20.03.2009
Mars en guerre

Depuis une ou deux semaines je suis irascible. Tout m'énerve. La télé, les gens, moi, je ne sais quoi, un rien... même mon chat. Heureusement que j'arrive à avoir le dessus avec lui. Je lui fais un petit discours et lui montre qu'il peut s'installer près de moi sur le canapé, et c'est bon.

Bizarrement, le temps est comme celui de l'année où j'ai écrit. Je crois que c'était l'année de l'été canicule. 2003 ? J'sais plus. Enfin. Avant d'aller voir ma soeur à Nice.
Je ne voudrais pas singer Muriel Robin
Mais décidément,
Tout m’énerve.
La guerre en Irak
C’est déjà dur
Mais là, chacun fait sa petite guerre perso
Et ça, c’est vraiment trop.
Il y a quelque chose qui ne va pas
Dans ce monde
Dans les groupes
Dans les associations
Il y a un immense
Un énorme
Manque de respect.
On juge, on n’essaie pas
De comprendre.
Ou bien l’on est naïf
Ou l’on est sûr de soi.
« Les naïfs c’est les cons
Et nous,
Nous sommes les bons »
Disent-ils.
Tout m’énerve dans la vie
Aujourd’hui
Ça ne tourne vraiment pas rond
D’ailleurs,
Demain, je pars… à Nice.
Dommage, cette année je ne bouge pas. Alors je me fais plaisir pour me dérider. Hum ! Il y a du boulot, je sais.
Le poème n'est pas exactement adapté à l'actualité, mais ce n'est pas loin.
La haine s'enfle
Les ego sont dilatés
La tourmente sévit.
ennemie de l'ordre
La folie est dans la rue.
Pendant ce temps
Le poète regarde une rose
Et se trouve apaisé.
Les monstres se croient
Dans leur triste droit
Courant d'air pollué
Hurlement des sirènes
Le désordre est complet.
Pendant ce temps
Le poète rêve d'un autre monde
Où il n'y aurait que la paix.
Oui, celui-là. Même époque. Un peu avant mon agacement.
Et puis, je suis allée à Nice. Voyage en train avec une énorme valise. (je l'ai donnée depuis à une de mes petites filles. Trop lourde pour moi.)
Le gag est que en changeant de train à Rennes, je me suis trompée de valise. J'ai pris une valise, de même taille, une bleu-marine au lieu de ma valise noire. Pas vu. Paumée, j'étais.
J'ai été vite rattrapée par quelqu'un qui m'a rendu ma valise en me disant que je m'étais trompée. Quelle chance j'ai eu. J'ai pensé que j'avais plusieurs anges gardiens. Fallait au moins ça pour continuer mon voyage avec la bonne valise. Et puis, j'emmène toujours trop de vêtements avec moi dans mes rares voyages.

Faut dire que la première semaine à Nice, à partir de fin mars, je l'ai passée avec ma soeur en vacances et nous avons beaucoup bougé, à pied, en train et en bus. Avec un temps plus que correct. Soleil, soleil... Jusqu'au moment où nous sommes allées en Italie dans le Piemont. Ce qui veut dire dans des montagnes. Où nous avons trouvé de la neige. Cela se passait début avril.

De retour à Nice, le temps avait fraîchi. Pendant ce temps-là mon caractère s'était amélioré. J'avais oublié mes énervements de mars. Tiens, mars, Mars, Dieu de la guerre. Normal. Et je viens d'apprendre que la période d'avant le printemps est une période difficile. Grave.
Donc, la seconde semaine, le lundi, ma soeur reprend son travail et je suis seule à visiter Nice. Et bien, il s'est mis à pleuvoir énormément. J'ai de plus en plus froid. Et je me balade malgré tout. Enfin, je me perds beaucoup. Et j'ai passé la journée à écrire des petits poèmes que j'ai réuni en un seul. J'ai juste supprimé le dernier de la journée où je parlais musique. Il n'a plu à personne. ( hi hi, il n'a pas plu ! le moral remonte.)
Je crois que j'ai fini en humour. La preuve.
Jour de pluie à Nice
Pensai-je à Félix ce bon père
Abbé, cousin de mon propre père
En m’attablant à « l’Abbaye »
Resto niçois, après cette pluie.
Bien sûr, niçoise est la salade
C’est bon, après cette longue balade.
Un serveur, profil de Pinocchio
Prit ma commande, in petto
Moi, Bécassine au visage rond
Petit nez banal de chez Tartempion
Je me sens, bretonne bien nourrie
Etrangère, vraiment, dans ce pays.
Pays où il pleut, quelquefois
Aujourd’hui même, ma foi.
Journée et menu tristes
La pluie au dehors résiste
Le soleil reviendra-t-il demain ?
Ce serait tellement bien !
A quatre heures toujours la pluie
J’échoue dans une pâtisserie…
Pas de gâteau pour Miss Dany
Une verveine, c’est bien ma veine
Dehors, toujours la pluie
Dans un coin, gouttant sans peine
Le parapluie, triste, gît.
Pas de gâteau, tant pis
Même si on est au Paradis.



à plus, comme d'hab. Je pense que l'on va finir par se fatiguer de moi.
23:13 Publié dans Ecrire | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vécu, énervement, voyage, humour, poésie









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Commentaires
Il reste le rêve
Au poète
Mais à tous les autres
Pour peu
Qu'ils aient envie
De rêver...
J'adore ton "échouage" dans une pâtisserie, Elles sont aussi pour moi "ancre de miséricorde" !
Mais je ne m'en tiens pas à la verveine.....
Bonne fin de journée !
Ecrit par : Danaussi | 23.03.2009
Merci pour ta fidélité et ton talent.
Bon mois d'avril !
Ecrit par : danbrest142 à Danaussi | 30.03.2009
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