14.08.2008

Que d'eau, que d'eau !

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Je me lance dans une note avec partie longue. J'avais fait plein d'autres choses ces derniers temps. Et mon blog se trouvait bien abandonné.

Je m'étais promis de partager mon aventure avec l'eau de l'été 2004, juste après la fête des bateaux. Ouah ! quel souvenir !

Quelle eau ? Et ben l'eau du plafond, dégât des eaux, etc, etc... Qu'est-ce que j'étais énervée, car cela dura bien longtemps. Un mois, deux mois ? Je ne sais plus. Long, oui.



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15.10.2007

A propos de Fred

Le livre de Fred Vargas que j'ai lu l'été 2003 était : "Petit traité de toutes vérités sur l'existence".
Pas spécialement sérieux mais très déjanté dans l'écriture. C'est comme ça que j'ai connu Fred. Je ne m'en suis pas remise depuis.
A l'époque j'avais écrit tous les jours, et j'avais appelé le tout : "tous mes matins, au jour le jour". Je persiste, il faut croire, dans le genre.

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Cette fois, j’ai le sentiment d’avoir été influencée par le livre que je lis (le livre de Devos est reparti dans la bibliothèque municipale) et je baratine un max à l’instar, cette fois, de Fred Vargas qui me fait rire de temps en temps même si elle annonce d’emblée que ce n’est pas le but de son livre. Je dois dire que Fred est d’une intelligence rare et, bien que je n’arrive même pas au-dessous de sa cheville, je me sens des envies d’écrire comme elle. Si c’est possible. Vous allez sans doute voir que c’est possible.
Je sens que je commence à délirer. A propos de mes problèmes existentiels, devrais-je changer de famille ? La question se pose. La mienne, même si je l’aime très fort, me colle parfois des obligations qui m’emmerdent carrément. Je sais, c’est pas beau de dire ça, mais c’est la stricte vérité. Certaines obligations me gonflent un max.
Dans ma vie, j’ai toujours fait des cadeaux sur des coups de cœur, par sur des obligations. Je suis la seule du genre, je le crains. Mon amie Colette appréciait cette liberté que j’avais à ne pas me sentir obligée. Elle me grondait lorsque je venais la voir avec un cadeau. Mon père, lui, était assez libre parce qu’il avait l’excuse du travail. Je travaille, j’ai pas le temps. Donc pas d’obligations. Je n’envie pas pour autant. Le travail c’est bien, mais ça crée des… obligations. (On y retourne.) Mais ce ne sont pas les mêmes obligations
Je songe, tout à coup, mais j’ai des obligations ce matin, il faut que je me lève sur le champs. L’incident est clos pour aujourd’hui.
A demain. Fred et les autres.
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Ce texte se trouve au milieu de pages plus délirantes les unes que les autres. Je crois que ma fille n'a pas tout aimé. Trop déjanté, bien sûr.

13.09.2007

Pourquoi j'écris ?

J'ai trouvé ce texte dans mes tablettes anciennes. C'est la rentrée en Atelier d'Ecriture pour certains. C'est une expérience à faire. Moi, cette année, je reprends le sport. J'écris toute seule, en attendant mieux.
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Pourquoi j’écris.

La plus grande raison, la vraie, la forte, c’est pour ne pas être seule. Lutter contre la solitude en créant toutes sortes de personnages qui m’accompagnent au jour le jour, les jours moins occupés, les jours sans, c’est-à-dire sans personne.

J’écris parce qu’un jour, je me suis aperçue que je me faisais des discours dans ma tête. Et ceci, et cela… Le moment n’était guère éloigné que je ne parle seule dans la rue ou chez moi. J’y suis un peu arrivée ces jours où j’étais préoccupée. Et lorsque je rencontre une femme du genre droguée ou psychotique développant des conversations avec quelqu’un d’invisible dans la rue ou dans le bus, je redeviens automatiquement plus normale.

J’écris parce que cela me donne une satisfaction, une douceur de vivre. Je livre mes pensées au cahier. Je préfère un cahier, petit ou grand, pour noter mes pensées, ce que je pense de… ce que je crois, ce que j’aime. Et puis, les exercices de Jean Paul (*).

J’écris ce que je vois, les gens, qui me font deviner des vies ; la mer qui me fait penser bateaux, voyages ; les fleurs qui ne me font penser à rien sauf aux mots « beauté » « extase » « cadeau » « paradis »…
Ecrire, en fait, c’est mon paradis. Moment exquis entre tous. Vraiment !

* (Jean Paul est animateur d'Ateliers d'Ecritures : le lundi au Valy Hir, le jeudi à Kerangoff.)

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Que cherche-t-on dans l'atelier d'écriture et qu'est-ce que c'est pour nous un atelier d'écriture ?

Même si on ne cherche pas, on se trouve devant un mur. Un mur qui bloque parfois. Je ne peux pas parler de ça. Non pas de ça. Et des sujets bloquants, il y en a et il y en aura encore.

Et puis, si j'insiste un peu, obligée lorsqu'on est en groupe, (ma petite fierté n'est pas loin) j'aligne des mots, des idées, des sentiments. Je raconte des choses passées, des personnages imaginaires, j'invente avec aplomb des détails oubliés de mon enfance.

Je trouve dans l'atelier le déblocage de mes peurs, de mes mots inconnus, de mon être le plus profond. Déblocage de sentiments tendres, refoulés, rejetés.
Puis, j'ai eu le fort désir d'apprendre, de lire tout ce que je n'ai pas encore lu, et le chemin est fort long, dans le genre jusqu'auboutiste, jusqu'à mon dernier souffle.

Ah, oui, j'ai appris à parler de la mort, entre les lignes, la mienne, un jour, et je sais que c'est bon. Pas peur de la mort, pas peur des mots, pas peur d'écrire (sauf de mes sujets interdits pour l'instant).

Le principe des ateliers d'écriture, ouverts à tous sans distinction de niveau d'études, de niveau de rien du tout, est un bon terrain pour que l'humain se découvre et devienne plus ouvert aux autres, utilisant la communication dans son meilleur sens. Et c'est bien.

fait en AE le 12 09 2005

19.08.2007

Etat d'âme tout simplement

Je vais essayer une petite note. Fait pas beau. Je suis fatiguée et mon ordi a une maladie de la bougeotte qui m'empêche de faire des trucs.
J'ai des pb de voix depuis plus de deux ans. Peut-être plus, et à la longue ça me gonfle. Envie de baisser les bras.


Voici mon poème tout simple.

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Poème simple (entre toi et moi)

Entre lie et lit
Entre chat et ça
Je crois que je survis
Bien qu'ayant perdu mon la.

La voix j'en parle pas
Elle n'est pas toujours sympa
Me manque trop parfois
La faute à qui ? La faute à quoi ?

Entre maux et mots
Entre croix et pain
Je chasse les petits mots
Sur le journal. En vain.

La voix elle est pas là
Les mots non plus. ça va pas ?
Me manque quoi, enfin ?
La faute à qui ? La faute à rien.

Entre ciel et miel
Entre roux et doux
Je coule des jours pareils
Je ronronne sur tout.

Je m'extasie, non en vain
"Il est à moi, il est le mien
Mon roux doudou, mon chat
Il est serein, chaud, et coatera".

Entre lui et moi
Entre moi et lui
Mon doux mon toit
Pourquoi ma voix s'est enfuie ?

Ah ma gorge, je veux dire ma voix
J'ai du gober un chat
Je crois, je pense, je vois ...
C'est ainsi, la vie c'est ça.

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