03.04.2008

Nouvelles de moi avant de dormir

ba4a0b827aa6d6e88a07e0fafcf3d341.jpg Je range, je range. Je trie. Je tripatouille. Je jette. Je garde. J’organise.
Et je trouve un cahier. Bizarre. C’est moi qui ait écrit dedans. Je ne me reconnais pas. Pourtant si. C’est corrigé, recopié, recorrigé. C’est moi, quoi.

J’ai mis un titre : « Une étoile pour éclairer mon chemin ». C’était à une époque pas très éloignée où j’avais un cahier pour écrire ce qui me passait par la tête tous les matins. C’est ça.

L’impression d’être un peu folle. Et puis, je découvre les mots, que je comprends, avec lesquels je suis encore d’accord. Bien que j’ai changé entre temps. Je m’étonne un peu, quand même.

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Une étoile pour éclairer mon chemin

Besoin de toi
Besoin de vie
Je m’aime pas
Je n’aime rien
Je le sais bien
Mon ennemi
Il est en moi
Alors, pourquoi ?

Faut choisir
S’oublier un peu
Vient le désir
De faire mieux
Faire le point
Du bonheur aussi
Aimer et puis
Savoir qui je suis.

Besoin de toi
Ô mon étoile
Je serai bien
Si tu éclaires mon chemin.

Lorsqu’on s’aime réellement, qu’on s’approuve et qu’on s’accepte tel que l’on est, alors tout fonctionne dans la vie.
C’est comme si de petits miracles surgissaient de partout !



J’ajouterai que vient après, ou en même temps, l’amour pour les autres, et l’acceptation des autres. Miracles en vue, aussi.

A plus, f52efdbd26de2f441a81af1d44b21f59.jpg

04.03.2008

A l'ombre de Voltaire : la tolérance

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J'avais promis à mon débitant de tabac, charmant cafetier et marchand de journaux, de venir le voir dans l'absence de fumées. Je ne fume pas, donc ma participation à sa clientèle est assez réduite, faite de timbres, de journaux quelques fois et peut-être d'un DVD occasionnellement.
J'y suis allée, juste après que la voierie ait coupé un certain nombre de tilleuls qui assombrissaient la place de mon quartier.
C'était déjà mieux. Je veux dire la place. Le café avait un rare client. Qui était une cliente.
J'ai acheté le livre sur Voltaire : Lettres philosophiques, traité sur la tolérance (et pas le contraire), et Derniers écrits sur Dieu. Cela me promettait de sérieuses prises de tête. J'en avais conscience.
Il a rigolé, le mec. Il ne croit pas aux religions. Ce qui n'est pas pareil que "avoir une vague croyance en Dieu sans pratiquer".
J'ai pris un orangina. Boisson qui me rappelle ma jeunesse. Ouais, ça existait... de mon temps. J'aimais beaucoup.

Et voilà que ce matin, en mal de lecture en cours, j'ouvre au hasard le livre. En plein sur l'intolérance. J'avais dit que j'aimais Voltaire parce qu'il était Verseau comme moi. Signe du zodiaque qui aime la liberté individuelle avant tout. Ben quoi, c'est normal, non ? (En fait, Voltaire n'est pas Verseau. C'est Mozart qui l'est. Tant pis.)
La personne cliente était aussi Verseau. On en a, un peu, causé.
J'ai toujours pensé que Voltaire était anti-religion. Pas vraiment, si j'en juge par mes essais de lecture de ce gros bouquin à l'allure indigeste.
Moi qui croyait que... je me trouve en plein dans les pages où Voltaire (mon petit chou) parle de tolérance et de Jésus-Christ. Parce que l'on a suspecté Jésus d'être intolérant dans certaines de ses paroles.
Et puis, et puis. Je pense que je pourrais citer des mots de Voltaire sur le sujet. Sans tomber dans l'ennui.
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Après avoir cité et commenté quelques paraboles où l'on aurait pu voir une once d'intolérance, Voltaire dit :
"Presque tout le reste des paroles et des actions de Jésus-Christ prêche la douceur, la patience, l'indulgence. C'est le père de famille qui reçoit l'enfant prodigue; c'est l'ouvrier qui vient à la dernière heure et qui est payé comme les autres; c'est le samaritain charitable; lui-même justifie ses disciples de ne pas jeûner; il pardonne à la pécheresse; il se contente de recommander la fidélité à la femme adultère; il daigne même condescendre à l'innocente joie des convives de Cana, qui, étant déjà échauffés de vin en demandent encore : il veut bien faire un miracle en leur faveur, il change pour eux l'eau en vin.
Il n'éclate pas même contre Judas, qui doit le trahir, il ordonne à Pierre de ne se jamais servir de l'épée; il réprimande les enfants de Zébédée, qui, à l'exemple d'Elie, voulaient faire descendre le feu du ciel sur une ville qui n'avait pas voulu le loger.
Enfin il meurt victime de l'envie." 2dbfb208a1ef51aebeb0733cf50cb714.jpg
Et là, il le compare à Socrate (pourquoi pas?) qui eut une même fin consentie.
Puis : "Si Jésus-Christ sembla craindre la mort, si l'angoisse qu'il ressentit fut si extrême qu'il en eut une sueur mêlée de sang, ce qui est le symptôme le plus violent et le plus rare, c'est qu'il daigna s'abaisser à toute la faiblesse du corps humain, qu'il avait revêtu. Son corps tremblait, et son âme était inébranlable; il nous apprenait que la vraie force, la vraie grandeur, consistent à supporter des maux sous lesquels notre nature succombe. IL y a un extrême courage à courir à la mort en la redoutant." af26eb183d4c230dc79a277c3a1ddd67.jpg

Je passe sur la fin de Socrate et de Jésus-Christ. Voltaire termine le chapître avec :
"Je demande à présent si c'est la tolérance ou l'intolérance qui est de droit divin ? Si vous voulez ressembler à Jésus-Christ, soyez martyrs, et non pas bourreaux."
Que doit-on penser de la loi anti-tabac : Tolérance ou intolérance ? D'un côté le fumeur ôte la liberté du non-fumeur de vivre dans une atmosphère sans fumée. Et la loi, empêche le fumeur d'exercer son (disons) vice non caché. Pour vivre heureux vivons cachés. Est-ce possible de fumer sans gêner les autres ? Même les rideaux se souviennent. En attendant, les non-fumeurs devraient faire un effort et aller dépenser quelques euros dans les cafés et discuter un peu avec leur cafetier. Faut que je récidive, d'ailleurs.
Et, vive la tolérance, quoi ! Sujet pas facile, vraiment. Entre les croyants et les incroyants. Déjà ! En attendant, je lis Voltaire et je suis charmée par mon livre et ce qu'il y a dedans. "Faut lire ! " disait Dany Boon dans un vieux sketch. "Ouais, mon yeux. Je vas faire ! "

15.11.2007

Sortir du gris

J'ai écrit ça il y a quelque temps. Je l'ai mis de côté pour un jour où j'aurai du mal à écrire. Les grèves, la maladie, la mort d'une proche. Il y a de quoi être triste.

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Vivement les fêtes !

Ce matin fait grise mine. Pourtant, je pense déjà à décembre. Pour les poésies, les recettes. Je suis sur le net. Et c'est tout.
Comme toujours en fin d'année, c'est pas le pied question pépètes. Non, je ne rime pas.
Ce n'est pas l'augmentation du pain et des céréales qui m'ennuient, ni le carburant. Les impôts, peut-être. Cette augmentation-là elle fait mal. Autrement, j'essaie de ne pas trop consommer. Pas de fruits au-dessus de 2 euros le kilo, c'est encore possible.

Les cadeaux chers ne sont pas obligés, non plus. Une fois j'ai fait un coup (génial ?) avec ma fille et ses filles. Pour bien comprendre que dépenser beaucoup pour Noël n'était pas obligé, j'ai dit que nous ferions un cadeau aux 3 autres à raison de 10 euros chaque cadeau. A 5 euros, c'était pas facile. Trop dur. Je n'y ai même pas pensé.

Je leur ai donné 30 euros chacune. Je savais qu'elles ne roulaient pas sur l'or, puis je me suis donné 30 euros aussi.

Nous avons fait, séparément, le tour des magasins en quête de l'objet idéal entrant dans le plan des 10 euros (ou 8, ou 9, ou 11) qui conviendrait particulièrement à chacune des trois autres.

Quel plaisir j'ai eu à le faire. Incroyable ! Ou "Innecroillabeul" ! Petits magasins étonnants, rutilants, à l'ambiance douce et pleine de tendresse. J'ai marché avec plaisir au milieu des petits trucs charmants, originaux, colorés, mythiques. Et plein de choses en ique. Etonnée de trouver maintes choses pas cheres.

En fait, je voulais faire un exemple. Prouver quelque chose. Essai réussi. Passeque moi les cadeaux, ça me passait parfois en travers du gosier. Certaines années.

Je ne me souviens pas avoir eu tant de plaisir avec les cadeaux que cette fois-là. Mes "filles" aussi ont aimé leurs cadeaux. Qu'est-ce qu'on a eu du "bigousse" ce Noël-là. On a été raisonnables, tendres, attentionnées, et le bonheur était tangible. Pas joué les misérables du tout, parce que le fait de penser aux autres, de chercher à leur faire plaisir, de passer du temps à ça est vraiment l'essentiel de cette fête. Noël ! Noël !

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Voilà. On a le temps, mais décembre arrivera avec tout ce qui va avec. J'espère que les journaux (papier ou télé) ne vont pas nous donner le bourdon avec leur lot de mauvaises nouvelles et de commentaires négatifs visant principalement le locataire de l'Elysée et ses équipiers.
Nous devons faire "avec" et rendre notre vie agréable, même si l'argent ne nous tombe pas du ciel. Loin de là.


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J'ai trouvé ce poème, et je l'ai trouvé très original.

Poème de Jules Supervielle :


"Que prépare-t-on là ? se dit l'âne. On dirait qu'ils font un petit lit d'enfant"


On aura peut-être besoin de vous cette nuit, dit la Vierge au boeuf et à l'âne.
Les bêtes se regardent longuement pour tâcher de comprendre puis se couchent.


Une voix légère mais qui vient de traverser tout le ciel les réveille bientôt.


Le boeuf se lève, constate qu'il y a dans la crèche un enfant nu qui dort et,
De son souffle, le réchauffe avec méthode, sans rien oublier.
D'un souriant regard la Vierge le remercie.


Des êtres ailés entrent et sortent,
feignant de ne pas voir les murs qu'ils traversent avec tant d'aisance.


Joseph revient avec des langes prêtés par une voisine.
C'est merveilleux dit-il de sa voix de charpentier,
un peu forte en la circonstance.

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02.11.2007

Suis-je bête ?

Daniel Pennac a écrit un nouveau livre et est passé à la Télé pour l'occasion.

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Bon.
Moi, d'abord, je tilte. Daniel. J'aime les Daniel. Il y en a peu, et je les aime.
Dans son livre, il évoque ses périlleuses études qui l'ont conduit à passer 4 fois le bac. Quel bac ? Je ne sais. Faut peut-être acheter le livre. A voir.
Il disait ça pour rassurer les jeunes (qui étaient là) et qui angoissent généralement par rapport aux exams.
A l'époque où il l'a passé (Bon, il a des cheveux blancs mêlés à ses noirs cheveux, aujourd'hui) le Bac devait être plus dur (oui ? Peut-être ? ).
J'imagine l'époque. Profs sérieux, sévères, on rigole pas. Et lui, avec son imagination déjà débordante, son humanisme, là-dedans, ça devait faire mal.
Vous repasserez ! Il l'a donc fait trois fois.

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Daniel Pennac, jeune auteur


Moi aussi, je passe.
A ma grand stupéfaction (moi qui me situe au niveau de Michel Drucker question âge et question diplome - CAP de Sténodactylo - oui, j'avoue) je vois et j'entends une fraîche jeune fille déclarer à la caméra : "Je trouve incroyable que quelqu'un avoue qu'il est bête". A cause des quatre bacs passés. Faut suivre. Coluche en aurait fait des gorges chaudes. Je crois. A propos de la réflexion de la charmante.

Ouah ! Ouah ! Je ne sais plus qui est bête !
- Mais, ma petite fille, l'intelligence ne s'arrête pas (ni se situe) à la fin des études et surtout pas à l'obtention d'un baccalauréat. Après cette période on peut apprendre plein de choses. Toute sa vie, même.

Cela me rappelle mes anciens très jeunes collègues qui n'arrêtaient pas de parler de leurs études etc... Comme si c'était l'essentiel de la connaissance humaine. Les animaux sont bien plus subtils, plus intelligents souvent, ou parfois. Selon.

Et puis, Daniel Pennac, comme par hasard, j'étais en train de lire un de ses anciens livres. Prêté par ma très chère fille qui s'est mise à beaucoup lire pour mieux se reconstruire. Et ça marche. Quelqu'un a dit que les enfants étaient mieux que les parents. Il avait raison. Il s'agissait de mon Scott Peck, psycho quelque chose, qui a écrit des livres (rangés dans le rayon ésotérique). Malheureusement.
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"La petite marchande de prose" : fantastique. Si j'ose, conte fantasmagorique où l'on parle d'écriture, d'édition, et puis de chirurgie, mais surtout d'une petite famille élargie dans le quartier de Belleville. Des personnages, un peu comme ceux de Fred Vargas, des gens pas très parfaits mais tellement originaux et même attachants.
Le coup du bébé (qui s'appelle Verdun) accroché constamment à la poitrine ou l'épaule du vieux policier Van Thian (qui parle avec la voix de Jean Gabin). Bébé dont le regard perçant remplaçait la parole. Ce bébé m'a fait penser à mon chat qui me colle au ventre, dès que je suis en position allongée (à cause du dos) et qui darde son regard de greffier aux pupilles dilatées. Si ça ne suffit pas, un coup de patte pour expliquer. Comme Verdun.
Le personnage principal très attachant, qui revit à la fin après de graves aventures, permet d'évoquer la vie, la mort (ça tombe bien pour la Toussaint), l'au-delà et peut-être le mélange de personnalités pour les greffés.
Dans un monde de l'édition, avec des livres qui ne veulent pas toujours dire grand-chose mais ayant un succès retentissant, une éditrice, appelée Reine Zabo, au physique bizarre, est "la petite marchande de prose" parce que c'est l'essentiel de sa vie. Et tant pis pour ceux qui sont honnêtes et gentils.
Non, les personnages sont étonnants, attachants. Le chien aussi. On en parle peu, mais il est drôle, et sujet à des crises d'épilepsie.

Daniel Pennac, pour un bête c'est le comble d'écrire tout ça, et comme ça.
Ma fille avait adoré et me l'avait recommandé. J'ai beaucoup aimé, vraiment. On se sent humble devant une prose pareille.

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Je pense aux ânes. Ne dit-on pas "bête comme un âne" ? (je fais des mots croisés tous les jours et je tombe dessus souvent). Alors qu'en fait, les ânes sont très intelligents et que le bonnet d'âne était mis sur la tête des cancres pour les rendre plus intelligents. Mes sources ? "Les manchots n'ont pas froid aux pieds" de cet été. La mémoire, ça sert parfois.

à plus !

Sur Internet : ( J'apprends aussi qu'il est né en 1944 à Casablanca. J'ai connu son époque, à l'école. Wouhhh ! C'était pas forcément le bon temps ! les profs n'étaient pas aussi cools que ceux de maintenant. )

Après une maîtrise de lettres à Nice, il entre dans l'enseignement. Il commence à écrire pour les enfants et finit par proposer Au Bonheur des Ogres à la Série noire. C'est ainsi que Benjamin Malaussène et ses amis de Belleville font leur entrée dans la littérature.
Pennac garde de son enfance une nostalgie du foyer et une tendresse pour la famille d'élection. Si ses écrits sont drôles et plein d'une imagination débridée, Pennac peut aussi écrire Comme un roman, un essai de pédagogie active, lucide et enthousiaste. Que l'on songe à cette phrase qui pourrait guider tout enseignant : « On ne force pas une curiosité, on l'éveille. » L'album de bande dessinée La débauche, qu'il a signée avec Jacques Tardi, prouve sa conscience sociale et civique, révoltée par le licenciement sauvage, par la situation d'un chômeur victime d'un chef d'entreprise corrompu. Depuis ses débuts d'ailleurs, Pennac étudie et critique les institutions qui nient l'individu. On pourrait dire de lui comme de son personnage principal : « Vous avez un vice rare, Malaussène, vous compatissez. » (La Petite marchande de prose).
Il écrit quand sa « tribu » personnelle lui en laisse le temps car dit-il : « c'est, quoi qu'il arrive, l'attachement à l'autre qui est prioritaire par rapport, par exemple, à la corruption du social !»

14.09.2007

C'est ma philosophie

Il y a des gens gentils sur la terre. J'aperçois dans mon magazine la photographie de Bernard Campan. C'est manifeste. Il l'est. (*) medium_Campan_001.2.jpg




Quoique, gentil ne veut pas dire grand chose. Ne dit-on pas d'un certain homme politique qu'il est gentil devant et dur derrière. Dur, dur. (Non, ce n'est pas NS).

On a beau vivre dans un milieu régi par des principes moraux ou religieux, si nous ne sommes pas pétris de morale simple venue de l'enfance, il ne sert à rien d'être là ou de se vanter de faire partie de...

J'ai lu la semaine dernière, dévoré plutôt, un livre écrit par Nadine de Rothschild. Je n'avais aucune envie de lire ses livres, mais on m'a donné le livre. La personne étant quelqu'un que j'aime beaucoup j'ai lu tout de suite le début. Il était question d'amour, de couples mais aussi d'individus. Bien que ma vie ne soit pas exactement basée sur la notion de couple (sauf avec mon chat) j'ai eu plaisir à le lire. medium_philosophie_002.jpg
J'ai été intéressée par une histoire, celle de Jacques de Bourbon-Busset et son épouse Laurence. C'était super. Mais ce qui m'a interpellée c'est :
"Sa mère, née Colbert, est une grande dame. Dans son village, elle assure à elle seule, à une époque où n'existe aucune protection sociale, les frais de santé des habitants, elle apporte dans les logis où elle entre son sens du devoir, de la responsabilité. Sa générosité, son intelligence sans défaut en imposent même à son fils. Il admire la fermeté de son jugement, sa rigueur morale, sa tenue; elle a reçu une éducation anglo-saxonne. Intellectuelle de gauche, elle aurait voulu être écrivain, son fils s'en souviendra; elle a transmis à ses enfants son goût pour les Belles-Lettres; elle est sans doute plus intelligente que son mari, mais elle ne laisse rien paraître de sa supériorité ni de leurs différends politiques. Un couple solide, sans passion, uni pour la vie dans la droiture et l'estime.
Leurs enfants ont été élevés, c'est l'usage, par une gouvernante anglaise, qui leur a enseigné la nécessité du self-control : 'Never complain, never explain', on ne s'apitoie jamais sur soi-même, on ne se cherche pas d'excuses."


Cela m'a fait penser à ma propre mère qui nous éduqua mes soeurs et moi avec des principes que je n'ai pas oubliés et qui m'aidèrent grandement au cours de ma déjà longue vie.

J'ajouterai une autre vertu : Ne pas dire que c'est la faute des autres. Cela va avec "ne pas se chercher d'excuses".
J'assume souvent. Et je reçois la paix en partage. Même le mauvais sort qui s'acharne me fait dire que j'ai dû faire une erreur quelque part. Je n'essaie pas de mettre une mauvaise ambiance autour de moi en disant que c'est la faute de quelqu'un d'autre.
Il y a longtemps que j'ai entendu dire que la paix dans le monde commence avec soi-même et dans son coeur.

Autour de ça, j'ai beaucoup de défauts. Mais ce n'est pas grave. C'est humain. Humain dans le bon sens. Celui de l'humilité.

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Cause toujours !

* Bernard Campan a dit : "Je me suis rendu compte que, malgré les chagrins et les galères, c'était une chance d'être sur terre". CQFD
souvenons-nous aussi de ce merveilleux film avec Bernard et Isabelle Carré :
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01.03.2007

Des mots pour des maux croisés

medium_P1000328.JPG L'atelier d'écriture fête "le printemps des poètes" en mars 2006


Pas d'atelier d'écriture cette année pour moi, et je me trouve sans mots obligés. Ou presque. On n'oblige vraiment personne mais on nous met en situation d'écrire sur un sujet donné,"à la manière de" ou pas. C'est-à-dire à notre manière.
La contrainte (réelle ou non) m'était devenu insupportable depuis quelque temps. Et, finalement, elle me manque parce que je n'écris plus beaucoup.

Reste les mots croisés, les jours où je ne coince pas. Cela m'a fait du bien, puisque l'envie irrésistible de décrire mes maux (vrais ou psychologiques) me fait tenir la plume et écrire sommairement sur mon grand cahier avec cette écriture que je n'aime pas. Quoique. Il y a pire.
Vous avez sûrement constaté : il y a toujours pire. Tout comme il y a toujours mieux. La notion du pire nous rassure sur notre propre petite valeur. Le mieux nous écrase un peu. Pourtant, à force d'écrire on ne peut faire autrement que de faire mieux. Peut-être. Je parle de l'écriture manuelle. L'autre ne ne sais pas trop. Faut voir.
"Le fait que le monde soit peuplé de crétins permet à chacun de nous de ne pas se faire remarquer." Ce sont des citations comme ça que j'aime. Cela soigne mon ego. Pas se prendre au sérieux. Jamais. (sourires)

Bien qu'ayant l'impression nette (c'est bon pour l'écriture) d'avoir progressé quelque peu depuis quatre ans, je dois reconnaitre que certains de mes écrits anciens semble de bonne facture. Même à mes yeux de lectrice féroce. Oui, mais, ils sont rares. Tandis que la quantité de poèmes,de textes, d'histoires courtes, d'ébauches de manuscrits où la qualité n'est peut-être pas égale, est impressionnante. Honnêtement, je ne pensais pas au départ pouvoir faire tout ça. Etonnement tel que je ne sais pas, parfois, si c'est moi qui ai écrit. Je penche pour "oui" généralement, mais il y a ne part d'incertitude.
Il y a, d'une part, le besoin de mettre noir sur blanc les pensées que j'ai sur ce qui me ronge ou me pollue. Le bien est immense, juste après. Mais, il fallait le faire. Les choses embrouillées deviennent claires. Bien. C'est déjà ça de pris.


Dan

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En attendant la suite, je bulle.

22.01.2007

Ne rien oublier

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J'avais oublié d'écrire dans mes deux blogs préférés tout en faisant de la généalogie (pour oublier) et un manque de quelque chose m'a fait délaisser l'écriture de quoi que ce soit. Juste un petit journal pratique pour vider mes rancoeurs sur moi, mes manques, mes problèmes de santé non résolues. Du coup, j'ai un peu positivé et voulu trouver une activité qui me ferait bouger... un jour.

J'ai regardé les visites de mon blog et j'ai été sidérée. C'était ce qui me manquait pour ne pas désespérer.

Et puis. Comme ce matin j'apprends que L'Abbé Pierre est mort, délivré de son corps souffreuteux, j'ai récupéré ce texte pour le mettre sur ce blog que j'aime beaucoup. Sauf que les commentaires sont maigres. Pardon Steven, j'ai beaucoup apprécié ton mail qui m'a fait plaisir.

Bon. Maintenant, j'ai des idées pour d'autres notes. A plus.

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ECRIT DANS UN AUTRE BLOG EN 2006 :
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Il me semble avoir commandé par Internet le dernier livre de l'Abbé Pierre et un autre livre à France Loisirs. J'étais coincée par mon problème de colonne et je ne me voyais pas sortir pour acheter mes livres. Je les attends de pied ferme. Ou pieds fermes ? En tous cas par la poste.

En fait, je connais l'Abbé Pierre en écriture depuis que j'avais emprunté "Les quatre vérités de l'Abbé Pierre" à une amie qui, à l'époque, essayait de se guérir de son cancer. Je n'avais pas rendu le livre tout de suite, tellement je l'aimais, et mon amie est décédée me léguant sans le vouloir ce livre, ainsi qu'un autre. Elle m'avait dit que dans son testament elle m'avait destiné toutes ses chaussures. Bizarre, mais assez intéressant vu que j'ai des pieds difficiles et trouvant peu de chaussures faciles. Donc des tatanes usagées sont, parfois, de réelles aubaines pour moi. Je mettais du 40 et je suis obligée depuis quelque temps de me rabattre sur du 41. Non, pas de 42 pour l'instant.

En fait, je n'ai jamais vu la couleur des chaussures, les enfants de mon amie ayant omis de les donner. Il y a un diction, parait-il, qui dit qu'il ne faut jamais attendre après les chaussures d'un mort. Je sais, pas drôle.


Donc, je suis retombée dans ce livre et je jubile vraiment. Je cite :

Sur ses défauts : Mes principaux défauts sont l'indiscipline et l'impatience. Dois-je les réprimer ? Les cultiver ? Le dilemme est terrible. Parce que c'est pour cela que les gens m'aiment. Janvier 1995

Sur l'ennui : Je n'ai, en quatre-vingt-deux ans, aucun souvenir de m'être jamais ennuyé, hormis lors des réunions mondaines ou diplomatiques où j'ai eu l'impression que rien n'était sincère, rien n'était vrai... Jamais. Janvier 1995

Sur le bilan de sa vie : Globalement, je suis certain de ne pas m'être trompé. Quand on donne la main à la misère, on ne peut pas se tromper. Janvier 1995

01.11.2006

C'est la Toussaint

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TESTAMENT

J'ai songé bien souvent à ma propre mort
Au triste caveau où ma parenté sommeille
Où l'ombre de la croix d'or sur eux veille
Pour le repos éternel de leurs pauvres corps.

L'obscurité naissante m'épouvante fort
La trop lugubre peur chaque nuit en éveil
Car dormir c'est la mort ou bien presque pareil
Demain peut-être bien, mais voyons, pas encor.

Fuyant les ténèbres profondes du tombeau
Je me souhaite une sortie plus écolo
Je veux être enterrée au pied d'un grand pommier

Et qui sait, je prendrai probablement racine
Rose trémière, coqueliquot ou lys rayé
J'aurai ma place au soleil, oui, je l'imagine.



Fin du sonnet


Et puis, ce matin, j'ai trouvé dans le journal.

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Un cimetière vivant. Au Bono, Lionel Le Magueur a imaginé ce concept unique en France : des arbres plantés à la mémoire des défunts sur un site "plein de lumière et de sérénité".
.
Magnifique, mais ils ne disent pas exactement si on met les cendres du défunt dans les racines de l'arbre. A voir.