« 2008-05 | Page d'accueil | 2008-07 »
30.06.2008
Tabarly for ever
J’ai vu un film, et c'est la fête du cinéma. Cela me donne l'occasion de voir plusieurs films sur trois jours. C'est très chouette.
Et puis... j'ai été voir "Tabarly" pour commencer. Une idée comme ça. J'aimais beaucoup cet homme que j'ai plus ou moins suivi dans les années 60 et 70. Quand j'étais jeune.
Le fait que le film soit produit par Jacques Perrin était de bonne augure. Yann Tiersen pour la musique, super !


Bizarrement, j'ai cru entendre au début du film un arrangement de Tiersen sur la mélodie de Fanny de Laninon. Je connais la chanson. Mon beau-frère chantait cette chanson à tous les repas de famille aux alentours de 1960. C'est vieux, mais c'est ancré dans mes souvenirs. Au début du film, la musique était très jolie et accompagnait les images du vieux Pen Duick. J'étais charmée. voir en fin de note : Yann Tiersen.
Les différents monocoques Pen Duick de couleurs noire et blanche très brillants me faisaient songer à une superbe baleine de la même couleur. J'ai toujours aimé ces bêtes.
La vie d'Eric Tabarly s'est déroulée devant nos yeux et dans nos oreilles avec ses courses (vent fort et mer terrible) et ses records (présidés par plus de modestie encore), puis sa petite vie de famille avec une femme très intelligente et douce et une petite fille naturelle et forte. C'était très beau. Une envie d'acheter le DVD lorsque ce sera possible.
C’est alors que je me souviens avoir enregistré sur cassette vidéo une émission sur Tabarly. Belles images, belle mer, belle histoire. Thalassa, peut-être ? Mon lecteur vidéo a bien vieilli et je suis inondée de cassettes vidéo que je ne peux pas voir. Je le crains.
A la fin du film, émotion à la barre. Pour le centenaire de Pen Duick, fête en Bretagne avant d'aller en Irlande pour une raison bien précise : le vieux Pen Duick a été fabriqué par un fameux irlandais (?).
Au cours d'un repas de fête, Eric chante "Fanny de Laninon", la caméra le filme jusqu'au bout, jusqu'au fameux "trou dans l'eau". Je suis émue, de l'eau salée au bord des yeux.
Juste après la fin de la chanson tombe le communiqué de la mort d'Eric, tombé à l'eau et perdu en mer dans la mer d'Irlande, bêtement, mais peut-être en accord avec ce qu'il a dit sur sa mort éventuelle. C'est la mort qu'il s'est souhaité. Dans la mer.
Le générique est arrivé, j'ai essayé de calmer mon chagrin. Pourquoi suis-je sensible comme ça ? Je ne sais pas bien. Je cherche.
En tous cas, il faut voir le film. Vraiment ! Moi, j'ai adoré.
Trouvé sur Internet :

Encore plus que par le grand navigateur, Yann Tiersen est frappé par le personnage. « Des gens comme lui, il n'y en a plus beaucoup. Avec une franchise dans le propos. Une honnêteté. Une intégrité. » Il décide de mettre une parenthèse à son travail en cours et « d'enregistrer un portrait instrumental du bonhomme ».
« M'imprégner du personnage »
Comme souvent, avec le musicien, cela ne vient pas immédiatement, dans la foulée. « Je m'étais engagé, mais je n'y arrivais pas trop. Il a fallu que je m'imprègne du personnage. Pour lui rendre une sorte d'hommage. » C'est à Ouessant, où Yann Tiersen se réfugie dès qu'il le peut, que les musiques vont naître. En décembre. Sur une période très courte. « Je n'avais plus touché au piano depuis deux ans. D'autant que je ne l'utilise pas trop pour le prochain album. Je m'y suis remis. Et cela donne des morceaux assez épurés. J'ai aussi utilisé le thème d'une chanson de Pierre Mac Orlan que Tabarly interprète : Fanny de Laninon. Pendant un mois, j'ai l'impression d'avoir quasiment vécu avec Tabarly. »
(Extrait d’un article dans Ouest-France)
13:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mer, voile, film, Tabarly, émotion, images
27.06.2008
Pique-nique à Plougastel

Le pique-nique annuel du programme "Educ'ton cœur" a eu lieu, et m'a laissé une impression de plaisir. J'ai fait quelques rares photos. J'attends d'autres que je n'ai pu récupérer par Internet.
Je fais partie, depuis mars 2007, au programme Educ'ton cœur de la FEDETHE. J'ai de la chance d'être encore là et j'espère que le programme pourra continuer pour tous ceux qui en ont besoin.
Fédéthé 29 16, rue Alexandre Ribot
29200 Brest
06 74 92 41 91

Voilà, c'est fait. Après avoir marché le vendredi soir avec mon petit groupe, au cours duquel je n'ai fait que me plaindre (ça en devient risible, j'ai conscience), je me suis préparée samedi 21 juin au matin en me disant qu'après tout je n'avais pas mal nulle part et le temps ne devait pas être mauvais selon la météo.
Zut, la pluie s'est mise à tomber, mais c'était une ondée crachinante seulement, ce qui ne touche pas mon moral. Pas de quoi se décourager. Je me suis mis un chapeau sur la tête avant de joindre ma voiture pour aller au rendez-vous. Mon repas avait été préparé dans les règles de l'art diététique seriné par Vanessa depuis plus d'un an pour moi. C'est dur à rentrer la théorie, mais ça rentre.
Je me disais, quand même : "je demanderai où on mangera, si ça ne va pas je les laisserai pour rejoindre le lieu de pique-nique". Ce ne fut pas possible, même si j'avais voulu.
Mon sac n'est pas lourd et ne pèse guère sur le dos, en dépit de la présence de la petite bouteille d'eau. On me dit toujours qu'il faut boire et je n'en vois pas souvent l'utilité. Là, j'ai transpiré abondamment et ai trouvé l'utilité de la bouteille d'eau. C'était super bon.
La marche était dure par moment à cause des collines à monter. J'ai eu une pensée pour le Kilimandjaro et, non, je ne suis pas aussi courageuse que les handicapés qui l'ont gravi récemment.
Je n'étais pas la dernière, et c'est ce qui m'a aidé. Si c'était dur et que je me sentais haletante je ralentissais tout en regardant ceux qui étaient derrière moi. Ils ralentissaient aussi. Pas très glorieux comme procédé, mais enfin cela s'est très bien passé pour moi. Avoir le sentiment d'avoir fait effort sans avoir eu le problème d'essoufflement habituel, ce fut très agréable.
Jérôme, notre coach sportif, était déçu d'avoir dû écourter la marche. Nous avons mis trop de temps. Ben, dommage. Nous aurions pu marcher plus longtemps.
Le temps était idéal, nuages qui laissaient peu de rayons passer, et nous aurions pu marcher plus longtemps, j'en suis sûre. Nous avions chaud à marcher, et c'est tout.
Ce qui est bien, aussi, c'est le rapport humain entre les participants. Nous nous reconnaissons, parfois, depuis les fois où nous avons fait partie d'une réunion, de l'Assemblée Générale, etc... Certains groupes se solidifient et entretiennent des liens amicaux. Je fais partie cette fois d'un groupe qui s'est formé en 2007. Mon groupe de 2007 a disparu. Dommage.
une photo de mon ancien groupe. Et puis, on a eu l'occasion de retrouver Céline notre ancienne coach de sport qui est en maladie jusqu'à la rentrée. Elle est mignonne et super gentille. Elle reviendra, mais moi où serais-je ?
(j'ai reçu hier une pub de ma complémentaire santé qui encourage à bouger etc... Le souci est que tout seul ce n'est pas évident. Qui n'a pas un vélo d'appartement et qui ne s'en sert pratiquement jamais ? J'entends ça souvent. Je vais essayer de bouger mes meubles et y mettre un vélo. J'espère que je l'utiliserai, ne serait-ce que pour dépenser des calories. Et puis j’ai un projet de marche pour l’année prochaine dans le cadre d’une association. J’espère vraiment que j’y arriverai.)

Mon nouveau groupe a fait effort pour m'intégrer et je les remercie de tout cœur. J'avais remarqué tout de suite qu'elles faisaient un effort pour se souvenir de mon prénom. J'ai trouvé ça bien agréable. J'essaie de me souvenir de leur prénom, aussi. Ce n'est pas toujours évident, mais j'y arrive. J'ai fait des mélanges au début. Mais je pense avoir réussi à mémoriser. Et puis, elles sont chaleureuses, sympas, intéressantes, vivantes. Courageuses aussi, surtout avec moi et ma manie de me plaindre de mes manques. Je suis sur la bonne voie.
Bon, j'ai conscience que c'est long. J'arrête là.
14:05 Publié dans Bouge ton corps | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, marcher, sport, humanité, plaisir
26.06.2008
le bonheur dans la vie
J'ai piqué cette note de mon blog dans Psychologies.com que j'ai abandonné depuis quelque temps. C'était en avril 2008 : 
"Il peut arriver à chacun de se sentir, intérieurement, comme s'il traversait des déserts arides (ah là là, c'est tout moi ça, par moment) : il n'a plus le goût ni le désir de quoi que ce soit (oui, oui), tout lui devient fade, étranger, vide. Cet état est le plus grave dans lequel un être humain puisse tomber. Le plus grave, ce n'est pas de subir des échecs, d'être malade, ruiné (tout va bien jusque là, je me sens bien, malgré que j'ai presque eu tout ça), mais de ne plus avoir d'amour, d'élan, de foi, de perdre le sens de la vie. (Le sens de la vie, oui, c'est une excellente idée). Il faut donc penser à préparer en soi-même les éléments indispensables pour affronter ce genre de situations."

La personne qui a écrit ce texte est O. M. Aïvanhov, un sage originaire de Bulgarie qui est mort depuis pas mal d’années. J'aimais beaucoup ses cheveux et barbe immaculés, son allure, quoi ! En fait, ses pensées d'une page pour chaque jour sont souvent formidables. Il a un énorme bon sens, et beaucoup de spiritualité. Je ne suis pas exactement d'accord avec sa théorie de la réincarnation. Donc, je zappe dans ce cas-là. Mais souvent ses conseils sont très forts. Donc difficiles.
Mais enfin, la facilité n'est pas ce qu'il y a de mieux. Cela me fait penser aux pensées Zen que j'ai étudiées il y a quelques années. C'était une autre façon de voir les choses. Je passe. Et puis, je suis retombée dans un livre de Jacques Duquesne (un vieux, quoi) qui m'a beaucoup plu il y a quelques années. Je parle du livre. Je l'avais laissé, oublié, et puis... je le retrouve. Je cite : 'Albert Camus... a dit quelque part : - Si j'avais à écrire un livre de morale, il aurait cent pages. Quatre-vingt-dix-neuf seraient blanches et sur la dernière j'écrirais : "Je ne connais qu'un seul devoir, c'est d'aimer..." '
Andrée Chedid, dans un très joli poème, donne peut-être la recette. Il faut toujours être aux aguets, prêt à recevoir, à accueillir, à saisir toutes les bontés de la vie. Ce poème a pour titre, justement, "Saisir" :
Recueillir le grain des heures
Etreindre l'étincelle
Ravir un paysage
Absorber l'hiver avec le rire
Dissoudre les nœuds du chagrin
S'imprégner d'un visage
Moissonner à voix basse
Flamber pour un mot tendre
Embrasser la ville et ses reflux
Écouter l'océan en toutes choses
Entendre les sierras du silence
Transcrire la mémoire des miséricordieux
Relire un poème qui avive
Saisir chaque maillon d'amitié.
Celui qui sait ainsi cueillir les roses de la vie n'aura rien à regretter quand viendra son terme, constatait Claude Roy, deux ans avant de mourir : Je sais bien que tout ça est un peu mélancolique et pourtant je sais que si le temps me verse à la fin comme il est normal et pas vraiment injuste dans le cadre de réserve des anciens combattants je garderai un bon souvenir de tout le velouté du monde la peau des abricots les joues des jeunes filles l'odeur de la lavande la langue toscane de Dante le français de Maître François Villon et la fourrure de mon chat qui ronronne près de moi.
Jacques Duquesne dit qu'aimer la vie permet de regarder la mort en face. Et il raconte les derniers moments de Jenny l'amoureuse d'Oliver Barrett IV dans "Love story". Je ne l'ai pas lu, mais j'ai beaucoup entendu les mots à la radio. Le chapitre sur l'amour de la vie finit avec ça : " Merci Ollie. Ce furent ses dernières paroles." Elle semblait si vivante lorsqu'elle parlait avec Oliver. J'ai été surprise. Mais la mort c'est ça. Cela arrive d'un coup, quand le moment est arrivé et que tout a été dit. (Je pense aussi à Chantal Sébire. Les dernières images que j'ai vu d'elle, j'ai pensé : comme elle a l'air fatiguée, usée, au bout du rouleau. Il semble qu'un souffle peut la faire tomber. Aussi gringalette qu'elle était, je n'imaginais pas qu'elle puisse durer longtemps. Et j'ai pensé que c'était un peu tard tout ce tintouin à la télé et dans les journaux. Bizarre !
A plus.

00:45 Publié dans Emotion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : spleen, amour de la vie, psychologie, mort
24.06.2008
La tête dans les nuages, un lundi...

J'ai la tête qui fout le camp
Moralement c'est pas ça
Mon coeur est triste, pas marrant
Mais pourquoi je suis comme ça ?
Y a bien mon amour
Qui me tient si chaud
D'accord c'est très lourd
Ses sept petits kilos
J'ai le coeur qui se fend
Pourquoi je suis comme ça ?
Etre seule pas marrant
J'ai pas dit toujours ça.
Il y a bien mon p'tit roi
Au doux poil de peluche
Il s'inquiète pour moi
Pauvre reine de la ruche.
J'ai mes paupières qui tombent
C'est lundi, rien m'attire
Pas envie, ça me plombe
Le chat vexé... se tire.
Y a bien mon carnet
A lui je me confie
Mon crayon affûté
Je pense à rien. Et j'écris.

J'ai trouvé ce poème dans mes tablettes. Je l'aime bien, alors je poste.
à plus....

je me pose des questions. Pas vous ?
00:25 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : solitude, poésie, dépression, vieillir, le chat
19.06.2008
Rien à foot
J'étais bien triste au lendemain du match France-Italie. Pas aussi désespérée, cependant, qu'au dernier match France-Italie pour la coupe du monde 2006, avec ou à cause du geste de Zidane. Pas à cause des résultats, cependant. Parce qu'en examinant les buts on arrive à comprendre le pourquoi du comment.

En fait, je considère que l'important n'est pas le score, mais comment ça s'est passé. Si les joueurs ont bien joué, si l'arbitre a été juste...
Je suis une rare personne à penser qu'un échec est plus porteur qu'une victoire.
Oui, j'ai eu l'expérience, au moins une fois, qu'une victoire ne m'avait rien apporté de bon, tandis qu'un échec m'avait donné de quoi me battre, me changer, et transformer le mauvais en bonnes choses pour l'avenir.
Et puis, le style actuel ressemble bien trop au style de la foule qui fréquentait les arènes dans le vieux Rome. Hurler sur les gladiateurs, est-ce humain ? J'ai honte. Et que j'aimerais supprimer certains commentateurs de la télé qui sont par trop négatifs. Dans 100% Euro sur M6, j'en enlève au moins un, voire deux. Et puis, sur Internet, je n'ai pas lu. Mais j'ai eu des échos dans mon quotidien de ce matin. Pas mieux.

Honteux les mots de Domenech ? Boff, il fait ce qu'il peut. Je dois dire que je le préfère à Lemeere, qui ne parlait pas assez à mon goût.
Je trouve à Raymond Domenech un style "suricate" lorsqu'il suit ses joueurs au cours d'un match. Les suricates sont des petites bêtes qui ont toujours un guetteur pour mieux voir arriver les ennemis en puissance. L’œil scrutateur, la tête qui tourne de gauche, à droite. C'est mignon.
Et puis, j'ai vu citer la phrase suivante : "rien n'est grave. Ce n'est que du football". Oui, oui, trois fois oui. Ou plus. Mais encore, vive les jeunes qui font leur expérience sur le terrain. Ribery, on l'a vu progresser depuis quelques années. Les autres se font bien remarquer, aussi. Il faut y croire, et patienter en attendant.
Le problème vient du fait que l'argent est trop important dans le foot de haut niveau. Pouah ! Normal qu'un joueur soit bien payé, bien sûr. Sa carrière est si courte. Mais que l'argent fasse que les matches de haut niveau soit une occasion de maltraitance des joueurs, ce n'est pas humain. C'est bien ce que j'ai vu sur le match France-Italie, des joueurs qui ont souffert parce qu'il fallait bien être à la limite de la faute grave pour faire gagner son équipe et son pays.
Mais qu'est-ce que le pays en a à faire avec ça. Gagner dans ces conditions, ce n'est pas normal.
Je trouve que, généralement, l'équipe de France ne se commet pas, ou rarement, dans des actions de faute. Et, généralement, ils ne sont pas adeptes du cinéma sur le terrain. Il y a eu un grand comédien italien pour commencer et je me souviens de Christiano Ronaldo du Portugal qui tombait à tout moment (exprès, c'est sûr). Je compte bien regarder le match avec le Portugal pour voir s'il a changé. Il est devenu Star entre temps. Tant mieux pour lui. Mais, bon, est-ce du bon football ?
Mes chouchous de l'ancienne garde :
Lilian Thuram : qu'il était chouette avec ses longues jambes lorsqu'il ramenait le ballon vers les attaquants. Et comme il était assez à l'aise avec les mots il disait des choses qui me plaisaient. "Il faut être humble disait-il en 2002". Alors qu'ils avaient été virés de la coupe du monde. Je disais bien, la victoire n'engendre pas toujours la réussite. Après.
Willy Sagnol : impeccable aussi dans la remontée du ballon de l'autre côté que Thuram. Willy courait et amenait le ballon là où il fallait.
J'ajoute qu'aujourd'hui lorsque la populace dit qu'il doit arrêter d'être en équipe de France, il dit qu'il ne le désire pas. Il est probable qu'il a manqué de préparation, ou bien qu'il n'a pas eu de chance. Car la chance semble vraiment absente cette année.
(Et puis l'important n'est pas toujours de gagner s'il faut massacrer les adversaires. Je n'y crois pas à ça.)
Je n'ai jamais été fan de Zidane, mais avant son malheureux coup de tête (que je comprends malgré qu'il m'ait plongé dans une navrante tristesse) je l'ai trouvé épatant sur le terrain. C'était merveilleux que de le voir évoluer parmi ses joueurs qui devenaient également épatants, ce qui fait qu'ils auraient vraiment pu gagner cette coupe du monde. Gagner par tir au but, ce n'est pas exactement gagner. Comme depuis, gagner en faisant plein de fautes, plus ou moins contrôlées par l'arbitre, en blessant plusieurs joueurs adverses, ce n'est pas, non plus, du bon football.
Mais qui suis-je pour dire tout ça. Rien qu'une femme d'un certain âge qui ne s'est pas toujours intéressée au foot. Saut à ses collègues dans les tournois inter-services de l'usine où elle travaillait. Voir jouer les collègues, oui, c'était bien.

Je voudrais rappeler Platini qui a été un joueur extraordinaire. Je me souviens, à l'époque, il est passé à Brest avec son club pour jouer contre Brest. Les Brestois étaient horribles et l'insultaient lorsqu'il jouait sur leur terrain (d'après ce que l'on m'a rapporté.) Une de mes collègues qui avait un mari, joueur occasionnel, disait que Platini n'avait pas d'allure sur le terrain. Bon sang, j'aimerais que l'on dise que Ribery n'a pas d'allure, dans la mesure où il marque ou aide à marquer, pas d'importance qu'il ait ou non de l'allure.
Mes chouchous de la nouvelle équipe :
Ribery, bien sûr. Il est passé à Brest dans son jeune temps, et j'espère qu'il se remettra de ce malencontreux France-Italie. Cette année, il fatiguait moins sur la durée que les autres années. Je trouve.
Benzema, est très intéressant. Je lui trouve une allure et un savoir-faire qui pourrait rappeler, un jour, Zidane. Pourquoi pas ?
Les jeunes qui sont arrivés depuis 2000 et qui montent j'en vois plusieurs : Du genre de Makelele (que j'aime beaucoup, il a été splendide, malgré le résultat), il y a les noms qui finissent par A. Voyez le genre que j'ai à ne pas me souvenir des noms. Mais je les aime beaucoup. Je ne les cite pas pour ne pas écrire de bêtises.
Et je regrette Abidal qui est sorti sur une faute et un carton rouge. Quelle horreur !
Abidal aussi était remarquable ces dernières années. Bravo Abidal !
Si quelqu'un m'a suivie jusqu'au bout, il saura que je garde des bonnes choses de cet Euro 2008, sauf le match France-Roumanie où les Français ont été très ternes. Les Roumains semblaient les empêcher de jouer et il aurait fallu risquer la faute. Ce qu'ils n'ont pas fait. Donc, je n'ai pas aimé ce match.
Les Pays-bas ont été très bons, mais les buts marqués auraient pu être moindres. Coupet a oublié de jouer, parfois. Mais les Français ont plutôt bien joué et c'est plus agréable. Il aurait fallu moins de buts encaissés.
Les buts du France-Italie auraient pu être évités, et les Français auraient pu marquer si ce diable de Buffon avait eu la tête ailleurs. Je le trouve absolument génial ce gardien italien. Impressionnant aussi. Il y a eu des occasions de très jolis buts... contrés par Buffon. (Soupirs).
Je crois que l'on s'en remettra. Je suis pour garder Domenech. Malgré tout.
En regardant positivement, je suis fan de foot, finalement... Rendez-vous à la coupe du monde, sans se rendre malade et manquer d'humilité comme depuis 98. Gagner n'est pas le plus important. Que le meilleur l'emporte, et puis c'est tout. Le fait que les joueurs évoluent dans les clubs étrangers font que les joueurs étrangers connaissent nos joueurs. Et l'image vidéo permet d'analyser et de s'améliorer. Les autres pays ont bien compris ça. Que dire de plus ?
Rien à Foot ! ce n'est que du sport !

Je ne sais pas ce qu'aurait pensé Thierry Gilardi, qui nous a quitté. Il était tellement positif et enthousiaste.
18:25 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Euro, équipe de France
12.06.2008
"Pardonner à ses parents"
Lorsque ma soeur du Sud est venue à Brest, nous sommes allées dans une librairie spéciale. Plein de livres, d'objets, de musiques pour améliorer le spirituel. J'aime bien y aller pour l'ambiance.
A cause des discussions que nous avions pu avoir ma soeur et moi, j'ai acheté bêtement "Pardonner à ses parents" de Maryse Vaillant. J'ai bien du mal à le lire parce que j'ai dans l'idée que le pardon est déjà fait depuis longtemps et qu'il n'y a pas lieu d'y revenir. Je viens de relire mon manuscrit sur la maladie de ma mère (Alzheimer) et j'y dis que j'avais préféré ma mère avec sa maladie et que je ne gardais que les bonnes choses de nos relations. Toutefois, le travail de lecture est fait et je livre ci-après les extraits du livre ainsi que mes commentaires.

"Dans la singularité d'une relation filiale, la gratitude et le pardon entretiendraient-ils des liens tels qu'on ne pourrait les dissocier ? "
C'est intéressant l'association de "gratitude" et "pardon" ce qui veut probablement vouloir dire que le pardon nécessite l'existence d'une certaine gratitude envers nos géniteurs.
Je remercie ma mère pour plein de choses en fait : choses matérielles comme sa cuisine, sa joie de vivre, son jardin, sa sensibilité. Mais je dois lui pardonner ses grands manques à mon égard, sa sensibilité par rapport à elle, son ignorance de ma personne, son manque d'intimité avec moi.
Mon père, ça va. Il a été mon meilleur ami. Bien qu'il n'ait pas pu m'aider pour tout.
"Pardonner à ses parents devient une invitation impossible, voire cruelle, pour celui qui partage avec eux le poids écrasant de l'histoire familiale. "
On peut dire ça.
Ma mère disait souvent que les enfants étaient ingrats. Je ne l'ai pas été. J'ai été sympa et dévouée, et je les ai accompagnés respectueusement jusqu'au bout de leur vie. Mais j'ai conscience que ce fut plus par devoir que par amour. L'amour doit être partagé.
Mon père m'aimait. Oui.
Ma mère m'a, parfois, admirée. Ils étaient tous deux fiers de moi.
Je ne suis pas fière de moi. Il y a un côté raté chez moi. Ne pas avoir su balayer les erreurs familiales. Pour qu'elles meurent.
" La grande difficulté qu'il y a à pardonner à ses parents est celle du recul qu'il faut prendre pour entamer la démarche du pardon. Celui qui pardonne s'extrait de la scène du drame et, trouvant un appui extérieur à son histoire, il s'autorise un acte de pensée qui donne quitus à celui qui l'a lésé. "
C'est la réponse à ma question. Comment ?
En fait, je l'ai déjà fait ce recul car j'ai écrit ma vie (enfin presque) dans un but thérapeutique psy.
Et c'est vrai que je me suis mise en dehors. Ce n'est plus moi qui ai souffert, c'est l'autre dont je parle dans mes écrits. C'était une idée de ma copine qui voulait devenir psy, que de me faire écrire.
Quelques citations du livre précité que j'apprécie :
" C'est le pardon qui sauve l'humanité de la barbarie. "
" Par le pardon l'homme domine le mal. Il crée l'humanité de l'homme. "

Maryse Vaillant psy
20:15 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pardon, rancune, enfants
06.06.2008
Deux jours à tuer
Aujourd'hui est un jour pour moi. Rien de prévu. Sauf :
- acheter des chaussures blanches pour marcher en ville
- faire mon shampoing colorant, mes racines sont immondes.
Rien que d'avoir, au moins, ces deux projets superficiels et non vitaux, je me sens dans un état de bonheur.

Hier ? Je n'avais que l'atelier de cuisine précédé des révisions nécessaires sur la diététique. C'était bien. J'avais mémorisé des choses importantes qui m'avaient frappé, en fait.
J'étais mieux grâce à la reprise de mes antidouleur. État bienheureux et douleurs en train de disparaître.
Seul problème physique, le cœur, et les essoufflements lorsque je marche trop vite.
Comme j'étais bien, j'ai voulu aller au cinéma pour un autre bonheur.
Je me suis décidée, comme ça. J'avais vu la bande annonce sur l'ordi et j'ai été conquise.
"Deux jours à tuer" avec Albert Dupontel, cet acteur si naturel. Pas spécialement beau, mais irrésistiblement touchant.
J'ai adoré !


Habituellement, j'ai du mal à me traîner au cinéma. Ce n'est jamais le bon jour, ni la bonne heure. Alors ne n’y vais pas souvent.
Les sous c'est moins important. Je suis capable de me priver de nourriture terrestre pour privilégier une nourriture de l'esprit ou du cœur (si je peux utiliser ce mot pour les sentiments sans penser à ce foutu muscle qui m'embête).
Le personnage : Antoine alias Albert Dupontel.
Je savais d'avance qu'il y aurait de superbes paysages qui se sont trouvés être des paysages d'Irlande (merveilleux).
Antoine prend un auto-stoppeur et le débarque à Valognes en Normandie. Je me crois en Bretagne. Cela ressemble fort.
Il prend le bateau pour l'Irlande avec sa voiture.


Les couleurs d'Irlande semblent irréelles sur les cartes postales. En fait, les couleurs impossibles sont réelles. Je le sais. Et c'est vrai que ces images me semblaient familières. Et cela m'envahissait complètement me faisant toucher du doigt un bonheur que j'avais oublié ces derniers temps. Je ne pensais pas possible d'être bien.
Quant à l'histoire, sans vouloir tout ramener à moi, j'ai pressenti (sans le savoir) la vraie raison d'Antoine qui disait à chacun sa vérité.
La vérité est quelque chose d'impossible mais dire aux proches leur vérité c'est plutôt leur présenter la facette que l'on voit d'eux. C'est une tentation qui peut arriver à un moment de sa vie. Je n'en étais pas choquée. Je comprends, même. Même si toute vérité n'est pas bonne à dire. Quoique !
Enfin, oui, je comprends. Ou on parle, ou on s'éloigne. Et en fait, on s'éloigne plutôt.
Antoine est parti, après des mots durs et définitifs avec ses proches pour rejoindre son père en Irlande. Père parti depuis très longtemps. Etc... Bien sûr, le père reçoit les mots qui lui revenaient.
Et puis, arrive l'inattendu, l'indicible craquelure qui dévoile la vraie vérité dans le décor simple et rustique de la petite maison anglo-saxonne au confort rudimentaire.
Fait pas chaud, l'eau est glacée, mais le fils se remet entre les mains du vieux père (Pierre Vaneck, superbe)

Père, qui, à une époque est parti pour ne pas faire de peine... en parlant. Vivre avec les autres n'est pas toujours chose facile.
La fin est émouvante. J'ai craqué, pleuré, presque sangloté. J'étais seule dans la salle, sans le savoir. Puis, j'ai attendu presque la fin du générique pour me lever, me redresser douloureusement.
En même temps, j'étais comme neuve. Le coeur ouvert. Pleine de moi. J'ai pensé à la mort. J'étais triste... mais humaine.
00:15 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : maladie, bonheur, cinéma, Dupontel, Irlande







