26.12.2008
Après Noël c'est toujours Noël

Hier après-midi j'ai reçu mes filles (fille et petites filles) pour l'échange des cadeaux sur la table du goûter. Ce fût très joyeux et je me souviens d'un truc qui m'a fait énormément rire :
L'une d'elle nous dit : je ne mange plus de chocolat Milka avec des éclats dedans !
Je tique : - des éclats de dents ? Et je prends un air horrifié.
Oui, insiste-t-elle : avec des éclats dedans !
Je répète... puis elle dit : des éclats de caramel dedans !
J'ai ri et j'ai dit : - Ah oui, que j'aimerais manger de ce chocolat, j'adore les éclats de caramel !
C'est vrai que j'aime tout ce qui est nougatine (genre caramel) et tout ce qui est caramel. A suivre...
Nous avons toutes aimé nos cadeaux. Je disais : Oh que c'est beau. Et c'était beau.
Et puis, je reviens à mes poèmes de Noël. Depuis plusieurs années j'ai cherché des poèmes transcendants sur Noël, des choses plus extraordinaires les unes que les autres, et puis... J'ai écrit des poèmes, qui ont vieilli depuis et dont je ne suis pas spécialement fière. Je ne veux pas faire de l'égo à tout prix. J'ai parlé de mes vieux Noëls d'enfance, des éléments de la crèche si importants pour moi petite fille et de la raison pourquoi on fête Noël. La naissance d'un Sauveur. J'ai un peu de mal en ce moment avec tout ce qui se passe... et je ne parle pas de politique, mais de l'égoïsme de beaucoup, et la méchanceté de certains. Crimes, vols... à l'endroit ou à l'envers. Parler de Sauveur, ça fait presque incongru.
Et puis, tatatata, je présente un poème de Jean Pierre Boulic (on en a parlé dans la presse récemment, il y a un album de sorti, ses poèmes mis en musique, à découvrir dans les lieux autorisés. Je les connais).
J'avais acheté un recueil en 2003 Reflets des mots et il m'avait reçue bien gentiment et mis un mot sur la page 3 comme d'hab.
Au début du recueil, l'avant-dire de Michel Scouarnec est copieux à souhait et une oeuvre en elle-même. Il est possible que j'en parle dans une autre note. (Michel Scouarnec, né en 1934, est un prêtre catholique, auteur-compositeur et écrivain français. Il est prêtre du diocèse de Quimper, Finistère, professeur de la liturgie et directeur de radio du diocèse de Quimper. Il est auteur et compositeur de chants religieux, en breton et en français, et profanes. Il est également connu pour sa réflexion théologique et pastorale.)
J'ai examiné tous les poèmes du recueil et j'ai trouvé qu'ils se lisaient bien et qu'ils se disaient encore mieux. Les mots résonnent dans l'air et aucun n'est à redire. Voici un poème :
On recense la terre
Vers son origine
On s'en va
***
Au côté de l'hôtellerie
Dans l'écurie
Surgit un crit
L'invisible naît et l'ombre s'immisce
Laissant une empreinte à jamais
La lueur n'en peut mais
A l'orient des mondes
Le savoir ne sait encor rien
Inexploré
Seul un petit souffle
Enveloppé
La source a engendré la source
La jeune accouchée
Toujours s'interroge
Son coeur inquiet
Ecoute l'ange en secret
Et s'en étonne
***
Des reflets bougent en bas
Dans les profondeurs
Les nomades s'éveillent
Appelés à venir
***
Leurs mots humains s'émerveillent
Chair devenus et modelés
Ils reçoivent le verbe
L'heure accomplit
Tout
Ce qui est dit
Et les signes des mots traceront
Jamais éteints
Le grelottement émouvant des troupeaux
***
On compte sur terre
Sans connaître que l'Unique respire
Déjà parmi nous
JP Boulic (2003) Reflets des mots

Et puis, il y a un poème, entre tous, que je préfère, c'est celui de Théophile Gautier. Je l'ai appris en chanson dans mon enfance et je me souviens, aussi, que la chanson accompagnait la crèche vivante à la fin des années 70 que l'on pouvait voir les jours précédant Noël près de chez Grenier et près de la rue de Siam.
Je n'avais pas 40 ans et je marchais trop vite pour mon père qui peinait près de moi. Alors qu'il a toujours été un très bon marcheur. Mais il était à la fin de sa vie, et je ne le savais pas encore. Aujourd'hui, c'est moi qui marche moins vite lorsque je suis avec ma fille ou mes petites filles. Bon souvenir que ce poème. Je note en passant que lorsque j'étais très petite les rues n'étaient pas très éclairées et peu de routes étaient goudronnées dans mon quartier : les Quatre-Moulins. Cela change, bien heureusement. Même si les ampoules sont économiques.
Le ciel est noir, la terre est blanche;
Cloches, carillonnez gaiement !
Jésus est né, - la Vierge penche
Sur lui son visage charmant.
Pas de courtines festonnées
Pour préserver l'enfant du froid,
Rien que des toiles d'araignées
Qui pendent des poutres du toit.
Je comprends tout ce qu'elles disent,
Car le poète est un oiseau;
Mais, captif, ses élans se brisent
Contre un invisible réseau.
Des ailes ! des ailes ! des ailes !
Comme dans le chant de Ruckert,
Pour voler, là-bas avec elles
Au soleil d'or, au printemps vert !
Le ciel est noir, la terre est blanche;
Cloches carillonnez gaiement !
Jésus est né, - La Vierge penche
Sur lui son visage charmant.
Théophile Gautier 1811-1872 (sacré Théophile)
Ouf ! ouf !
je suis fatiguée... S'il y a des fausses frappes... qu'on me pardonne.A plus !
11:15 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Noël, tradition, naissance, Sauveur, crèche
14.10.2008
La famille dans l'air du temps

Je connais le Télégramme (mon canard) depuis 50 ans environ. J'étais super-fan de Lucien Hérard, j'ai beaucoup aimé Yves La Prairie qui parlait si bien des femmes. Et j'en oublie, très certainement.
Aujourd'hui, c'est surtout Michèle Fitoussi que j'aime. Sa nouvelle photo souriante illustrant son "Air du temps" me ravit et me met déjà de bonne humeur. Tout comme un ciel bleu après les nuages.
Elle est intelligente, plutôt féministe (ce qui me convient), et très talentueuse. Mais où trouve-t-elle toutes ses idées ?
Elle conclut sa "crise de la famille" par "... La vie en solo sera désormais réservées aux riches ou reportée à un avenir meilleur."
Avant ça, elle évoque les Tanguy qui reviennent ou qui s'incrustent, les divorces devenus impossibles pour raisons financières. On semble être revenu au temps de ma jeunesse et avant, où les couples subsistaient jusqu'à ce que mort s'en suive (un mot de ma tante). Même si pas grand chose les unissaient. L'argent était sauf, et certains soucis en moins.
Moi qui ait divorcé deux fois, j'ai l'impression d'avoir subi deux incendies, sinon pire. Une grosse inondation aussi, où tout va à vau-l'eau. Perdu corps et bien (ou mal).
Quel désastre, oui. Elle a raison Michèle Fitoussi.
Par mes expériences, j'ai toujours encouragé les copines qui voulaient rompre de bien réfléchir, car avec moins d'égoïsme, plus de... tout est possible. Sauf en cas de violence. Certes.
Oui, mais, il y a l'autre. Le mec qui a décidé, souvent, de se faire quitter. Ils s'arrangent bien les chers hommes. Ce ne sont pas les statistiques qui vont me donner tort.
Ah ! c'est dur !
Et puis... je reviens à la fin du billet, la vie en solo...
Quand on est jeune et que l'on travaille, être seul, seule, cela peut être supportable, agréable même.
Ce ne sont pas les stats, mais l'actualité qui pèse sur le pouvoir d'achat des vieux solitaires, un peu (beaucoup) abandonnés par leur famille. vieux qui ne savent plus bien gérer leurs maigres retraites, qui ne mangent plus vraiment, pensant à ce qu'ils vont payer en gaz, électricité, en eau, parce qu'ils l'ont entendu à la télé.
Et ça se retrouve à l'hôpital où le social devra bien gérer la sortie... D'une manière ou d'une autre...
Moi ? ça va pour le moment. Mais mon luxe c'est la liberté que j'ai de dire ce que je vois, ce que je pense... sur le net, bien sûr.
Dans dix ans, ce sera comment chez moi, dans mon corps, dans ma tête ? J'ai une furieuse envie de ne pas vivre centenaire, et même moins. Plus exactement, je ne l'espère pas, vu la folie du siècle. On ne veut plus tout savoir.
Je regrette l'époque où je bossais, je ne regardais jamais les infos, les journaux. J'apprenais les événements importants avec les collègues. Qui est mort, parmi les gens connus. Pas encore VIP. Cela n'existait pas dans notre langage du quotidien. Quel bonheur c'était !
Merci Michèle de m'avoir réveillée. Je vais essayer de m'accrocher et de me faire plaisir. Tout en apportant ma tendre sollicitude à mon amie hospitalisée pour raison grave.
Tout ceci en écoutant un CD de Jean Ferrat qui chante Aragon. Bonheur, bonheur, bonheur. Vive la poésie qui console et apporte du plaisir à l'âme.
Extrait d'un poème d'Aragon qui s'appelle "Epilogue" :
Quand j'étais jeune on me racontait que bientôt viendrait la victoire des anges
Ah comme j'y ai cru comme j'y ai cru puis voilà que je suis devenu vieux
Le temps des jeunes gens leur est une mèche toujours retombant dans les yeux
Et ce qu'il en reste aux vieillards est trop lourd et trop court que pour eux le vent change
J'écrirai ces vers à bras grands ouverts qu'on sente mon coeur quatre fois y battre
Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant
Je suis le faucheur ivre de faucher qu'on voit dévaster sa vie et son champ
Et tout haletant du temps qu'il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre.

10:15 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : solitude, vieux, poésie, consolation
12.06.2008
"Pardonner à ses parents"
Lorsque ma soeur du Sud est venue à Brest, nous sommes allées dans une librairie spéciale. Plein de livres, d'objets, de musiques pour améliorer le spirituel. J'aime bien y aller pour l'ambiance.
A cause des discussions que nous avions pu avoir ma soeur et moi, j'ai acheté bêtement "Pardonner à ses parents" de Maryse Vaillant. J'ai bien du mal à le lire parce que j'ai dans l'idée que le pardon est déjà fait depuis longtemps et qu'il n'y a pas lieu d'y revenir. Je viens de relire mon manuscrit sur la maladie de ma mère (Alzheimer) et j'y dis que j'avais préféré ma mère avec sa maladie et que je ne gardais que les bonnes choses de nos relations. Toutefois, le travail de lecture est fait et je livre ci-après les extraits du livre ainsi que mes commentaires.

"Dans la singularité d'une relation filiale, la gratitude et le pardon entretiendraient-ils des liens tels qu'on ne pourrait les dissocier ? "
C'est intéressant l'association de "gratitude" et "pardon" ce qui veut probablement vouloir dire que le pardon nécessite l'existence d'une certaine gratitude envers nos géniteurs.
Je remercie ma mère pour plein de choses en fait : choses matérielles comme sa cuisine, sa joie de vivre, son jardin, sa sensibilité. Mais je dois lui pardonner ses grands manques à mon égard, sa sensibilité par rapport à elle, son ignorance de ma personne, son manque d'intimité avec moi.
Mon père, ça va. Il a été mon meilleur ami. Bien qu'il n'ait pas pu m'aider pour tout.
"Pardonner à ses parents devient une invitation impossible, voire cruelle, pour celui qui partage avec eux le poids écrasant de l'histoire familiale. "
On peut dire ça.
Ma mère disait souvent que les enfants étaient ingrats. Je ne l'ai pas été. J'ai été sympa et dévouée, et je les ai accompagnés respectueusement jusqu'au bout de leur vie. Mais j'ai conscience que ce fut plus par devoir que par amour. L'amour doit être partagé.
Mon père m'aimait. Oui.
Ma mère m'a, parfois, admirée. Ils étaient tous deux fiers de moi.
Je ne suis pas fière de moi. Il y a un côté raté chez moi. Ne pas avoir su balayer les erreurs familiales. Pour qu'elles meurent.
" La grande difficulté qu'il y a à pardonner à ses parents est celle du recul qu'il faut prendre pour entamer la démarche du pardon. Celui qui pardonne s'extrait de la scène du drame et, trouvant un appui extérieur à son histoire, il s'autorise un acte de pensée qui donne quitus à celui qui l'a lésé. "
C'est la réponse à ma question. Comment ?
En fait, je l'ai déjà fait ce recul car j'ai écrit ma vie (enfin presque) dans un but thérapeutique psy.
Et c'est vrai que je me suis mise en dehors. Ce n'est plus moi qui ai souffert, c'est l'autre dont je parle dans mes écrits. C'était une idée de ma copine qui voulait devenir psy, que de me faire écrire.
Quelques citations du livre précité que j'apprécie :
" C'est le pardon qui sauve l'humanité de la barbarie. "
" Par le pardon l'homme domine le mal. Il crée l'humanité de l'homme. "

Maryse Vaillant psy
20:15 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pardon, rancune, enfants
04.07.2007
Un chat, deux chats, à la maison
Le temps n'est pas génial pour les sorties, mais il y a toujours une compagnie qui ne fait pas défaut.
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J'ai un chat. A une certaine époque j'ai eu un petit chat à garder, celui de ma petite fille. Le jeu des deux chats était très amusant. J'ai écrit un texte. Je le mets ici. Profitant de la bonne volonté de l'ordinateur.
Un chat, deux chats, c’est bath.
Un chat. On dirait qu’il ne voit pas comme nous, qu’il ne comprend rien à rien… ou autrement. On peut se sentir seul, parfois, face à cette entité incompréhensible. D’autres fois, on pense à quelque chose de précis, de concret. Alors, on voit le chat agir comme s’il avait compris le sujet de la pensée. Le chat est un gardien, plus que le maître n’est le sien.
Deux chats. Un ange et un démon. Il y a toujours le raisonnable opposé à la canaille. Le regard chargé de reproche lorsque l’autre vient ronronner près d’une oreille. La main vient alors récompenser l’audacieux. Ce regard donne des regrets à l’humain et vient troubler sa conscience. Un chat quitte un coussin? L’autre s’y met, l‘air paisible. Jeu de place entre deux chats. L’un d’eux disparaît. « Mais où est-il ? » semble dire l’autre. Le démon apparaît et voici un jeu de pattes qui finira vite. La femme n’aime pas.
La femme. Le chat aime sa voix. Qu’elle gronde ou qu’elle caresse, la voix de la femme est harmonie pour le chat. Une présence nécessaire. Elle est là pour gronder la bête trop lourde qui peut faire mal au bébé chat… qui en profite.
Les chats n’aiment pas la voix qui crie: « Assez, les chats ! » Mais, lorsque la voix dit des mots tendres, tendre est le cœur du vieux chat. Il n’écoute plus qu’elle. Il ne voit qu’elle. Le reste n’existe plus. Même l’autre chat, n’existe pas.
22:35 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : animaux, plaisir domestique
26.09.2006
Entre nous
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J'ai connu Brest juste après la libération de la France. Née au milieu de la guerre, je grandissais dans le petit village où ma grand-mère maternelle avait vu le jour. Et puis, les alliés sont arrivés jusque dans le petit village apportant animation et joyeuse délivrance.
La famille est revenue à Brest dans son ancien quartier. Pour moi c'était une nouveauté, et Brest (la ville) était plutôt cassée. Bien que petite, trois ans passés, j'ai compati à ses blessures, ses grandes maisons mutilées, et voilà que toutes les baraques commençaient à pousser. Même à trois ans on s'accroche à la vie, assidûment.
Les années ont passé et, malgré les inévitables critiques sur la non-beauté de ce Brest reconstruit, je me suis attachée à observer les jardins qui peu à peu refleurissaient et donnaient un poumon vert à la ville. Ma ville.
Brest était encore tranquille, sans trop d'autos et pas encore de supermarchés pour dépenser. Les lumières des rues étaient encore chiches et les chemins pas très goudronnés. La terre glissante et les flaques étaient notre lot quotidien, quand il pleuvait.
En ville, les Glacis ont évolué en Liberté. Les baraques peu à peu ont été remplacées. Les grand pont a rejoint Recouvrance facilitant la communication entre la Ville et la rive droite qui avait tendance à vivre en autarcie. Les trolleys on contribué à changer cet état de fait. Tandis qu'entre le Point du Jour et les Quatre Moulins je vivais en toute liberté. Viscéralement attachée à cette rive où ont vécu nombre de mes aïeux qui ont oeuvré dans la marine ou à l'Arsenal : charpentiers marine, canotiers au port, commis aux vivres, ou gardien de vaisseau. Pas vraiment la Royale sauf mon arrière-grand-père qui fit l'Ecole des Mousses sur des voiliers pendant cinq ans. On dit qu'il fut rendu à ses parents le 20/09/1861 ayant 18 ans révolus et refusant de s'engager. Il navigua sur La Thétis, le Toulon, le Requin et la Monette du 21 mars 1856 au 20 novembre 1861. Voici pour l'histoire.
Au cours de ma vie, je n'ai guère quitté la région des Quatre Moulins, boudant un peu le fameux "Superouest" à cause de mon père qui était contre cette forme de commerce, lui, petit cordonnier.
Aujourd'hui, la ville est belle, comme la nuit à la période de Noël, ou le jour avec ses jardins toujours fleuris, ses vasques et parterres agrémentés par les jardiniers de la ville. Nos cœurs sont contents de suivre leur évolution au cours des saisons.
Je pourrais dire que je suis viscéralement attachée à Brest, comme si j'y étais née.
Il manque, peut-être, des terrasses abritées pour nos vieux os fatigués. Une pensée pour la rue Saint Malo où mes grand-parents paternels ont vécu et où mon père a démarré son métier. La rue est particulièrement abritée par les hauts murs de la prison de Pontaniou et le soleil rend cette rue un peu pareille aux rues marseillaises, pour peu que l'on y mette des fleurs et un troquet. Les maisons sont aujourd'hui délabrées, mais tout le monde peut rêver.
Les ports , de plaisance et de commerce ont été réanimés et accueillent les promeneurs du dimanche ou les retraités en semaine, les enfants pour les vacances. Les solitaires ou les vieux, aussi. Venant par les bus sympas.
Sur les quais on y voit des oiseaux, mouettes rieuses ou goélands crieurs, et l'on peut marcher sur des sentiers protégés des mauvais vents. C'est toujours pris d'autant.
On peut déguster des huîtres, des moules avec du rosé ou des bières de tous horizons. Ou bien d'eau pétillante pour les non-alcool. Les cafés sont devenus accueillants à tous, touristes ou retraités.
Le port est différent de la ville avec les bateaux, la mer aux couleurs changeantes, les voiles qui glissent sur l'eau de la rade face au Sud, à la presqu'île.
Le port de guerre est un peu délaissé des pompons rouges mais on peut regarder du haut du pont, les bateaux gris ou blancs entre le vieux château aux murailles épaisses et la tour Tanguy où le souvenir chancelle.
Les bateaux gris se font parfois une santé, tandis que les caravelles "Etoile" et "Belle Poule" nous honore d'une visite, de temps en temps. Navires écoles de la Marine qui ont vu passer beaucoup de jeunes marins.
Si on ajoute à ça, la silhouette du phare du Portzic à l'horizon, les navires et le phare se profilent sur l'image de Brest; en filigrane, certainement.
Brest aujourd'hui, c'est fleuri : merci
23:05 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : histoire, Brest, famille, ville








