23.10.2009

Souvenirs, souvenirs

   Samedi dernier, l'après-midi, j'étais à la Maison de Saint-Pierre pour baigner dans le souvenir des baraques du Brest après guerre.  J'étais au Point du Jour pendant cinq ans et ce fut la meilleure partie de mon enfance.  La campagne, la liberté, les coutumes saisonnières (les mûres en particulier).

  La réunion a duré deux heures, nous étions plus de 100 personnes.  Je ne me suis pas rendue compte qu'il faisait chaud, je suis sortie complètement vannée, mais heureuse.  J'ai acheté un nouveau livre à Jean Louis Auffret.   J'ai appris énormément de nouvelles choses sur Brest. Le pied. 

 

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20.03.2009

Mars en guerre

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Depuis une ou deux semaines je suis irascible. Tout m'énerve. La télé, les gens, moi, je ne sais quoi, un rien... même mon chat. Heureusement que j'arrive à avoir le dessus avec lui. Je lui fais un petit discours et lui montre qu'il peut s'installer près de moi sur le canapé, et c'est bon.

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Bizarrement, le temps est comme celui de l'année où j'ai écrit. Je crois que c'était l'année de l'été canicule. 2003 ? J'sais plus. Enfin. Avant d'aller voir ma soeur à Nice.


Je ne voudrais pas singer Muriel Robin
Mais décidément,
Tout m’énerve.

La guerre en Irak
C’est déjà dur
Mais là, chacun fait sa petite guerre perso
Et ça, c’est vraiment trop.

Il y a quelque chose qui ne va pas
Dans ce monde
Dans les groupes
Dans les associations
Il y a un immense
Un énorme
Manque de respect.
On juge, on n’essaie pas
De comprendre.

Ou bien l’on est naïf
Ou l’on est sûr de soi.
« Les naïfs c’est les cons
Et nous,
Nous sommes les bons »
Disent-ils.

Tout m’énerve dans la vie
Aujourd’hui
Ça ne tourne vraiment pas rond
D’ailleurs,
Demain, je pars… à Nice.



Dommage, cette année je ne bouge pas. Alors je me fais plaisir pour me dérider. Hum ! Il y a du boulot, je sais.
Le poème n'est pas exactement adapté à l'actualité, mais ce n'est pas loin.

La haine s'enfle
Les ego sont dilatés
La tourmente sévit.
ennemie de l'ordre
La folie est dans la rue.

Pendant ce temps
Le poète regarde une rose
Et se trouve apaisé.

Les monstres se croient
Dans leur triste droit
Courant d'air pollué
Hurlement des sirènes
Le désordre est complet.

Pendant ce temps
Le poète rêve d'un autre monde
Où il n'y aurait que la paix.



Oui, celui-là. Même époque. Un peu avant mon agacement.

Et puis, je suis allée à Nice. Voyage en train avec une énorme valise. (je l'ai donnée depuis à une de mes petites filles. Trop lourde pour moi.)
Le gag est que en changeant de train à Rennes, je me suis trompée de valise. J'ai pris une valise, de même taille, une bleu-marine au lieu de ma valise noire. Pas vu. Paumée, j'étais.
J'ai été vite rattrapée par quelqu'un qui m'a rendu ma valise en me disant que je m'étais trompée. Quelle chance j'ai eu. J'ai pensé que j'avais plusieurs anges gardiens. Fallait au moins ça pour continuer mon voyage avec la bonne valise. Et puis, j'emmène toujours trop de vêtements avec moi dans mes rares voyages.
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Faut dire que la première semaine à Nice, à partir de fin mars, je l'ai passée avec ma soeur en vacances et nous avons beaucoup bougé, à pied, en train et en bus. Avec un temps plus que correct. Soleil, soleil... Jusqu'au moment où nous sommes allées en Italie dans le Piemont. Ce qui veut dire dans des montagnes. Où nous avons trouvé de la neige. Cela se passait début avril.
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De retour à Nice, le temps avait fraîchi. Pendant ce temps-là mon caractère s'était amélioré. J'avais oublié mes énervements de mars. Tiens, mars, Mars, Dieu de la guerre. Normal. Et je viens d'apprendre que la période d'avant le printemps est une période difficile. Grave.

Donc, la seconde semaine, le lundi, ma soeur reprend son travail et je suis seule à visiter Nice. Et bien, il s'est mis à pleuvoir énormément. J'ai de plus en plus froid. Et je me balade malgré tout. Enfin, je me perds beaucoup. Et j'ai passé la journée à écrire des petits poèmes que j'ai réuni en un seul. J'ai juste supprimé le dernier de la journée où je parlais musique. Il n'a plu à personne. ( hi hi, il n'a pas plu ! le moral remonte.)

Je crois que j'ai fini en humour. La preuve.

Jour de pluie à Nice

Pensai-je à Félix ce bon père
Abbé, cousin de mon propre père
En m’attablant à « l’Abbaye »
Resto niçois, après cette pluie.
Bien sûr, niçoise est la salade
C’est bon, après cette longue balade.

Un serveur, profil de Pinocchio
Prit ma commande, in petto
Moi, Bécassine au visage rond
Petit nez banal de chez Tartempion
Je me sens, bretonne bien nourrie
Etrangère, vraiment, dans ce pays.
Pays où il pleut, quelquefois
Aujourd’hui même, ma foi.
Journée et menu tristes
La pluie au dehors résiste
Le soleil reviendra-t-il demain ?
Ce serait tellement bien !


A quatre heures toujours la pluie
J’échoue dans une pâtisserie…

Pas de gâteau pour Miss Dany
Une verveine, c’est bien ma veine
Dehors, toujours la pluie
Dans un coin, gouttant sans peine
Le parapluie, triste, gît.
Pas de gâteau, tant pis
Même si on est au Paradis.


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Vernantes en Italie, le pays du dessinateur de Pinocchio. La montagne à l'horizon est enneigée. Petite neige de la veille



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Nice sous la pluie

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Le petit parapluie

Alzheimer 001.jpg à plus, comme d'hab. Je pense que l'on va finir par se fatiguer de moi.

14.08.2008

Que d'eau, que d'eau !

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Je me lance dans une note avec partie longue. J'avais fait plein d'autres choses ces derniers temps. Et mon blog se trouvait bien abandonné.

Je m'étais promis de partager mon aventure avec l'eau de l'été 2004, juste après la fête des bateaux. Ouah ! quel souvenir !

Quelle eau ? Et ben l'eau du plafond, dégât des eaux, etc, etc... Qu'est-ce que j'étais énervée, car cela dura bien longtemps. Un mois, deux mois ? Je ne sais plus. Long, oui.



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15.10.2007

A propos de Fred

Le livre de Fred Vargas que j'ai lu l'été 2003 était : "Petit traité de toutes vérités sur l'existence".
Pas spécialement sérieux mais très déjanté dans l'écriture. C'est comme ça que j'ai connu Fred. Je ne m'en suis pas remise depuis.
A l'époque j'avais écrit tous les jours, et j'avais appelé le tout : "tous mes matins, au jour le jour". Je persiste, il faut croire, dans le genre.

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Cette fois, j’ai le sentiment d’avoir été influencée par le livre que je lis (le livre de Devos est reparti dans la bibliothèque municipale) et je baratine un max à l’instar, cette fois, de Fred Vargas qui me fait rire de temps en temps même si elle annonce d’emblée que ce n’est pas le but de son livre. Je dois dire que Fred est d’une intelligence rare et, bien que je n’arrive même pas au-dessous de sa cheville, je me sens des envies d’écrire comme elle. Si c’est possible. Vous allez sans doute voir que c’est possible.
Je sens que je commence à délirer. A propos de mes problèmes existentiels, devrais-je changer de famille ? La question se pose. La mienne, même si je l’aime très fort, me colle parfois des obligations qui m’emmerdent carrément. Je sais, c’est pas beau de dire ça, mais c’est la stricte vérité. Certaines obligations me gonflent un max.
Dans ma vie, j’ai toujours fait des cadeaux sur des coups de cœur, par sur des obligations. Je suis la seule du genre, je le crains. Mon amie Colette appréciait cette liberté que j’avais à ne pas me sentir obligée. Elle me grondait lorsque je venais la voir avec un cadeau. Mon père, lui, était assez libre parce qu’il avait l’excuse du travail. Je travaille, j’ai pas le temps. Donc pas d’obligations. Je n’envie pas pour autant. Le travail c’est bien, mais ça crée des… obligations. (On y retourne.) Mais ce ne sont pas les mêmes obligations
Je songe, tout à coup, mais j’ai des obligations ce matin, il faut que je me lève sur le champs. L’incident est clos pour aujourd’hui.
A demain. Fred et les autres.
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Ce texte se trouve au milieu de pages plus délirantes les unes que les autres. Je crois que ma fille n'a pas tout aimé. Trop déjanté, bien sûr.

13.09.2007

Pourquoi j'écris ?

J'ai trouvé ce texte dans mes tablettes anciennes. C'est la rentrée en Atelier d'Ecriture pour certains. C'est une expérience à faire. Moi, cette année, je reprends le sport. J'écris toute seule, en attendant mieux.
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Pourquoi j’écris.

La plus grande raison, la vraie, la forte, c’est pour ne pas être seule. Lutter contre la solitude en créant toutes sortes de personnages qui m’accompagnent au jour le jour, les jours moins occupés, les jours sans, c’est-à-dire sans personne.

J’écris parce qu’un jour, je me suis aperçue que je me faisais des discours dans ma tête. Et ceci, et cela… Le moment n’était guère éloigné que je ne parle seule dans la rue ou chez moi. J’y suis un peu arrivée ces jours où j’étais préoccupée. Et lorsque je rencontre une femme du genre droguée ou psychotique développant des conversations avec quelqu’un d’invisible dans la rue ou dans le bus, je redeviens automatiquement plus normale.

J’écris parce que cela me donne une satisfaction, une douceur de vivre. Je livre mes pensées au cahier. Je préfère un cahier, petit ou grand, pour noter mes pensées, ce que je pense de… ce que je crois, ce que j’aime. Et puis, les exercices de Jean Paul (*).

J’écris ce que je vois, les gens, qui me font deviner des vies ; la mer qui me fait penser bateaux, voyages ; les fleurs qui ne me font penser à rien sauf aux mots « beauté » « extase » « cadeau » « paradis »…
Ecrire, en fait, c’est mon paradis. Moment exquis entre tous. Vraiment !

* (Jean Paul est animateur d'Ateliers d'Ecritures : le lundi au Valy Hir, le jeudi à Kerangoff.)

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Que cherche-t-on dans l'atelier d'écriture et qu'est-ce que c'est pour nous un atelier d'écriture ?

Même si on ne cherche pas, on se trouve devant un mur. Un mur qui bloque parfois. Je ne peux pas parler de ça. Non pas de ça. Et des sujets bloquants, il y en a et il y en aura encore.

Et puis, si j'insiste un peu, obligée lorsqu'on est en groupe, (ma petite fierté n'est pas loin) j'aligne des mots, des idées, des sentiments. Je raconte des choses passées, des personnages imaginaires, j'invente avec aplomb des détails oubliés de mon enfance.

Je trouve dans l'atelier le déblocage de mes peurs, de mes mots inconnus, de mon être le plus profond. Déblocage de sentiments tendres, refoulés, rejetés.
Puis, j'ai eu le fort désir d'apprendre, de lire tout ce que je n'ai pas encore lu, et le chemin est fort long, dans le genre jusqu'auboutiste, jusqu'à mon dernier souffle.

Ah, oui, j'ai appris à parler de la mort, entre les lignes, la mienne, un jour, et je sais que c'est bon. Pas peur de la mort, pas peur des mots, pas peur d'écrire (sauf de mes sujets interdits pour l'instant).

Le principe des ateliers d'écriture, ouverts à tous sans distinction de niveau d'études, de niveau de rien du tout, est un bon terrain pour que l'humain se découvre et devienne plus ouvert aux autres, utilisant la communication dans son meilleur sens. Et c'est bien.

fait en AE le 12 09 2005

19.08.2007

Etat d'âme tout simplement

Je vais essayer une petite note. Fait pas beau. Je suis fatiguée et mon ordi a une maladie de la bougeotte qui m'empêche de faire des trucs.
J'ai des pb de voix depuis plus de deux ans. Peut-être plus, et à la longue ça me gonfle. Envie de baisser les bras.


Voici mon poème tout simple.

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Poème simple (entre toi et moi)

Entre lie et lit
Entre chat et ça
Je crois que je survis
Bien qu'ayant perdu mon la.

La voix j'en parle pas
Elle n'est pas toujours sympa
Me manque trop parfois
La faute à qui ? La faute à quoi ?

Entre maux et mots
Entre croix et pain
Je chasse les petits mots
Sur le journal. En vain.

La voix elle est pas là
Les mots non plus. ça va pas ?
Me manque quoi, enfin ?
La faute à qui ? La faute à rien.

Entre ciel et miel
Entre roux et doux
Je coule des jours pareils
Je ronronne sur tout.

Je m'extasie, non en vain
"Il est à moi, il est le mien
Mon roux doudou, mon chat
Il est serein, chaud, et coatera".

Entre lui et moi
Entre moi et lui
Mon doux mon toit
Pourquoi ma voix s'est enfuie ?

Ah ma gorge, je veux dire ma voix
J'ai du gober un chat
Je crois, je pense, je vois ...
C'est ainsi, la vie c'est ça.

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