'est quand même difficile à vivre surtout si on a eu dans sa jeunesse une excellente mémoire. D'autant plus dur. Je n'accepte pas bien le fait de ne pas me souvenir d'un mot que je connais, d'un nom que je devrais connaître de quelqu'un que je vois dans ma tête mais sur lequel aucun nom ne vient.
Dur pour quelqu'un qui fait de la généalogie. Quoique, en généalogie je me souviens de beaucoup de noms, même si je fais la généalogie de proches, normalement, je sais qui est de la famille de qui. N'est-ce pas les filles ?

Isolement. Oui, oublier cela isole. Et le fait d'être seul n'arrange pas la mémoire, parce que l'on ne pratique pas beaucoup.
Je pense que le défaut de mémoire est déjà un problème. Au lieu de s'apitoyer sur le pourcentage d'Alzheimer qu'il va y avoir dans dix ans ou vingt ans, faudrait s'attaquer déjà aux problèmes de mémoires des retraités.
C'est ce que fait l'ORB et je me réjouis que ça existe et que je l'aie fait. Il y avait justement Raymond Gaudé, le responsable des ateliers mémoire. Très sympa Raymond. Et nous étions un groupe très chaleureux bien coachés par Raymond et sa charmante co-animatrice. Christine, je crois, mais je ne suis pas sûre. J'ai oublié de noter.
Je vais vous dire. Si je pense que c'est Christine c'est qu'elle était très mince comme une Christine que je connais. J'avais donc fait la relation pour me souvenir de son prénom. Le nom de famille vient de me revenir, mais je ne le dirai pas.

Avant de participer, la petite neuropsychologue a été adorable avec moi. J'avais peur d'avoir un mauvais résultat dans les tests (simples) qu'elle donnait. Non, pas du tout, j'étais presque excellente. En dépit du problème d'oubli de temps à autre dans ma vraie vie.
Depuis, j'ai fait plein de mots croisés, avec succès. Surtout si je suis détendue. Faut pas s'énerver, jamais.
Dans l'atelier, Je me suis aperçue que j'étais capable de mémoriser une liste de mots, correspondant à des choses connues, et de les écrire sur un papier. Souvent, j'écris dans mon agenda, mais je ne regarde pas. Je pense que je mémorise vraiment mieux.
Il y a des moments où j'en suis sûre, bien que j'angoisse toujours un peu. Je ne devrais pas. Ce n'est pas grave. Il ne faut pas être trop perfectionniste, c'est mauvais. Même chez les jeunes.

Il y a encore de la place. Faut s'inscrire à
Office des retraités de Brest
12, 14 rue Fautras
Tel. 02 98 80 30 03
Courriel : office-retraites-brest@wanadoo.fr

Je répète. J'ai tort de m'inquiéter, j'ai tort de m'énerver, j'ai tort de ne pas être cool. Même si ma mère a fini comme une Alzheimer. J'ai tort de m'inquiéter...
11:05 Publié dans Ma ville | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mémoire, alzheimer, retraite, isolement, vieillir
03.02.2008
Bientôt le Printemps des poètes
Du 3 au 16 mars, c'est le Printemps des poètes. Cette année c'est chouette : on pourra offrir nos poèmes ou des poésies que l'on aime, au facteur, à l'épicière, aux voisins... enfin, à tout le monde. C'est pas beau, ça ?
Je ne sais plus si j'ai mis celui-ci. Je l'avais écrit lors du Printemps des Poètes sur la Ville : On s'était drôlement démenés, furieusement démenés.

Intro :
Les vieux écrivent des poèmes
Ô ma ville, toi tu les aimes
Au diable pour moi, les mots croisés.
Je sais, je sais, y a trop de pieds.
Ma ville mémoire
Tes vieux aussi sont ta mémoire
Pas l'obélisque aux quelques noms
Ni les ruines rares qui ornent ton front
Ma tête à moi n'est pas passoire
J'ai vu, enfant, s'ouvrir ton pont.
Les vieux n'ont pas tous têtes folles
Les blancs cheveux sans déraison
courent les rues, et en chanson
Ils tiennent ça des années folles
Moins folles avant, ça j'en réponds.
Les vieux à la grande sagesse
Ont fait de toi ce que tu es
Ne sont pas encore si niais
Peuvent encore faire la richesse
De ville haute que tu es.
Les vieux t'aiment infiniment
A toi, ils sont toujours fidèles
T'ont connue quand t'étais moins belle
Sous les fleurs s'assoient longuement
Jardin de Siam qui étincelle.
Je ne suis pas ce Baudelaire
Qui écrivit beau Madrigal
En plein milieu des Fleurs du Mal
Tant pis pour toi ma toute chère
Tu as mon cœur, et c'est égal.
Les vieux écrivent des poèmes
Au lieu de faire des mots croisés
Y mettent cœurs un peu brisés
Ô ma ville, toi tu les aimes
Leurs yeux pour toi sont irisés.

A plus
22:15 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poésie, ville, souvenirs







