25.07.2009

Positivons

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Je profite de la période d’été, surtout les jours où il pleut beaucoup, pour me remplir de choses positives.

J’ai trouvé l’émission « C’est positif » sur M6. Je dois dire que c’est un bon début. Et, je me suis mise à regarder des trucs que je ne regardais plus du tout : « Docteur Quinn, femme médecin ». J’aime bien.

Puis je choisis, sautant de chaîne en chaîne, j’enregistre, le tout avec en vue le « positif ».

Mais, j’attends de pied ferme un temps meilleur pour aller marcher seule avec mon appareil de photo. Bon, on voit que je progresse. J’avoue que j’ai moins mal aux jambes et moins mal au dos.

J’épluche le journal pour voir toutes les choses que je pourrais voir, entendre (les concerts), mais le soir… je peux pas. Je suis bien chez moi.

 

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Un petit mot sur le concert de M. Kuentz avec son « Messie » de Monsieur Haendel tout de même. Version en langue originale (anglais) et en version intégrale. Ce devait être quelque chose de magnifique. Je l’avais vu et entendu dans l’église St Martin (avec M. Kuentz aussi) il y a un certain nombre d’année. J’étais accompagnée par des amis américains qui étaient bien contents d’avoir la version anglaise. Je me souviens du contre-ténor que j’ai trouvé très mignon. Et j’ai fini par aimer cette tessiture, après des années de préférence pour les contraltos. C’est vrai que j’en ai connu de merveilleuses.

Mon premier « Messie » de Haendel avait été donné, en français, par le Choral du Léon, avec l’orchestre Guy Ropartz (composé de professeurs de l’Ecole de musique et d’Eliette Noël - le premier violon était Monsieur Touchard, une personne inoubliable qui était mon premier professeur de solfège, quelqu’un de très drôle).

J’ai beaucoup aimé cette version française et le Choral était composé de deux ou trois chorales (d’une puissance extraordinaire). Le chef était Monsieur Le Coz, professeur de chant à l’Ecole de musique pendant de nombreuses années. J’en parlerai dans une autre note.

Au début de l’oratorio je ne voyais pas les musiciens d’où j’étais, et j’avais l’impression que la musique montait des pavés de l’église (St Martin ?) comme un petit brouillard matinal s’élève de la terre humide.  Ce fut un grand bonheur. Mon début dans l’écoute de concerts classiques.

Pour faire court, je parle aussi de Carmina Burana de Karl Orff donné dans une salle du parc des Expositions il y a de nombreuses années, dirigé par Monsieur Kuentz. J’ai adoré le ténor soliste. Voix originale et intéressante. J’ai vraiment aimé, et je compte bien ne pas rater le prochain Carmina Burana que M. Kuentz compte monter.

Je sais, de source sûre que les conflits des générations existent. J’ai du mal à exister auprès des jeunes. C’est ainsi. Je ne pense pas être la seule.  Aussi, je voudrais parler d’une autre génération de musiciens mais que j’aime. Il s’agit de Jean-Christophe Spinosi qui a monté l’ensemble Matheus que j’apprécie vraiment. J’ai été à deux concerts seulement mais je regrette d’en avoir loupé. En fait, avant, la musique baroque avait le don de m’endormir. Et ben, pas avec ces musiciens-là. Et Jean-Christophe a une façon à lui de diriger ses musiciens.

Et puis, je l’avais rencontré une première fois lorsqu’il était premier violon dans l’ensemble baroque de Jean-Marc Labylle  le Collegium Orpheus. Je crois que le concert comportait principalement le Magnificat de Bach (dont j’étais raide amoureuse) et se passait dans l’église de Kerbonne à Brest. Eglise de mon adolescence et où je me suis mariée à 18 ans.

Il se trouvait qu’il pleuvait ce soir-là et que le toit de l’église présentait des trous assez importants, et il pleuvait aussi dans l’église en cours de concert.

Le chef (Jean-Marc Labylle, que j’ai connu lorsqu’il était professeur à l’ENM) ne s’est pas démonté lorsque le premier violon passait, à maintes reprises, auprès de toutes les cordes pour redonner le « la ». Voilà. Il m’a fait sourire, vraiment. Le problème venait, tout de même, de l’état de l’église. L’humidité est fatale en ce qui concerne la justesse des instruments en bois. Enfin, j’imagine.

 

J’ai trouvé que Jean-Christophe avait un physique romantique qui me ravissait et une drôlerie dans son comportement. J’avais bien pitié pour le chef, tout de même. Surtout que je pensais, selon mes souvenirs, qu’il n’avait pas toujours un caractère facile. Il avait monté à l’ENM un ensemble de flûtes à bec sensationnel. J’ai beaucoup de respect pour lui, présentement et je remarque chaque année que son ensemble se produit dans des œuvres de premier plan.

J’avais envie de mettre tous mes meilleurs souvenirs de concerts classiques dans la même note.

À plus

 

02.08.2007

Soirée de rêve...

Soir de rêve avec deux monstres sacrés :
J'ai réservé ma soirée pour "Le trouvère" avec Roberto Alagna, mais j'ai vu des moments avec Michel Serraul qui se racontait. medium_Serrault_1.jpg

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En bref, deux messieurs magnifiques qui aiment bien parler d'eux-mêmes...
mais qui le font très bien. J'ai été conquise.

Serrault, je connaissais et j'appréciais. Vu le film la veille avec le petit garçon qui lui ressemblait comme une goutte d'eau à une autre goutte. Se passait pendant la guerre 39-45, ce qui me plaisait beaucoup.

Roberto Alagna, je n'avais pas bien suivi. Je ne l'aimais pas énormément et j'ai tiqué lorsqu'il s'est disputé à Milan.
Mais, oui, mais, ce qui entoura le Trouvère de Verdi avec Roberto me suggéra bien des réflexions. La première étant : "Mais, pourquoi je n'ai pas été fan avant". Bien que le côté Fan, ce n'est pas trop de ma génération. J'aime bien. C'est déjà ça, que je me dis.
Quel homme charmant et merveilleux chanteur. Ce qui m'étonna fut que, bien qu'il n'en fasse pas des tonnes vocalement, il domina nettement un Patrick Fiori que je croyais doté d'une voix très forte. Seule Nolwenn Leroy passa bien son oral. Ce fût un merveilleux duo. medium_Trouvère_3.jpg
Ce qui me plaisait aussi est que Roberto regardait ses partenaires, les prenait dans ses bras avec beaucoup de présence. Faisait pas semblant. Et je suis contente de le voir avec cette magnifique soprano qu'est son épouse Angela Giorghiu.
Etonnante vie que celle de ce petit Français fils d'émigrés Italiens. Né dans un garage. J'y crois. Je me souviens des émigrés à Brest à une certaine époque.
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Pendant les pauses, en fin de soirée, j'ai écouté Michel Serrault parler sur une autre chaîne. Charmant et intarissable. Il parlait si bien de lui, de sa vie. Quelle belle vie. medium_Serrault_sa_rose.jpg
C'est la rose "Michel Serrault". Comme elle lui va bien.

04.07.2007

Une semaine qui finit bien

Semaine folle et dimanche serein.
Kilomètres au compteur, ou beaucoup vu de vert, des arbres, quelques fleurs. Ça pousse pas bien en ce moment. La pluie. Et puis ma sœur.

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Mon chat, le soir, se demandait si je n’étais pas en train de l’abandonner. Regard interrogateur, pupilles dilatées, air triste ou pensif, mon roudoudou si doux me couve.
J’ai su prévoir la fatigue par des matins sereins, repos, des grasses matinées (le chat sur le ventre), écrire, lire, mots croisés…

Et puis, samedi soir, après une virée à Morlaix et passé voir les chats chez ma fille, concert. Kerhuon dans l’église, un beau bâtiment à la bonne acoustique.
Bon son, des voix troublantes m’ont prise dans ce que j’ai de plus sensible. Voix parfaites, grains de voix émouvants chez les altis et les hommes, et voix cristallines (divines) chez les sopranes.
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"Voix humaines" est son nom.

Le bonheur fut conjugué avec une envie de dormir. Mais pas trop. Pas trop somnolente, mais un heureux présage pour une excellente nuit.
Beau concert après une semaine bien remplie. Trop ? Pas trop, finalement. Le dimanche me trouva toute cool. Pas d’énervement en vue. medium_voix_humaines_2.jpg
"Voix humaines" est son nom.
Dimanche, soir de rêve après un film oublié. Les voix d’homme suraiguës par un sopraniste qui allie ses rôles de ténor et ses expériences dans un aigu impressionnant.
Ensuite, une émission sur les castrats avec Jochen Kowalski. Une merveille de voix. Magnifique voix de contre-ténor (ou haute-contre) et magnifique soirée.

Je n’avais pas regardé « Farinelli » que je connaissais. Vu le film au moins deux fois. Très beaux airs. J’ai un CD quelque part.

Je reconnais que le première fois où j’ai découvert la voix d’un contre-ténor, je n’ai pas aimé du tout. Cette voix me mettait particulièrement mal à l’aise. J’aimais tellement la voix féminine de Contralto que je ne comprenais pas que l’on fasse chanter leur répertoire déjà limité par des hommes en voix de fausset.
C’était il y a longtemps. Cela a mis le temps, mais j’ai fini par apprécier ces voix contre nature (si on veut). J’en ai entendu à des concerts qui étaient bien impressionnants (Orphée de Gluck par un chanteur anglais. Un grand bonhomme qui se trémoussait lorsqu’il chantait. Drôle, mais beau).

Deux émissions sur Arte, deux hommes, deux voix. Fantastique. De vraies voix.

Je rappelle que notre magnifique Philippe Jaroussky qui chante parfois avec l’ensemble Mattheus (de Brest) est un des plus beaux spécimens français. Un bijou dans la gorge de ce charmant garçon.

La nuit fut excellente après ces chants délicieux.

05.05.2007

Vivement lundi !

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Après les fausses notes de ces derniers jours (surtout aujourd'hui) j'ai hâte de me retrouver lundi.

Pourtant aujourd'hui j'ai entendu citer le mot "humilité". C'est un mot que j'aime, il sonne mieux que "modestie". Un mot nécessaire. De plus en plus nécessaire.

Je fais, un peu, donneuse de leçon mais je trouve que l'on vit trop dans un monde critique. Tout le monde n'est pas atteint, mais beaucoup.

Pourtant, sur TF1 nous avons passé la soirée avec Gregory Lemarchal le gagnant de la Star Ac 2004. Ce charmant garçon qui nous a donné tant de leçons de courage et qui a tellement fait plaisir à nos oreilles, à notre âme.

On peut dire ce que l'on veut, mais TF1 est d'un niveau rare. Il y a sûrement des défauts dans cette chaîne privée, mais elle produit aussi des choses de qualité. Et ceux qui y travaillent sont d'un haut niveau d'élection. De pudeur, de sentiments. Font pas semblant pour faire bien lorsqu'ils font des émissions pour des associations caritatives.
D'ailleurs notre chère jurée de la Nouvelle Star a dit à Virginie Efira qu'elle n'était pas sur TF1, parce que celle-ci remerciait beaucoup trop de monde. J'ai été un peu choquée. Mais je m'en suis remise. Et j'ai fini par comprendre.

Belle soirée, avec Grégory plus qu'avec Nikos. Pas grave si Nikos énerve certains à cause de sa bonne nature. Pas grave.

Mourir à 24 ans c'est triste. Alors quelqu'un qui me parle d'humilité... ça m'émeut.

Pas envie de mettre des mauvaises notes à ceux qui m'ont agacée aujourd'hui. Pour dimanche ? Que le meilleur gagne !

Tout ce qu'on pourra dire sur le sujet n'est que blablabla blablabla... Les paroles s'envolent. Ne restera que la bonté humaine, ou animale. Car ceux-ci sont souvent de grands modèles pour nous. Faudrait encore les regarder et les imiter.

Qui a dit que je n'avais pas le moral ? ça va... ça va... Même si j'ai l'impression de parler... aux anges.
Si c'est oui, Gregory m'écoute. Merci Greg, à plus...

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