18.10.2009
Maximilien, le retour
Maximilien et l’envers de la médaille. Daniel Pennac m'a vraiment fait plaisir. Je partage. Je sais, je vieillis. M'en fout.

"A y regarder de près, Maximilien est l’envers de la médaille du jeunisme? Notre époque s’est fait un devoir de jeunesse: il faut être jeune, penser jeune, consommer jeune, vieillir jeune, la mode est jeune, le foot est jeune, les radios sont jeunes, les magazines sont jeunes, la pub est jeune, les people sont jeunes, les derniers baby boomers vivants ont su rester jeunes, nos hommes politiques eux-mêmes ont fini par rajeunir. Vive la jeunesse ! Gloire à la jeunesse ! Il faut être jeune !
A condition de n’être pas Maximilien."
Merci Daniel. Signé : Danièle
Je m'améliore. Je deviens courte dans mes textes. Ou bien je coince, ou bien je sèche... J'ai prêté le livre de Daniel Pennac. Je crois que je vais acheter un autre. Je ne pourrai pas vivre sans. Non, non.

Je voudrais des lunettes comme ça, peut-être verrai-je la vie en "chat".
Pas de musique aujourd'hui ? Non, une autre fois. Je médite.
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13.07.2009
La vie, la mort, les bizarreries d'aujourd'hui

Bizarrement j'ai démarré un livre de Sagan où il est question d'un quadragénaire à qui son médecin (enfin, le remplaçant de son médecin, qui a une tête de Hamster, selon Françoise) annonce que ses résultats de scanner montrent la présence d'un cancer. Il en a pour six mois, pas plus.
En dépit du sujet, j'ai aimé la légèreté d'écriture de Françoise Sagan et son humour à fleur de mots. Et puis, je trouvais quand même que c'était bizarre cette histoire de cancer. Je me suis méfiée, et je suis allée découvrir la fin. C'était faux. Le médecin (hamster) s'était trompé.
Je lirai quand même le livre, pour la plume de Sagan.
La mort. Oui. J'y pense un peu. Tout le monde y va. Je raconte souvent que, lorsque j'avais trente cinq ans à peu près, mon papa m'avait dit : "Tu sais, ma fille, que je suis condamné." Et je lui avais répondu : "Mais, papa, tout le monde est condamné." Je voulais dire que tout le monde allait mourir, mais on ne savait pas quand.
Et puis, il y a eu l'annonce de la mort de Mickaël Jackson. J'ai pensé : Il a fini de souffrir. Quelle vie il avait. J'avais eu tellement pitié de lui ces derniers temps. J'ai vécu la chose avec calme et tendresse. J'ai regardé la cérémonie à Los Angeles. Il y avait des pompes, mais aussi des sentiments sincères.
Hier, j'ai retrouvé un livre de Catherine Bensaïd (une psy) qui écrit des livres ravissants et plein de bons conseils avec des mots tendres et beaucoup de spiritualité (si on peut dire). Je l'avais lu dans un train, car j'ai retrouvé à la fin du livre des mots écrits par moi pour relater ce qui s'était passé dans le train (je le taperai un de ces jours dans une autre note de blog). Ce devait être en 2003. Peut-être au cours de mon voyage à Nice.
Je me souvenais du livre, mais pas qu'il commençait en parlant de la mort. En fin de livre, j'avais coché énormément de paragraphes positifs sur la vie. Normal. Pourtant, ce qu'elle écrit sur la mort est formidablement intéressant.
Introduction (extraits)
C'était un jeune homme de cinquante ans. Il avait à peine eu le temps d'apprendre à vivre qu'il s'en est allé. En une fraction de seconde, il a laissé sa conscience s'endormir et sa vie lui échapper : sa voiture a heurté un arbre de plein fouet. Lui qui était depuis longtemps habité par le désir de mort, qui avait tenté à maintes reprises, comme ont dit, de mettre fin à ses jours, avait basculé dans l'autre monde à l'instant où il semblait avoir trouvé le bonheur...
La mort conclut l'histoire d'une vie, mais elle fait partie de cette histoire. Pourquoi survient-elle à cet instant-là et de cette façon-là ? "Son temps était venu", dit-on; ou lorsqu'on voit quelqu'un lui échapper, après l'avoir frôlée : - "Ce n'était pas son heure." On cherche des réponses. Tout en sachant que nous n'en trouverons jamais, ni de certaines ni de satisfaisantes...
La mort n'est pas la vie. Mais il n'y a pas de mort sans vie, de vie sans mort. La mort renvoie à cette vie qui se termine: à ce fil tendu entre la naissance et la mort. Comme dit le poète portugais Porchia, dans Voix : "La vie parait deux points, sans points intermédiaires. "Notre regard se porte sur la vie dans son ensemble. Comme la fin d'un livre ou d'un film justifie son existence en lui donnant un sens, la mort donne naissance à un destin. Apparaît une ligne, une courbe, un parcours : une vie. La mort nous fait prendre conscience de la vie.
Catherine Bensaïd finit son introduction en parlant de son expérience avec la mort, celle de ses parents en particulier. Elle termine avec :
La mort de mes parents m'a fait mourir à une part de ma vie. Elle a donné naissance à une part de ma vie. Elle a donné naissance à une autre vie. Les deuils nous font mourir et renaître à nous-mêmes. Tous les deuils font renaître à la vie. A condition de les vivre : de les accepter, de les comprendre, ensuite de les dépasser. Accepter de les vivre, c'est accepter de vivre. Accepter la mort, c'est accepter la vie.
Maintenant, je vis. Que chacun garde à jamais conscience d'être en vie.
Le livre : Je t’aime, la vie 
à plus,
18:42 Publié dans philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mort, jackson, vie
21.06.2009
Citations et réflexion sur des mots
J'avais un projet de discussion en groupe sur les thèmes : peur, courage, souffrance, bonheur. Je pense que c'était ça.
Alors j'ai fait un papier sur le sujet en prenant mes petits livres d'or de citations géniales. Voici :
"J'ai bien peur de n'avoir pas le courage de trouver que la souffrance peut générer des petits bonheurs à défaut du grand bonheur (qui est peut-être moins réel que l'on croit.)"
Anne Franck avait écrit : "Je réalise à l'instant que le courage et la joie sont deux facteurs vitaux."
Il lui a fallu du courage pour accepter sa situation et je sais que l'acceptation fait fleurir de douces joies dans la poitrine et dans la tête. Dans la vie de tous les jours on peut en faire l'expérience. Pas besoin d'être dans une situation gravissime.
Stéphane Rousseau (beau garçon Canadien, comique, chanteur à l'occasion) a dit : "Le bonheur est dans le café du matin, dans les petites attentions, les détails. Je crois plus aux petits bonheurs qu'au grand. Et lorsque ça va mal, l'autodérision aide. Au lieu de faire une psychanalyse, je suis monté sur scène."
Il y a des gens qui se complaisent dans leur souffrance (quelle qu'elle soit) et qui ne guérissent pas. Mais...
"La guérison commence dès l'instant où celui qui souffre ne trouve plus de valeur à la douleur." (un cours de miracle)
Je pense que ça marche !
Voltaire a dit : "Je suis heureux parce que c'est bon pour la santé."
Antoine de Saint Exupery voit encore plus loin : "Si tu veux comprendre le mot bonheur, il faut l'entendre comme récompense et non comme but."
D'Alembert a dit, sur le bonheur : " Pour jouir de ce bonheur qu'on cherche tant et qu'on trouve si peu, la sagesse vaut mieux que le génie, l'estime que l'admiration et les douceurs du sentiment que le bruit de la renommée."
Sagesse - estime - douceur des sentiments
On a parlé d'autodérision, ai-je eu tort ou ai-je eu raison, j'ai toujours pensé et dit que le Brestois pratiquait l'autodérision en n'étant jamais au premier degré. J'ai suggéré le 12ème. Mais on aurait pu confondre avec un autre 12ème degré.
Je garde mes citations rigolotes ou humoristiques pour une autre fois. Promis.

19:39 Publié dans philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : peur, courage, souffrance, bonheur
13.01.2009
On change d'année - je suis en retard, je sais

Tic tac, tic tac
La nouvelle année
Est arrivée
Tic tac, tic tac
Elle est venue
Toute ingénue
Pourtant, pourtant
Rien ne va plus
Plein d’erreurs
À corriger
Bruits de guerres
Et de malheurs
Le monde a-t-il changé ?
Tic tac, tic tic
Faut retrouver
Son âme de bébé
Tic tac, tic tic
Le bon bout de la lorgnette
C’est de quel côté ?
Demain sera bon
Ou ne sera pas
Demain est à tricoter
Avec de bonnes idées
Demain sera plaisant
Bonnes nouvelles à foison
Et vive le nouvel an !
Un peu de psychologie pour démarrer l’année (de Scott Peck un psy américain que j’aime beaucoup).
La vie est difficile.
Ouais, je sais, mais je fonce comme une folle !"Cela peut paraître banal, mais c’est une grande vérité, l’une des plus grandes; et ce parce qu’une fois que nous la voyons vraiment nous pouvons la transcender. A partir du moment où nous savons que la vie est difficile, que nous le comprenons, alors elle ne l’est plus…
En fait, c’est dans la confrontation aux problèmes et leur résolution que la vie trouve sa dynamique et sa signification. Notre attitude à leur égard peut nous valoir la réussite ou l’échec. Ils font appel à notre courage et à notre sagesse; on peut même dire qu’ils les créent. Et c’est grâce à eux que nous évoluons, mentalement et spirituellement…
C’est face à la difficulté, par l’échec ou bien réussite que nous apprenons. Comme l’a dit Benjamin Franklin : « Ce qui blesse instruit. » Aussi les gens sages savent-ils non seulement ne pas avoir peur des problèmes, mais aussi les accepter de bon cœur, avec la souffrance qu’ils impliquent.
Mais nous ne possédons pas tous cette sérénité. Par crainte de la douleur, nous essayons tous, à des niveaux différents, d’éviter les problèmes. Nous temporisons en espérant qu’ils disparaîtront. Nous refusons de les voir, prétendons qu’ils n’existent pas ou nous les oublions. Nous prenons même des drogues pour nous y aider. Nous avons tendance à les contourner plutôt que de leur faire face, essayons d’y échapper plutôt que d’affronter la souffrance qu’ils nous imposent.
Et comme cette attitude est à l’origine de toutes les maladies mentales humaines, nous en sommes donc presque tous plus ou moins atteints. (Je suis d’accord - quand je dis que je suis parano comme tout le monde, je sais ce que je dis.)"
Pensées personnelles :
- Cela me fait penser à une pensée venant d’un Anglais qui a dit : « Les Français enferment des gens dans des asiles (de fou) pour se persuader qu’ils ne le sont pas. »
- En fait, il y a peu de malades mentaux, juste des inadaptés à la vie, des humains qui ont du mal à gérer tout ce qui arrive, tout ce que l’on entend. Que faire dans tout ce fatras ?
Chercher qui on est vraiment et trouver le bon sens qui peut nous aider à vivre nos douleurs et nos
problèmes. Et peut-être aussi nos réussites. Avoir de la chance ce n’est pas toujours quelque chose de facile.

C'est sûr que c'est pas facile...
20:45 Publié dans philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vie, difficultés, bien, mal
25.12.2008
Drôle de message de Noël

Je voulais faire un petit message de Noël avec un ou deux poèmes qui m'ont marquée dans ma vie. Cela se fera peut-être un jour.
Je viens d'entendre un rabbin juif qui discutait avec un pope orthodoxe. J'ai beaucoup aimé. Le juif a fini par dire aux chrétiens. Si tu es chrétien, montre-le !
Dans une période où l'on voit le négatif dominer le positif (Les titres dans Internets sont ainsi) on pourrait croire que le mal domine le bien. J'espère que non.

J'ai un livre en cours, pris à la bibliothèque il y a quelques jours. Il y a trois histoires et je viens de finir la première qui donne le titre au livre : "Réponds-moi". Je ne peux m'empêcher de répercuter ce que j'ai copié tout-à-l'heure dans un fichier.
"Réponds-moi" de Susanna Tamaro
C'est la première histoire du livre. Rosa, de 8 à 18 ans. Elle ne croyait à rien. Surtout pas à Dieu. Et elle finit par connaître le repentir qui soulage et la foi en quelque chose. Pas en l'homme. L'homme qui fit du mal à sa mère, et qui faillit la détruire elle-même. Mais elle est forte...
Fin de l'histoire :
"Toute chose au monde a son contraire. Le nord et le sud. Le haut et le bas. Le froid et le chaud. Le bien et le mal. Mais alors, s'il en est vraiment ainsi, pourquoi est-il possible de dire : "Je te tue" et n'est-il pas possible de dire : "Je te rends la vie" ? La vie est née avant l'homme et aucun homme n'est en mesure, avec sa seule volonté, de créer la vie. Nous pouvons crier : "Meurs" mais non : "Vis !" Pourquoi? Que se cache-t-il dans ce mystère?
Pendant que je pensais à tout cela, un chien s'est approché de moi. Il paraissait plutôt âgé, il avait des touffes de poils blanchâtres, le ventre gonflé à cause de la malnutrition, les yeux couverts d'un voile opaque. Il s'est péniblement assis près de moi. Il avait la gueule ouverte et respirait bruyamment.
- Je n'ai rien à manger, lui ai-je dit, mais il est resté là quand même.
Le soleil commençait à taper et je me suis déplacée pour me mettre sous un grand marronnier. Son feuillage offrait une ombre moelleuse, sous ses feuilles bourdonnaient des dizaines d'insectes.
Le chien m'a suivie. Il n'y avait pas de banc, je me suis donc assise par terre. IL s'est couché près de moi. Sa respiration ressemblait au bruit d'un soufflet.
- Tu veux une caresse ? lui ai-je demandé en lui posant la main sur la tête.
Il a fermé les yeux à moitié, avec une expression de bonheur.
Au-dessus de nous, le ciel était aussi bleu que le fond d'une tasse émaillée. Il n'y avait plus de martinets, seulement quelques pigeons qui volaient paresseusement. Haut dans le ciel, le ventre argenté d'un avion brillait comme un hareng. Puis il a disparu, laissant derrière lui un sillage blanc, long et précis comme une route de campagne.
Y a-t-il des sentiers dans le ciel? me suis-je alors demandé. Et où mènent-ils? Qui les trace ?
A ce moment-là, le chien m'a donné la patte. Je lui ai demandé :
- Est-ce que Quelqu'un nous guide, ou est-ce que nous sommes seuls ?
Il avait les yeux mi-clos, la langue pendante. Il paraissait sourire.
- Réponds-moi."
"Susanna nous conduit dans la vie et dans la tête de personnages qui racontent la violence des rapports humains d'aujourd'hui, une violence quotidienne qui est tout aussi terrible que la violence extérieure." L'express
Née en 1957, Susanna Tamaro est l'auteur d'une dizaine de romans dont le célèbre "Va où ton cœur te porte".
Elle est traduite en 41 langues. Elle vit près de Rome.


J'ai été prise par l'histoire et navrée pour cette jeune fille. J'ai mieux compris les agressions sexuelles sur des moins de 18 ans. Même à 17 ans on est une petite fille fragile. Je suis d'autant plus navrée que je sais que ça existe chaque jour. La réparation demande beaucoup de force. Mais elle semble possible...
10:35 Publié dans philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bien, mal, fraternité, sensibilité, agression
13.11.2008
le changement ?

Je sais, en ce moment je n'écris pas sur mon blog, mais je ne suis pas sans pensées et sans idées. J'ai été malade puis je me suis écroulée de bonheur après les élections américaines.
J'ai un texte de Aivanhov qui me plaît tellement. Je partage.

Partout on ne parle que de changements. On répète qu'il faut des changements... Et que sont ces changements ? Toujours les mêmes luttes acharnées pour le pouvoir, l'argent, les honneurs... Les uns chassant les autres pour prendre leur place. Non, il n'y aura de véritable changement que lorsque les humains travailleront à devenir, eux, plus honnêtes, plus nobles, plus maîtres d'eux-mêmes... des modèles. Mais cela ne les intéresse pas. A quoi cela sert-il de s'améliorer ? Ce n'est pas de ça qu'ils ont besoin, ils ont besoin de places, de titres honorifiques pour pouvoir assouvir leurs désirs et leurs convoitises.
Vous direz : "Oui, mais si on doit suivre vos conseils, si on doit seulement travailler à s'améliorer, à devenir un modèle, la situation dans le monde est telle qu'on restera quelque part, inconnu, obscur , au plus bas de l'échelle."
Que savez-vous pour tirer des conclusions pareilles ? Si vous devenez vraiment une source, un soleil, même si vous ne le voulez pas, même si vous refusez, les autres viendront vous prendre de force et vous placeront au sommet pour les diriger. Si cela ne vous est pas encore arrivé, c'est que vous ne le méritez pas, parce que vous n'êtes pas encore prêt.
Intéressant ? Non ? Ouf, m'enfin...
20:10 Publié dans philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : progression, modèles, nobles, honnêtes
03.04.2008
Nouvelles de moi avant de dormir
Je range, je range. Je trie. Je tripatouille. Je jette. Je garde. J’organise.
Et je trouve un cahier. Bizarre. C’est moi qui ait écrit dedans. Je ne me reconnais pas. Pourtant si. C’est corrigé, recopié, recorrigé. C’est moi, quoi.
J’ai mis un titre : « Une étoile pour éclairer mon chemin ». C’était à une époque pas très éloignée où j’avais un cahier pour écrire ce qui me passait par la tête tous les matins. C’est ça.
L’impression d’être un peu folle. Et puis, je découvre les mots, que je comprends, avec lesquels je suis encore d’accord. Bien que j’ai changé entre temps. Je m’étonne un peu, quand même.

Une étoile pour éclairer mon chemin
Besoin de toi
Besoin de vie
Je m’aime pas
Je n’aime rien
Je le sais bien
Mon ennemi
Il est en moi
Alors, pourquoi ?
Faut choisir
S’oublier un peu
Vient le désir
De faire mieux
Faire le point
Du bonheur aussi
Aimer et puis
Savoir qui je suis.
Besoin de toi
Ô mon étoile
Je serai bien
Si tu éclaires mon chemin.
Lorsqu’on s’aime réellement, qu’on s’approuve et qu’on s’accepte tel que l’on est, alors tout fonctionne dans la vie.
C’est comme si de petits miracles surgissaient de partout !
J’ajouterai que vient après, ou en même temps, l’amour pour les autres, et l’acceptation des autres. Miracles en vue, aussi.
A plus,
23:31 Publié dans philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : penser, aimer, moi, autres
04.03.2008
A l'ombre de Voltaire : la tolérance

J'avais promis à mon débitant de tabac, charmant cafetier et marchand de journaux, de venir le voir dans l'absence de fumées. Je ne fume pas, donc ma participation à sa clientèle est assez réduite, faite de timbres, de journaux quelques fois et peut-être d'un DVD occasionnellement.
J'y suis allée, juste après que la voierie ait coupé un certain nombre de tilleuls qui assombrissaient la place de mon quartier.
C'était déjà mieux. Je veux dire la place. Le café avait un rare client. Qui était une cliente.
J'ai acheté le livre sur Voltaire : Lettres philosophiques, traité sur la tolérance (et pas le contraire), et Derniers écrits sur Dieu. Cela me promettait de sérieuses prises de tête. J'en avais conscience.
Il a rigolé, le mec. Il ne croit pas aux religions. Ce qui n'est pas pareil que "avoir une vague croyance en Dieu sans pratiquer".
J'ai pris un orangina. Boisson qui me rappelle ma jeunesse. Ouais, ça existait... de mon temps. J'aimais beaucoup.
Et voilà que ce matin, en mal de lecture en cours, j'ouvre au hasard le livre. En plein sur l'intolérance. J'avais dit que j'aimais Voltaire parce qu'il était Verseau comme moi. Signe du zodiaque qui aime la liberté individuelle avant tout. Ben quoi, c'est normal, non ? (En fait, Voltaire n'est pas Verseau. C'est Mozart qui l'est. Tant pis.)
La personne cliente était aussi Verseau. On en a, un peu, causé.
J'ai toujours pensé que Voltaire était anti-religion. Pas vraiment, si j'en juge par mes essais de lecture de ce gros bouquin à l'allure indigeste.
Moi qui croyait que... je me trouve en plein dans les pages où Voltaire (mon petit chou) parle de tolérance et de Jésus-Christ. Parce que l'on a suspecté Jésus d'être intolérant dans certaines de ses paroles.
Et puis, et puis. Je pense que je pourrais citer des mots de Voltaire sur le sujet. Sans tomber dans l'ennui.

Après avoir cité et commenté quelques paraboles où l'on aurait pu voir une once d'intolérance, Voltaire dit :
"Presque tout le reste des paroles et des actions de Jésus-Christ prêche la douceur, la patience, l'indulgence. C'est le père de famille qui reçoit l'enfant prodigue; c'est l'ouvrier qui vient à la dernière heure et qui est payé comme les autres; c'est le samaritain charitable; lui-même justifie ses disciples de ne pas jeûner; il pardonne à la pécheresse; il se contente de recommander la fidélité à la femme adultère; il daigne même condescendre à l'innocente joie des convives de Cana, qui, étant déjà échauffés de vin en demandent encore : il veut bien faire un miracle en leur faveur, il change pour eux l'eau en vin.
Il n'éclate pas même contre Judas, qui doit le trahir, il ordonne à Pierre de ne se jamais servir de l'épée; il réprimande les enfants de Zébédée, qui, à l'exemple d'Elie, voulaient faire descendre le feu du ciel sur une ville qui n'avait pas voulu le loger.
Enfin il meurt victime de l'envie."

Et là, il le compare à Socrate (pourquoi pas?) qui eut une même fin consentie.
Puis : "Si Jésus-Christ sembla craindre la mort, si l'angoisse qu'il ressentit fut si extrême qu'il en eut une sueur mêlée de sang, ce qui est le symptôme le plus violent et le plus rare, c'est qu'il daigna s'abaisser à toute la faiblesse du corps humain, qu'il avait revêtu. Son corps tremblait, et son âme était inébranlable; il nous apprenait que la vraie force, la vraie grandeur, consistent à supporter des maux sous lesquels notre nature succombe. IL y a un extrême courage à courir à la mort en la redoutant."
Je passe sur la fin de Socrate et de Jésus-Christ. Voltaire termine le chapître avec :
"Je demande à présent si c'est la tolérance ou l'intolérance qui est de droit divin ? Si vous voulez ressembler à Jésus-Christ, soyez martyrs, et non pas bourreaux."
Que doit-on penser de la loi anti-tabac : Tolérance ou intolérance ? D'un côté le fumeur ôte la liberté du non-fumeur de vivre dans une atmosphère sans fumée. Et la loi, empêche le fumeur d'exercer son (disons) vice non caché. Pour vivre heureux vivons cachés. Est-ce possible de fumer sans gêner les autres ? Même les rideaux se souviennent. En attendant, les non-fumeurs devraient faire un effort et aller dépenser quelques euros dans les cafés et discuter un peu avec leur cafetier. Faut que je récidive, d'ailleurs.
Et, vive la tolérance, quoi ! Sujet pas facile, vraiment. Entre les croyants et les incroyants. Déjà ! En attendant, je lis Voltaire et je suis charmée par mon livre et ce qu'il y a dedans. "Faut lire ! " disait Dany Boon dans un vieux sketch. "Ouais, mon yeux. Je vas faire ! "














