28.02.2009
Bonnes nouvelles
Je suis très très contente que Séraphine ait gagné plein de Césars. Voilà. J'avais vu le film un après-midi avec d'autres seniors (très peu) qui n'avaient fait aucun commentaire en fin de film. Moi, j'étais seule, je n'ai rien dit, mais en sortant j'ai dit au directeur des Studios ! "C'était très beau !) Il m'a fait signe qu'il était d'accord.

J'avais écrit un texte sur le sujet mais je l'ai perdu. Je n'ai trouvé que ce qui suit :
En ce moment j'ai plein d'idées d'écriture. Voilà qui est nouveau. C'est difficile d'organiser tout ça. On va faire.
Hier, pour commencer : Séraphine, le film de Martin Provost, je l'ai vu aux Studios à l'heure des Seniors, 16 heures.
Le film est dense, magique, fort et prenant du début jusqu'à la fin.
Yolande Moreau était très forte et très Séraphine. J'avais l'impression de vivre l'histoire en tant que témoin. Le paysage de Senlis magnifique. J'ai le souvenir d'une musique géniale et la vieille maison et tous les détails domestiques méritaient une reconnaissance de la profession du cinéma.
Lorsque j'ai su que Séraphine était nominée dans plusieurs catégories j'étais contente mais je n'y croyais pas trop. J'espérais tendrement.
La vraie Séraphine a revécu dans Yolande, bien qu'elle soit morte en 1942 alors que j'étais un bébé. Cela donne des liens.


Et puis, nous avons appris une bonne nouvelle : Dany Boon n'a pas perdu le sens de l'humour. Il le fallait alors que nous allons tomber dans le printemps des poètes sur le rire (ou sourire).
A plus
21:06 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : césars, humain, art primitif, humour
02.02.2009
Il a neigé... en Bretagne
Je ne sais plus si j'ai déjà mis ce poème que j'ai aimé faire, mais... le temps s'y prête. 
Quand je suis née, il y avait exceptionnellement de la neige en Bretagne, et probablement à Brest :
Janvier 1942.
J'ai connu la neige pas mal de fois depuis, et, bizarrement, j'aime beaucoup la neige. C'est pourquoi j'avais voulu, au temps où je faisais partie d'un atelier d'écriture, faire ce poème... que j'aime.
Il a neigé
Aube frileuse et silence au dehors
Que se passe-t-il ? Il doit faire noir
C’est l’heure essentielle où la maison dort.
Mais l’enfant s’est levé, rêveusement
Les volets se sont ouverts lentement
Tout est blanc. C’est le silence sans peur
L’air est pur et d’une exquise douceur
Et les grands yeux s’écarquillent alors.
Que s’est-il donc passé depuis le soir ?
La neige est tombée sur les champs, très fort.
Aube frileuse et blancheur du décor
L’air est pur et d’une exquise douceur.
Est-on sur terre ou est-ce déjà le ciel ?
Dans tous les nids les sommeils sont profonds.
En regardant bien on croit presque voir
Des anges secouant leurs édredons
Bien blancs, sur les prairies en laissant choir
Parfois, de douces plumes de leurs ailes.
Les jeunes yeux s’éveillent de bonheur.
Tout est blanc. C’est le grand silence encor.
Aube frileuse et silence au dehors
Que se passe-t-il dans ce ciel trop noir ?
L’air est pur et d’une exquise douceur
Tout est couvert d’un tapis maternel.
Comme une abeille, ivre d’exister
Un flocon fou, comme s’il avait des ailes
Atterrit tout juste au bout de son nez
C’est doux comme une goutte de bonheur.
Peut-on ouvrir les yeux sans s’émouvoir ?
L’aube est blanche : c’est la magie, dès lors.
L'impression que le ciel veut poser un voile de blancheur pour cacher tout ce qui est laid.
Qui dira que l'on n'en a pas besoin ?


21:10 Publié dans Le temps | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : neige, hiver blanc, poésie
01.02.2009
Il y a des jours... où il y a des livres...
J'avais abandonné la bibliothèque depuis un moment, et puis, j'y suis retournée.
Parce que... il y a des fois où j'achète un livre qui me plait énormément, et il y a des fois où je regrette.
Tandis qu'à la bibliothèque, c'est pareil, mais je ne paye rien pour le livre. Sauf la cotisation annuelle, et si je ne rends pas le livre à temps. Ce que je n'ai jamais fait.
Il y a les livres que l'on me donne et/ou que l'on me prête. Généralement ils sont super. Ceux que j'aime trop et que je dois rendre je les recherche activement sur Internet et j'achète mon exemplaire à garder toute ma vie. Bien que ma vie future se raccourcisse dangereusement. Mais, on ne sait jamais. Tant que j'ai la tête à comprendre ce que je lis...
J'ai lu deux livres du même auteur (un homme) avec un personnage d'un âge assez proche de celui de l'auteur. C'est super bien écrit, des phrases extraordinaires, une histoire d'homme (à chaque fois). Un homme, une femme - un homme, un ami passionné par Arthur Rimbaud. Intéressant.
Juste après (même emprunt à la bib) un roman qui me paraissait d'avance énorme et difficile à digérer. L'auteur, une femme. Ah, ah, intéressant ! Oui, j'avoue je préfère l'écriture des femmes en général. Je me suis dépêchée de le terminer à cause de la bibliothèque (je ne connais pas la date de restitution). J'ai trouvé que c'était péché de faire ça car j'ai beaucoup aimé et j'aurai préféré prendre mon temps.
J'ai trouvé sur Internet un blog d'une fille qui parle du livre et qui trouve que "c'est dommage que la fin soit à l'eau de rose". (voir mon compte rendu du livre).
"La couleur des rêves" de Rose Tremain ("the colour" en anglais). 
L'histoire se passe en Nouvelle-Zélande où un couple d'Anglais est venu s'installer. Le mari veut oublier quelque chose de son passé et l'épouse est une ancienne gouvernante qui n'est pas mécontente de changer de condition. La mère du mari est avec eux et je trouve que son personnage est très intéressant. Une femme rigide, veuve, et qui change psychologiquement au fur et à mesure que le temps passe. Je l'ai trouvée émouvante vers la fin de sa vie.
Harriet, la femme, image de femme qui devient forte en dépit d'un mari coincé et qui copie un peu son père, ancien maquignon décédé tragiquement.
La couleur c'est l'or que les aventuriers en tout genre cherchent détruisant la nature, déjà difficile. Le mari se trouve être possédé par cette fièvre et part, laissant sa femme et sa mère dans leur maison de "pisé". Le pisé étant fait de boue et d'herbe locale qui pousse et sèche sur les terres. Puis blanchie à la chaux pour lui donner un air sympathique.
Harriet apprendra, par toutes ses aventures suivant le départ de son mari, que les choses qu'ils avaient mis dans la maison de pisé n'étaient pas vraiment nécessaires. Si peu de choses suffisent pour un bonheur simple.
Une rencontre, dans l'enfer d'un cataclysme naturel de ce pays déjà si dur, sera le happy end (à l'eau de rose ?) qui me plait à moi. Un Chinois ascétique venu gagner quelques sous en cultivant des légumes à vendre aux chercheurs d'or. Il m'a fait penser au fameux personnage de Kung Fu avec David Carradine. Tranquillité, zenitude. Ils vivront, tous deux, une aventure (qui pourrait choquer) mais qui donnera à Harriet les moyens de retrouver une vie normale dans le lieu où avait été la maison de pisé (détruite par une tempête). Des amis, un enfant à naître. Je trouve ça naturel.
Extraits : 
(Cela se situe chez une dame qui les a accueillis pendant que la maison de "pisé" était en construction.)
Harriet s'assit sur le lit. La chambre était soigneusement rangée. Tout paraissait occuper sa place précise, y compris le crucifix, suspendu à un clou discret sur le mur du fond. Il y avait à côté un croquis encadré représentant la Croix du marché de Parton Magna, dans le Norfolk.
Sur le devant de l'armoire était accroché le bonnet que Lilian (la mère) portait en temps ordinaire, avec ses rubans froissés à l'endroit où elle les nouait sévèrement sous son menton. En regardant toutes ces choses, Harriet songea combien il est dur de vieillir et d'avoir à clouer sur son mur un crucifix fragile, à contempler un petit garçon vêtu d'une robe, sans savoir... sans savoir combien de temps il reste, ni si l'homme qui fut jadis cet enfant va prendre soin de vous ou non...
Pauvre Lilian.
Pauvre malheureuse Lilian.
Assise sans bouger, Harriet pria le ciel qu'il lui soit donné, avant que sa propre vie commence à glisser vers une fin aussi incertaine, de voir ou de connaître au moins une chose extraordinaire et inoubliable.
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Tout cela donne envie de relire le livre. Mais non, je dois le rendre. Douleur...
18:05 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aventure, femmes, bonheur, difficultés, Nouvelle-Zélande







