22.05.2009
Mon bel indifférent
Un bel indifférent est dans ma vie, squattant mon "chez-moi", de sorte que je n'y suis plus... chez moi.
Ce matin, dès le réveil, je le cherche du regard. Il n'est pas loin et il me regarde de son air mystérieux et je juge son oeil froid, inquiétant.
Si je le fixe trop, il se détourne l'air blasé. Et je rage. Je voudrais qu'il me parle, qu'il me dise qu'il m'aime, que la vie sans moi est nulle.
Certains soirs, lorsque je regarde mon programme préféré à la télévision, il s'installe justement devant l'écran, bien largement. Pour que je le regarde, lui. Il a l'air de dire : "c'est moi. Vois comme je suis beau et fier de moi".
D'accord, il est beau, et je me sens bien laide. Mais ça ne suffit pas. Je suis une femme, moi. Et j'aime tant lorsqu'il se colle tout contre moi. Sa chaleur corporelle m'enchante. Et quand je plonge mes yeux dans ses yeux, ses yeux tout dorés, j'y vois aussi des poussières d'étoiles fauves ou de sable du désert dont il vient (j'en suis bien sûre). Il me rassure alors en clignant délicatement les paupières. Et quand il est bien luné, il semble me dire : - Je sais que tu m'aimes. Moi aussi, je t'aime, tu sais.
C'est ce que je m'imagine, car mon ami si indifférent a un nom sur une carte d'identité... avec son peu de pedigree : Max chat européen. C'est ce qu'a dit le Veto en soupirant : - dommage d'écrire ça. Il est si beau.
J'avais écrit un texte plus long, mais je l'ai raccourci pour le mettre dans le site Fulgures (qui n'existe plus).
Chacun aura compris qu'il s'agit de mon chat. Je lui dédie ce texte. Le pauvre vient de perdre une de ses pattes. Opération obligatoire pour cause de tumeur (cancer ?). Il va plutôt bien, Dieu merci.

21:09 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : moi, copain, compagnon, amour, tendresse









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