30.04.2009

Entre mon chat et moi, c'est moi qui commande

   J'ai déjà raconté, mes matins n'étaient pas exactement faciles. A cause du chat.  Et je savais que je n'étais pas la seule, mais une émission de 30 millions d'amis  et un livre acheté récemment m'ont ouvert des horizons sur le dressage possible du chat. 

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Un petit poème pour commencer. J'ai récupéré un cahier vide et j'ai voulu recommencer à aligner des mots dans une sorte de poésie de l'ordinaire. Cela me fait du bien, et en plus c'est court.

Mon chat fait sa toilette dans le noir

J'entends le bruit mouillé de sa langue

tendrement douce

ce soir.

 

Le matin, c'est autre chose

Il est mon réveille... matin

Eh c'est pas bien !  Trop tôt le chat !

Tais-toi !

 

Le chat est contrarié

Me fait la gueule toute la journée

M'en fout un brin.  Je veux la paix

le matin.

 

Et depuis... j'ai acheté, par hasard, un "mini Dictionnaire Bilingue Français/chat Chat/Français 160 mots pour apprendre à parler chat couramment."

Ben, je n'ai pas encore travaillé sur le sujet, mais je suis tombée sur :

Réveil matinal - Petit rituel sonore, vite agaçant pour le maître, qui permet au chat de réveiller son maître pour obtenir une faveur.

- La situation type : le chat gratte et vocalise à la porte de la cambre de son maître à 6 heures du matin. (Je connais, je connais).

- Ce que pense le chat : "Eh, oh ! Réveille-toi, il est l'heure de sortir !" (sauf que mon chat à moi, il sort pas).

Je passe sur l'explication du pourquoi, parce que cela ne concerne pas mon chat, sauf qu'il veut peut-être manger, boire, grignoter l'herbe de mes jardinières à la fenêtre sud.

Si vous obtempérez et que vous vous levez pour lui ouvrir la porte du jardin ou lui servir à manger, le chat, récompensé de ses bisous matinaux, recommencera tous les jours. Et pas question de week-end avec lui, ni d'heure d'hiver ou d'été (je sais). Pour éviter cela, plusieurs mesures indispensables :

- Ne pas dormir avec votre chat. Le mieux est de ne pas commencer. Mais c'est tellement agréable. (le chat ne dort pas avec moi, mais ma porte n'est pas toujours fermée. Erreur !)

- Pratiquer "l'extinction". Cette thérapie comportementale consiste à supprimer la récompense associée à un comportement indésirable. Dans ce cas précis, ne répondez pas à ses vocalises et grattages multiples sur la porte. Au bout de quelques semaines, il comprendra que sa technique ne fonctionne pas et abandonnera. A vous de ne pas craquer avant lui, car, au début, il risque d'être encore plus bruyant pour attirer votre attention.

- Lui procurer un terrain de jeu, installer une chatière et lui laisser sa nourriture en libre-service. (A part la nourriture, pas besoin de chatière et l'appartement est son terrain de jeu.)

 

C'est-y pas merveilleux. Pour moi, ça a marché presque tout de suite. J'avais déjà entendu des conseils à 30 millions d'amis à la télé. Je regarde s'il a de quoi manger le soir, et le matin, en aucun cas, je n'ouvre la fenêtre sud. Même si je me prive du chant des oiseaux. L'essentiel est que c'est moi qui décide à quelle heure je me lève. Même le journal peut attendre si je suis fatiguée.

La vie est plus belle le matin, depuis mon dressage de chat. Et dans la journée il ne me fait plus trop la tronche. Vraiment.

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J'ai des ailes, des ailes, des ailes...

 

14.04.2009

Mange, prie, aime (suite 1)

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Elizabeth Gilbert commence son voyage par l’Italie, où elle prendra les kilos les plus heureux de sa vie.
Bien qu’elle vive à Rome, elle ira manger des pizzas à Naples.

Je cite : « La semaine dernière, j’ai rencontré une jeune routarde australienne qui visitait l’Europe pour la première fois…
Voyager dans un pays et y séjourner relèvent de deux énergies fondamentalement différentes, et quelque chose dans le fait de rencontrer cette jeune Australienne qui partait en Slovénie a exacerbé mon désir de reprendre la route.
Ce pourquoi j’appelle mon amie Sofie et je lui dis : ‘ Allons passer la journée à Naples et manger des pizzas!’
Aussitôt dit, aussitôt fait, et à peine quelques heures plus tard, nous sommes dans le train, puis, comme par magie, nous voilà à Naples. Et là, c’est le coup de foudre. Naples est une ville débridée, tapageuse, bruyante, sale, extravertie…
Ici, les gens trouvent ça follement excitant d’être napolitains, et pourquoi pas ? C’est la ville qui a donné au monde la pizza et les glaces. Les Napolitaines, en particulier, forment une sacrée équipe de grandes gueules criardes, généreuses, fouineuses, autoritaires, agaçantes. Elles ne s’embarrassent pas de circonvolutions, non, elles essaient juste de vous aider, pauvre andouille que vous êtres - pourquoi diable faut-il qu’elles se tapent toujours tout le boulot ? L’accent napolitain vous claque dans l’oreille comme une calotte amicale. C’est comme si on flânait dans une ville uniquement peuplée de cuisiniers ambulants, où tout le monde braille en même temps… »

Elles mangeront deux pizzas chacune, des margheritas avec double mozzarella, et avec une pâte fine, tendre, délirante, paradisiaque.
Elle raconte : « En tout cas, quand je me regarde dans le miroir de la meilleure pizzeria de Naples, je vois un regard vif, une peau saine, un visage rayonnant de santé. Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un tel visage en me regardant dans une glace.
- Merci, je murmure. Puis Sofie et moi nous précipitons sous la pluie pour chercher des pâtisseries. »

Youpee ! Quel bonheur de lire ça. Cela me rappelle que lors de mes deux voyages en Italie j’ai super bien mangé. Le meilleur de ma vie.

A suivre…




05.04.2009

Mange, prie, aime, une leçon de vie pour le cinéma

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Une bonne nouvelle. Julia Roberts (la merveilleuse Julia) a annoncé qu’elle jouerait  le rôle d’Elizabeth Gilbert, l’auteur du livre autobiographique « Mange, prie, aime » (version française) que je viens de lire.

Je ne l’ai pas lu en deux jours, c’est sûr. Elizabeth Gilbert est une énorme bavarde en oral et en écriture.
Je viens de lire l’annonce du futur film dans la revue Version Femina d’il y a deux dimanches. Je me réjouis d’avance. Déjà que je suis une inconditionnelle de Julia Roberts, car elle est toujours délicieuse au cinéma.

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La première couverture du livre (voir la photo) est spéciale : Mange est écrit avec des pâtes, Prie est écrit avec un chapelet indien spécial ashram, Aime est écrit avec des pétales de fleurs. Un petit texte écrit en rose : Changer de vie, on en a tous rêvé… Elle a osé !

Le quatrième de couverture raconte : A trente et un ans, Elizabeth Gilvert possède tout ce dont une Américaine ambitieuse peut rêver : un mari dévoué une belle maison, une carrière prometteuse. Elle devrait nager dans le bonheur pourtant elle est rongée par l’angoisse, le doute, l’insatisfaction.
S’ensuivent un divorce, une dépression et une liaison désastreuse qui le laissent exsangue et encore plus désemparée. Elle décide de tout plaquer pour partir seule à travers le monde.
En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les « douze kilos les plus heureux de sa vie », en Inde, ashram et rigueur ascétique l’aident à discipliner son esprit (lever à 4 heures du matin, méditation et nettoyage des sols !) et en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver l’équilibre qu’on appelle le bonheur…

A l’intérieur de la quatrième de couverture une pliure avec la photo d’Elizabeth et les mots pour parler de son présent :
Elizabeth Gilbert vit à Philadelphie et fait de nombreux séjours au Brésil et à Bali. c’est un auteur remarqué et récompensé pour son travail (finaliste du National Book Award). Elle est aussi journaliste. Son récit a déjà séduit cinq millions de lectrices dans trente-six pays. Julia Roberts l’incarnera bientôt au cinéma.

Il y a des parties de livre que j’aimerais partager, bien sûr. Mais les parts sont si longues que je crains. Je vais donc résumer.

« Ce qui s’est passé, c’est que j’ai commencé à prier. Vous savez - comme dans prier Dieu…
Ce que je dis à Dieu cette nuit-là, d’une voix étranglée par les sanglots, peut se rapporter comme suit : - Bonjour, Dieu. Comment allez-vous? Moi, c’est Liz. Enchantée.
Oui - je m’adressai au créateur de l’univers comme si nous venions d’être présentés l’un à l’autre dans un cocktail… Pour ne rien vous cacher, j’ai même dû me faire violence pour ne pas ajouter : - J’ai toujours été une fervente admiratrice de votre travail…
La prière se rétrécit d’elle-même à cette unique supplique - S’il vous plaît, dites-moi ce que je dois faire - répétée en boucle. J’ignore combien de fois je la réitérai. Je sais seulement que j’implorais comme pour ma vie. Et que mes larmes coulèrent abondamment.
Jusqu’à ce qu’elles se tarissent - tout d’un coup…
Puis, j’ai entendu une voix. Non, non, n’ayez crainte : ce n’était pas celle de Charlton Heston dans une production hollywoodienne de l’Ancien Testament, pas plus qu’une voix me commandant d’aménager un terrain de base-ball dans mon arrière-cour. C’était tout simplement ma propre voix, qui s’exprimait de l’intérieur de mon être. C’était ma voix, mais telle que je ne l’avais jamais entendue auparavant. C’était bien ma voix, mais empreinte d’une sagesse, d’un calme et d’une compassion absolus…
La voix dit : Va te recoucher, Liz.
Je relâchais ma respiration.
Immédiatement, il m’apparut évident que c’était la seule chose à faire. Je n’aurais pas accepté d’autre réponse… »

J’ai aimé vraiment le livre. En fait, cette expérience spirituelle aboutira sur un voyage d'un an (sans mec) pour réparer son corps, son esprit et la relation entre son corps et son esprit. Aboutissement qui mènera à l'amour avec un homme exceptionnel. (Mais qui jouera cet homme ?)
À suivre…


03.04.2009

Poésies pour avril

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Un arbre dans le matin


Un arbre dans le matin
Et trois nuages pour la beauté

L’herbe tremble, presque rien,
Je vais peindre sur du papier de soie

Le vent, quelle couleur ?
Et la pluie, si elle vient ?

La terre tourne lentement
On voit juste bouger les feuilles

Les secondes vont au rythme du cœur

Je suis au monde
J’ai le temps


Marc Baron né en 1946


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Petits poèmes de Françoise Naudin née en 1949



L’eau a toujours
la lumière
à la bouche

Les oiseaux
chantent
quand on les écoute

A travers les pins
le bleu du ciel
tiré à quatre épingles

Dans la cruche
l’eau
a le ventre rond

Le silence
est peut-être
le parfum des pierres


C'est vrai que les oiseaux chantent quand on les écoute. Fin janvier, il faisait un peu de redoux et le matin j'ouvrai ma fenêtre. C'était le silence. Je parlais aux oiseaux en disant : "Alors, que se passe-t-il ? vous êtes là ?" Et j'entendais les chants qui commençaient timidement puis plus fort.
Aujourd'hui, surtout avant le changement d'heure, j'entendais les chants avant que je n'ouvre mon volet roulant. C'était très beau. Je ne sais pas si le chat les écoute. Moi, oui. Et je sais que ce sont de très petits oiseaux qui ont les plus beaux chants. C'est drôle.


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J'ai regardé Thalassa ce soir : bonheur ! Surtout Denez Prigent. A plus !

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