18.10.2007
Morrie en poésie
J'avais écrit. Ce n'était pas génial. J'ai extrapolé, en plus. Morrie ne croyait pas en une autre vie. Ce n'était pas important pour lui. Mais, tant pis.

Morrie
Je sens dans mon corps la fuite du temps
Flux mouvants, muscles fuyants.
Je regarde par la fenêtre
Au coeur de l'orage
L'érable sage
Tout ruisselant
Dans son feuillage
Embrasé.
Je suis bien las
Et j'écoute
De ma couche
L'adagio de la pluie
Symphonie de l'ennui.
Les oiseaux sont bien cachés
Le regard étoilé
Ils ont peur
Comme j'ai peur.
Je rêve
D'un ciel clair
De la vie
Après la pluie
Après la vie
Et j'espère...
Une autre vie.

Morrie était bien plus que ce petit poème. Bien plus. Il n'avait pas peur. Il était un exemple. Il apprenait à ceux qui l'entouraient la "leçon de la vie". C'est encore autre chose.
Vivement le livre !
11:11 Publié dans Emotion | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : philosophie, vie, mort, courage
13.08.2007
L'émotion ou bien l'humanité
En pensant à Michel Serrault qui nous a quitté, pour un ailleurs plus serein, j'ai pensé à un petit bout de journal que je faisais en 98 et qui m'était venu après le film "Nelly et Monsieur Arnaud" que j'avais bien aimé.
La solitude, ça n'existe pas....
En descendant du fameux escalier qui, de la rue "Poullic A Lor", mène au Port de Commerce, je songeais au film "Nelly et Monsieur Arnaud" que j'avais vu dimanche soir sur le petit écran.
Le sujet du film était, principalement, la solitude.
Solitude d'un vieil homme, qui n'avait pas été toujours très agréable. Ses enfants ne l'aiment guère, sa femme est partie depuis plus de vingt ans avec un autre homme.
Solitude d'une jolie jeune femme affublée d'un mari qui ne la comprend pas, qui ne fait rien de ses journées, qui ne l'attend même pas vraiment, passant son temps devant le téléviseur. Chômage oblige, si on veut......
Tout en songeant à ces solitudes qui ressemblaient tellement à la mienne, je vois un drôle de couple qui avance devant moi. Deux clochards, en fait, l'un soutenant l'autre. L'un d'eux, marchait les jambes très raides. Il s'aidait d'une canne du côté droit et le bras gauche était agrippé aux épaules de son compagnon. "L'aveugle et le paralytique" pensai-je. Sauf que celui qui servait de tuteur n'était pas aveugle, et l'autre pas vraiment paralysé.
Plus loin, les ouvriers qui réparent les véhicules de leur entreprise (ATS) avaient fait un feu dans un tonneau métallique devant l'entrée du garage. Il faisait encore très froid, et certains trottoirs étaient givrés.
Les deux "cloches" sympathiques s'approchent du feu et viennent réchauffer leurs mains et leur visage. Les ouvriers les interpellent gentiment. "C'est bon, hein ? ".
Beau tableau. J'ai raté l'occasion de faire une belle photo. ( Encore le tic du journaliste raté.)
Brest, mardi 3 février 1998.
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