29.02.2008
Kilimandjaro : au-delà des limites
Superbe ! Merveilleux ! Impressionnant ! Que j'ai aimé le documentaire de Tf1 qui a concurrencé NCIS si loué par tant de gens. Je ne sais pas encore qui a été le plus regardé, et je m'en fiche un peu. Moi, j'ai bien aimé ce docu.

J'ai récupéré les infos du site tf1.fr. Les aveugles pouvaient suivre le film grâce à l'audiovision, ainsi que les sourds comme d'habitude avec les sous-titres. L'audiovision ajoute un commentaire off qui explique ce qui se passe à l'image.
Voici mes infos relevées sur Internet (merci Internet) :
"Laissons-nous donc tenter par cette proposition télévisuelle qui laisse sur une formidable impression de bonheur."
C'est peut-être trop tard, mais j'espère qu'il y aura des rediffusions.
Un groupe de 10 personnes va relever un défi unique. Quatre femmes et six hommes, tous atteints d'un handicap moteur ou sensoriel, se lancent à l'assaut du Kilimandjaro. Seuls, ils n'ont aucune chance. Ensemble, ils vont tout tenter pour réussir.
10% des Français sont atteints d'un handicap. Habitués à relever de véritables défis au quotidien, 10 d'entre eux se sont lancés un challenge incroyable, une aventure extrême : gravir le Kilimandjaro, à près de 6000 mètres d'altitude, convoité chaque année par des milliers de randonneurs. Le Kilimandjaro est une ascension difficile, parfois risquée : 6 personnes sur 10 échouent.
Eric, 43 ans, Catherine, 44 ans, Guillain, 24 ans, Salima, 25 ans, Bastien, 29 ans, Jean-Michel, 49 ans, Sofia, 33 ans, Nicolas, 43 ans, Yolaine, 34 ans et Sébastien, 25 ans, ont ainsi participé à une aventure hors du commun. Ils savent qu'ils ne peuvent pas accomplir cet exploit individuellement. Ensemble, ils sont plus forts. S'ils s'entraident et forment une équipe solidaire, ils pourront, peut-être, réussir... Ils n'ont rien à gagner, juste prouver qu'ils en sont capables.
A 7000 km de chez eux, en Tanzanie, dans un environnement qui leur est jusque-là inconnu, ils vont traverser ensemble la savane sur une centaine de kilomètres pour gravir le plus haut sommet d'Afrique. Encadrés par 4 guides et 2 médecins expérimentés, ces dix participants espèrent, au-delà de leurs limites et bien au-delà de leur handicap, accomplir un exploit collectif admirable. Seuls la solidarité et le courage auront raison des kilomètres parcourus et des 4 000 mètres de dénivelés qui les attendent.
Kilimandjaro : Au-delà des limites est un documentaire exceptionnel, réalisé par 2P2L, qui par sa force, oblige à changer nos regards sur le handicap.
Le regard de Jérôme Caza :
Ancien JRI, coutumier du documentaire d'immersion et des raids aventures, Jérôme Caza était le candidat idéal pour produire et réaliser Kilimandjaro, au-delà des limites cette aventure de 10 personnes handicapées se lançant à l'assaut du plus haut sommet d'Afrique !
"Il n'y avait aucune ambiguïté sur notre objectif: Je savais que jamais nous n'irions vers l'indigne, le racoleur. Je voulais une écriture documentaire et je savais qu'elle ne serait pas corrompue. Les participants nous ont fait confiance. Jamais pendant ces 23 jours de raid ils ne nous ont demandé d'arrêter la caméra.
Pendant le tournage, mon obsession a été d'aller chercher la vérité du moment et ne pas faire ressentir la pesanteur des contraintes techniques. La production devait se faire la plus discrète possible pour ne pas entraver la réalité de l'aventure."
Pas question de transformer la piste en studio de télévision. Côté réalisation, Jérôme Caza disposait en tout de 4 caméras, jamais plus de 2 simultanément, avec un cadrage le plus souvent à l'épaule. Jérôme Caza souhaitait une écriture cinématographique, "c'est-à-dire que la caméra prend une certaine distance avec l'objet filmé, précise-t-il. Cette distance permettait aussi aux participants de sentir un peu moins le poids de la technique. Nous avons souvent travaillé à la longue focale, en prenant le temps de laisser les scènes arriver, les dialogues se nouer."
En outre, l'image se devait d'être à la hauteur des sublimes décors naturels d'Afrique et le réalisateur s'est donc autorisé quelques plans depuis un hélicoptère.
Au final, un film positif et inspirant qui donne la "patate" ! "On y voit que la détermination peut transporter les hommes et les femmes, poursuit Jérôme Caza. Souvent, je me suis dit « quelle histoire !". Les protagonistes de ce récit tour à tour joyeux et bouleversant devraient faire regretter à bien des chefs d'entreprise de ne pas les avoir embauchés !
Dans ma longue expérience de reporter, j'ai souvent pleuré derrière ma caméra mais je n'avais pas été transporté de la sorte depuis longtemps. J'ai été bouleversé d'émotion en voyant pour la première fois ce groupe s'élancer dans l'inconnu ! Cela restera une grande chance pour moi d'avoir pu raconter leur périple."
J'ai beaucoup apprécié Sébastien, mal-entendant et super beau garçon. Un caractère très chouette. Il a été le rayon de soleil de ma soirée.
Sofia, sourde et tellement douée, mais très handicapée pour suivre les conversations des autres. Elle a tenu bon et a réussi à finir l'aventure.
Jean-Michel, père de famille et polyo depuis très jeune. Très fort, très chouette et aidant bien les autres, surtout la jeune aveugle qui pleurait souvent. Il a atteint le sommet du Kilimandjaro et y a déposé la photo de sa famille sur le panneau qui indique le sommet. Il a eu du mal, mais il l'a fait. Chapeau Jean-Michel !
Yolaine n'avait peut-être pas le meilleur caractère chez les filles, mais elle était très handicapée pour marcher. Depuis son accident de moto elle ne faisait pas plus de 45 minutes de marche par jour. Elle a fait 1h, puis 2h10 puis... plus et plus. Le dernier jour il fallait faire 10 heures de marche pour atteindre le sommet. Elle ne les a pas fait, pour raison médicale. Les médecins n'étaient pas d'accord qu'elle poursuive.
Guillain était comme Yolaine avec ses deux jambes toutes raides. Il a arrêté avec Yolaine et Catherine (qui a fait la route avec une seule jambe et des cannes). Seigneur, quand je pense que je me plaignais aujourd'hui parce que j'avais des douleurs lombaires en marchant. J'ai d'ailleurs dit à quelqu'un qu'il y avait toujours pire. Le pire du pire, je ne sais pas ce que c'est. Mais je sais que ça existe. Ces jeunes ont été de merveilleux exemples. Même la jeune aveugle qui a arrêté la première. Je comprenais que ce devait être très dur pour elle de ne pas voir le paysage, les animaux et d'entendre les commentaires des autres. Il faut une force de caractère exceptionnelle pour passer au-dessus. Elle n'était peut-être pas prête.
Je vais dormir, maintenant. 23:45 Publié dans Handicap | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : sport, montagne, exploit, handicap







