06.07.2007
Ecriture quand tu nous tiens...
Puisque je suis dans mes vieux trucs d'écriture. J'aime bien ce texte.
J'avoue qu'hier la pluie m'a fait peur. J'avais froid, presque malade. Je n'ai pas été à la gym. Quelle honte !
A plus.
La recette de mon écriture
Les ingrédients - on les mélange et ça se transforme :
Pour écrire j'ai pris un stylo. Pas le genre bête et indiscipliné mair le beau fluo à l'encre parfumée à la framboise.
Je prends aussi "l'air du temps" dans tous les sens. Celui de Nina, ou celui de Michèle, que je préfère.
Alors, avec le temps passé, l'air du temps qu'il fait et celui qui viendra, ma plume est pleine de vent. Plume de cormoran. L'albatros est bien trop rare et trop cher pour moi.
Mon écriture doit être "moi" d'abord. Pas "moi d'abord" mais uniquement "moi", car je dis "je" depuis quelque temps. Avant, dans une autre vie, je pouvais pas.
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Et puis quoi ? Le stylo, l'air du temps, le "Moi"...
En fait, le "moi" est profond... ou pas. Selon le temps, selon le passé, selon... selon soi. Pas trop profond pour moi. Juste ce qu'il faut.
Le passé donne une couleur à l'écriture. Un peu de rose bébé ça fait du bien.
L'écriture mienne, faite de lettres mal écrites, se veut marrante, dans l'air du temps, plutôt ado oubliée, et pourrait, si je ne m'abuse pas trop, figurer un jour dans un canard, quel que soit son nom. Un rêve... sans nom.
La forme que ça prend, grâce à la chaleur (du four) :
Sur le métier j'aligne les mots, les idées, les couleurs, les sons. Je les regarde et les laisse reposer en mon être. Dans un coin de ma tête.
Comme la chaleur du four happe les ingrédients du gâteau, ma tête mélange mes mots et espère l'inspiration. Certains mots frappent à ma porte et s'enfilent comme des perles ou comme les notes d'une mélodie.
Le mélange des idées monte, monte et ressemble à une chose que je ne reconnais pas comme mienne. Pourtant, je trouve ça joli, charmant parfois.
Mais où sont mes mots, mes enfants, mes idées ? Sont devenus presque des étrangers. Etrange alchimie...
Signé Dan
PS J'avais un blog avant celui-ci. Je l'ai abandonné depuis mars. Mais...
http://dianecotillo.blogs.psychologies.com/cocodan/
Il y a pas mal de notes dessus
12:10 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Atelier d'Ecriture
Urbanisme, sujet d'écriture
Un sujet dans un Atelier d'Ecriture. Je me suis bien amusée. J'ai aimé aussi.
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03 10 2005 Le quartier est mort - le quartier autrement
(utiliser les inventaires à la Perec)
Les blocs sont à bas. On a déjà démoli le quartier après ce fameux incendie qui détruisit les tours il y a déjà dix ans. Le temps a fait son oeuvre. L'herbe a repoussé dans les décombres. De gros cailloux sont rangés sur la périphérie. Ce qui peut être utilisé a été gardé. Pour faire des tumulus du souvenir peut-être ?
Des tas de tuyaux, moellons, du gros outillage neuf sont rangés près de la cabane en métal peint en vert. Des engins ultra-modernes reposent et donnent à la zone en reconstruction l'impression fugace que l'on est en pleine science-fiction. Insectes métalliques colorés aux fortes mandibules qui semblent dormir en attendant l'ordre du maître du jeu de rôle. ils sont jaunes, verts ou roses. Bizarres.
Plus rien ne subsiste des anciens lieux de vie. Les habitants sont relogés depuis longtemps dans des espaces modernes et froids. Ou certains sont morts, de vieillesse ou des suites du grand incendie qui embrasa tout le quartier. Les anciens bâtiments n'étaient pas particulièrement séduisants extérieurement, mais les gens se sentaient chez eux et vivaient leur quartier par des bavardages sans fin entre les blocs ou près de l'ancienne
Maison de quartier qui résonnait souvent par les rires, les chansons, les musiques, les voix parlées. Maison d'architecture simpliste mais qui irradiait d'une sympathique bonhomie.
Même les correspondants des deux quotidiens de la ville étaient chez eux. Ils venaient à chaque rentrée de septembre mais aussi pour les événements de l'année.
Le projet de construction semble évident. Des axes droits bien larges semblent se dessiner. Encore des blocs carrés, très haut, bien hermétiques pour que les gens n'aient pas envie de se rencontrer. Car tout est là : communication. Les gens se verront dans les supermarchés, accrochés à leurs caddies, prêts à heurter le caddie en face avec le sien propre pour mieux passer. Ils se disputeront dans la file d'attente devant une des nombreuses caisses, ne diront même pas bonjour à la caissière (ou au caissier). Le client est roi. J'ai déjà vu tout ça il y a plus de vingt ans, alors maintenant.
Après les courses, les gens retourneront chez eux, ranger toutes leurs boîtes dans les placards ou le frigo qui fabriquera des glaçons de toutes les formes, et il suffira d'appuyer sur un bouton pour en faire tomber un dans le verre. Ils allumeront leur écran mural du nouveau téléviseur et se laisseront tomber dans un fauteuil un verre à la main afin qu'on leur dise ce qu'ils doivent faire ou penser. Cette fois, le glaçon sera de plastique couleur fluo dans un ersatz de whisky, on n'arrête pas le progrès. Et il peut resservir le glaçon. Pratique.
Moi, je suis là. J'ai encore vieilli, c'est sûr. Dix ans de plus c'est beaucoup. Les pieds dans l'herbe, je râle. Non, non, pas encore.
Je rêve de chemins obliques ou sinueux, des espaces verts naturels avec des bouleaux, des fleurs légères, des talus habillés de petits chênes, de fleurs jaunes au printemps, de bruyères en fleurs à l'automne, et de coquelicots vifs en été.
Je rêve de maisons à deux étages, pas plus, avec des toits en terrasse où pousseraient des pins, des rosiers, des parasols et des chaises longues. Les fenêtres pas carrées mais grandes avec des stores vénitiens à l 'extérieur et des rideaux à l'ancienne dedans. Les entrées seraient coquettes aux couleurs délicieuses comme le vert amande, le bleu pervenche, le parme ou l'indigo. Il y aurait des bancs pour se reposer, prendre l'air à défaut de soleil, et pour parler. Les gens de chez moi ne sont pas frileux mais ils aiment causer.
Près des bancs pousseraient des roses trémières, des pois de senteur et les altières marguerites.
Au centre de tout ça une Maison pour tous d'architecture style pagode avec quelques marches pour y monter sur trois côtés et une rampe spéciale handicapés pour la quatrième. Pour ceux qui n'aiment pas les marches également. Je pense un peu à moi, vu mon âge. Ce serait une belle maison de belle allure. Le toit d'ardoises plastiques d'un brun chaud et brillant tombant également des quatre côtés. Les murs extérieurs tout lisses et de
couleur ivoire auraient la faculté de laisser entrer la lumière dans le bâtiment. Des fleurs rouges grimpantes s'enrouleraient autour de poteaux style chinois de même matériau que le toit, ceux-ci placés aux quatre coins de la MPT.
Je rêve, je rêve, mais je n'ai pas pensé à ceux qui y habiteraient. Que des vieux ? Non.
Que des jeunes ? Non plus. Il faut que toutes les générations se mélangent dans ce nouveau quartier reconstruit. Comme toujours. Il est toujours mauvais de ne faire que des quartiers spécifiques à une catégorie de personnes, surtout par rapport à l'âge. Ghettos de vieux ? non. Quartiers de jeunes ? non plus. Des enfants qui jouent dans les espaces verts sur des jeux de couleur vive. Des vieilles personnes sur les bancs qui regardent les enfants et les mamans. Les chiens qui se promènent avec leur maître. Les chats qui viennent faire les curieux. Les oiseaux qui volent au-dessus espérant que les enfants vont perdre des miettes de leur goûter. Les chasseurs de Haïkus qui flâneraient en quête de lignes sublimes...
Stop. Je rêve d'une vie utopique ? Peut-être pas. S'il y a un lieu comme j'ai décrit ou un projet de construction d'un lieu ressemblant à mon lieu rêvé, appelez-moi. Vous seriez gentil.
Signé : Dan de Brest
11:20 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : maisons, vieux, jeunes, verdure







