03.04.2009

Poésies pour avril

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Un arbre dans le matin


Un arbre dans le matin
Et trois nuages pour la beauté

L’herbe tremble, presque rien,
Je vais peindre sur du papier de soie

Le vent, quelle couleur ?
Et la pluie, si elle vient ?

La terre tourne lentement
On voit juste bouger les feuilles

Les secondes vont au rythme du cœur

Je suis au monde
J’ai le temps


Marc Baron né en 1946


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Petits poèmes de Françoise Naudin née en 1949



L’eau a toujours
la lumière
à la bouche

Les oiseaux
chantent
quand on les écoute

A travers les pins
le bleu du ciel
tiré à quatre épingles

Dans la cruche
l’eau
a le ventre rond

Le silence
est peut-être
le parfum des pierres


C'est vrai que les oiseaux chantent quand on les écoute. Fin janvier, il faisait un peu de redoux et le matin j'ouvrai ma fenêtre. C'était le silence. Je parlais aux oiseaux en disant : "Alors, que se passe-t-il ? vous êtes là ?" Et j'entendais les chants qui commençaient timidement puis plus fort.
Aujourd'hui, surtout avant le changement d'heure, j'entendais les chants avant que je n'ouvre mon volet roulant. C'était très beau. Je ne sais pas si le chat les écoute. Moi, oui. Et je sais que ce sont de très petits oiseaux qui ont les plus beaux chants. C'est drôle.


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J'ai regardé Thalassa ce soir : bonheur ! Surtout Denez Prigent. A plus !

07.03.2009

Un laboureur et ses enfants

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J'ai écrit cette fable en argot dans mon atelier d'Ecriture et je l'ai mis sur le net dans un site qui s'appelait Fulgures : bon succès avec les durs à cuire qui faisaient des commentaires sur les textes.
Normalement, je n'aurais pas dû coller au texte de Lafontaine, mais je l'ai fait, quand même. A peu de chose près.
Mille excuses pour les laboureurs ou paysans qui pourraient être choqués. Plouc n'est pas une insulte pour moi. Je n'ai pas trouvé autre chose. Mon dico d'argot n'allait que dans un sens : argot - français. Et je n'ai rien trouvé.


Le plouc et ses minots 19/10/2005

Un autre vision de la fable de ce bon Jean de La Fontaine destinée aux amoureux fervents plus qu'aux savants austères.
Maintenant, j'ouvre mon parapluie. Et j'attends.
(à cause des commentaires à venir)

Bossez, mettez-y d’la sueur :
C’est-y pas la chose qu’a le plus d’valeur.
Un riche péquenot, pensant crever bientôt,
Appela ses mômes, leur parla rapido.
« Surtout, éructa-t-il, ne bazardez pas le château
Et le sol que nos fieux ont laissé
Car ya d’l’oseille à ramasser
Je ne sais où, mais vous faudra mouiller l’maillot
Pour le dégotter : vous y arriverez.
Raclez le terrain dès la fin de l’été
Bossez, cherchez, binez ; chaque recoin
Doit être fait, pas un poil de moins. »
Le Pater décédé, les fistons se mettent à bosser
Ici, ou là, tout y est passé :
Un an après, le bénef net est plus que super
De Pèze, ouallou. Mais le Pater
Leur montra avant d’passer l’arme à gauche
Que bosser fort c’est mieux qu’la fauche.




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05.03.2009

En rires (ou sourire)

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"En rires" c'est le thème du "Printemps des Poètes 2009". Voilà qui fera du bien. J'ai commencé à piocher dans mes poèmes et textes de ces dernières années pour voir ce qui peut coller. Ste Flemme priez pour moi.

Ben, l'humour fin je préfère. Passe que... je ne ris pas toujours pour les poèmes dits d'humour. Sauf celui qui parlait de Raymond Devos tout en essayant de faire comme lui. Difficile, très difficile ! Je l'ai quelque part dans mes fichiers. J'aime énormément Devos et tous ces tripatouilleurs de mots, à l'endroit et à l'envers, qui sont dans sa catégorie. Je passe...

Tiens, la dernière fois où j'ai ri aux éclats, chez moi toute seule devant mon chat et regardant ma télé à une heure tardive, c'est avec "panique dans l'oreillette" de Frédéric Lopez. Le dernier, si si vous vous en souvenez. Moi, les noms, j'ai un trou. Je vais chercher. (Michel Boujenah et... la nana qui a joué Sagan.) Trop drôle. Rien de préfabriqué (enfin pas grand-chose), de trafiqué, on s'éclate, on dit tout et n'importe quoi. C'est très très drôle.

Bien.

Finalement, je ne suis pas aussi tristounette que l'on croit. Sauf quand je parle de la mort, les gens n'aiment pas. Mais comme dit souvent Nagui à son public venu voir son jeu : tout le monde va mourir !

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Et puis, Jacques Prévert n'a t-il pas parlé de l'erreur de dire "gai comme un pinson". Car, un pinson n'est pas gai, il est ni gai ni triste... Et ça se trouve dans le poème du livre "paroles" le poème "Dans ma maison" que j'adore. Je ne sais pas pourquoi, mais j'adore.

Il a fait, comme ça, quelques textes finement drôles mais aussi des poèmes drôlement touchants.
Quand je vois des pensées (fleurs), je pense à Prévert. Pourquoi ? Je ne sais pas encore. Faut que je recherche. Je sais qu'il a fait un poème sur les fleurs mais je me souviens surtout des lilas. Ben non, les pensées me font penser à lui.
Et puis, "les oiseaux", sur l'utilité des oiseaux. C'est fin, c'est intelligent, avec des pointes d'humour.


Finalement, j'ai envie de présenter à chaque note (peut-être tous les jours) l'humour de ceux que j'aime (moi y compris). .Tous ces poètes m'inspirent et semblent me parler à l'oreille. Autrement, j'ai fait deux fausses fables en argot en m'inspirant de Jean de Lafontaire et je les trouve mignonnes. J'ai réalisé que j'étais bien plus douée que je pensais en argot. Inspiration passagère, le moule semble brisé.

Je n'aime pas les poèmes lyriques et je ne sais pas les faire. Pas du tout.
Je suis comme mon stylo du jour : au bout du rouleau. Mais lui, je peux le changer ou opter pour un crayon papier que je retaillerai. Sympa. Je m'obstine. écriture 2.jpg




Dans ma maison

Dans ma maison vous viendrez
D'ailleurs ce n'est pas ma maison
Je ne sais pas à qui elle est
Je suis entré comme ça un jour
Il n'y avait personne
Seulement des piments rouges accrochés au mur blanc
Je suis resté longtemps dans cette maison
Personne n'est venu
Mais tous les jours et tous les jours
Je vous ai attendu

Je ne faisais rien
C'est-à-dire rien de sérieux
Quelque fois le matin
Je poussais des cris d'animaux
Je gueulais comme un âne
De toute mes forces
Et cela me faisait plaisir
Et puis je jouais avec mes pieds
C'est très intelligent les pieds
Ils vous emmènent très loin
Quand vous voulez aller très loin
Et puis quand vous ne voulez pas sortir
Ils restent là ils vous tiennent compagnie
Et quand il y a de la musique ils dansent
On ne peut pas danser sans eux
Il faut être bête comme l'homme l'est souvent
Pour dire des choses aussi bêtes
Que bête comme ses pied gai comme un pinson
Le pinson n'est pas gai
Il est seulement gai quand il est gai
Et triste quand il est triste ou ni gai ni triste
Est-ce qu'on sait ce que c'est un pinson
D'ailleurs il ne s'appelle pas réellement comme ça
C'est l'homme qui a appelé cet oiseau comme ça
Pinson pinson pinson..



A demain ?


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ouf! ouf! c'est fini...

23.12.2008

Eloignement

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Encore quelques pages du recueil :

L'âge
(ce n'est pas une obsession, je vous rassure, mais j'adore)

Le printemps a apporté la fleur,
l'automne - la pomme,
la pluie - la chanson,
l'homme - une larme
La vieillesse est arrivée avec son panier vide
et a tout ramassé.




Compassion


Un moineau m'a jeté un regard humain
et m'a fait une place sur le toit.



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Je remets les infos, si quelqu'un est intéressé par une commande du recueil :

MAISON DE LA POESIE NORD-PAS-DE-CALAIS
Domaine de Bellenville
62660 BEUVRY

tel: 03 21 65 50 28
fax: 03 21 61 10 14
mapoesie.npdc@wanadoo.fr
www.maisondelapoesienpdc.fr

Le titre du recueil :

Eloignement de Kalina Kovatcheva
traduit du bulgare par Anélia Véléva
IBSN : 978-2-910703-28-8
Dépôt Légal : 2008/2292/184

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20.12.2008

Sur la vie d'une femme

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Ce matin, comme depuis quelques jours, les oiseaux ont chanté quand j'ai ouvert la fenêtre du jardin. Le chat est allé faire sa cour aux herbes de ma jardinière abandonnée. c2156c58b3f709768c254524d3e70d92.jpg

Le chant des oiseaux saluaient la bonne température du petit matin sans le soleil. Et peut-être la lumière de ma fenêtre et les lumières qui éclairent abondamment les rues. 8 degrés prévus ce matin, alors que nous avons eu 1 degré il y a deux semaines peut-être. J'ai vraiment apprécié ce redoux. Avant autre chose, comme c'est prévu par la météo.

J'ai laissé le chat et les oiseaux et suis retournée sous la couette pour procéder aux rites du matin. Le journal à chercher dans la boîte, faire en priorité les mots croisés après avoir survolé mon horoscope (qui distille de bons conseils sans trop m'énerver) et je prends les livres qui sont sur mon chevet, l'un après l'autre, pour y trouver les mots qui vont me faire passer une bonne journée.

Un nouveau livre, un recueil, cadeau de ma copine (qui marcha avec moi bon nombre de kilomètres il y a quelques années) qui tient un magasin plein de beaux bijoux, d'écharpes, et tout ce qu'il faut pour être belle. Si quelqu'un s'en souvient. 12c4f308711b058f8cf0ab9489f421e6.jpg

Un après-midi où je faisais ma tournée dans le quartier Guérin-St Martin par la rue Jean-Jaurès, je passe voir ma chère amie. Une dame d'un certain âge était assise dans le fond et elle me fut présentée comme poétesse bulgare (entre autres choses). Mon anglais étant très sommaire, j'ai eu droit aux traductions (plus courtes en français et plus longues et plus expressives en bulgare). Belle langue aux sonorités superbes.
Il s'agissait de Kalina Kovatcheva (je suis sûre d'avoir entendu parler d'elle dans une de mes autres vies). Elle venait d'être publiée et honorée en France par la Maison de la Poésie Nord-Pas-De-Calais. Publication réalisée avec l'aide du Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais, du Conseil Général du Pas-de-Calais et du Conseil Général du Nord.
Le Nord réserve ainsi de merveilleuses surprises.

Kalina Kovatcheva est née en 1943 en bulgarie dans un village au bord du Danube. Après des études de géologie, de finances et d'économie, elle obtient un diplôme de philologie bulgare et s'installe à Sofia comme journaliste au journal "Jeunesse populaire". Amoureuse de la montagne, sportive, Kalina fait à l'époque partie du club national d'alpinisme...
Sa vie pourrait faire l'objet d'un livre entier : journaliste dans la revue féminine "Lada" pendant 20 ans, poétesse pendant ce temps, puis quatre voyages en Himalaya en 1985, 1987, 1989 et 1998. Réalisé deux films dont l'un a eu plusieurs prix internationaux, et édité plusieurs recueils de poésie. Des poésies très personnelles sur l'amour, sur son passé, sur ses pas dans l'Himalaya.


La poésie de Kalina Kovatcheva a été traduite par Anelia Véléva (accrochée à son Catogane, magasin de la rue Jean Jaurès, et poète aussi). Traduction faite pour le bonheur des gens du Nord qui l'ont reçue fin novembre avec sa traductrice. Du bonheur, après coup. Parce que fatigant, naturellement.

J'ai ouvert le recueil au hasard, et depuis, c'est toujours cette page sur laquelle je reviens. Puis, celles d'avant, et celles d'après. Sujet : l'homme. Le titre du recueil : Eloignement

Il m'a dit : Tu parles avec les dieux -
comment t'obligerais-je à laver des chaussettes.
Après quoi, paniqué, il est parti,
a épousé une femme sans nul talent.
Toute seule, je me retrouve au bout du monde,
assise, les jambes pendantes sur son rebord,
je me demande qui je suis
(peut-être, suis-je seulement mon propre monument).
Les mots s'écoulent dans mes artères
et dans le vase fragile du coeur
se réunissent.
C'est douloureux, oh ! ça fait mal
quand leurs lambeaux en moi
fleurissent.
Sur le fil tendu de mes nerfs
dans mon cerveau sismique, dans la nuit
éclôt mon vers non céleste -
triste, crispé, ensanglanté, mauvais.
Je suis en train d'enregistrer
des lignes épouvantables, échevelées.
Je n'ai aucune idée
à qui les envoyer.
Oui, peut-être que je parle avec les dieux, peut-être.

Mais je rêve de laver des chaussettes.


Ce que je préfère c'est cette dernière phrase. "je rêve de laver des chaussettes".

No comment ! Je pense être comprise par certaines.

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Si quelqu'un est intéressé par une commande :

MAISON DE LA POESIE NORD-PAS-DE-CALAIS
Domaine de Bellenville
62660 BEUVRY

tel: 03 21 65 50 28
fax: 03 21 61 10 14
mapoesie.npdc@wanadoo.fr
www.maisondelapoesienpdc.fr

Le titre du recueil :

Eloignement de Kalina Kovatcheva
traduit du bulgare par Anélia Véléva
IBSN : 978-2-910703-28-8
Dépôt Légal : 2008/2292/184

23.09.2008

Chère petite plume

Suite de la note précédente, je livre la poésie écrite à la main par je ne sais qui...

Qui es-tu ? Je me demande... Mais que j'aime ce poème, si léger, si jeune,
mais si plein de mâturité, malgré tout.

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Plume



Je rêvais seule sur la plage
D'interminable sable fin
Et les mouettes au passage
Semblaient s'interroger un brin.

Une d'elle plus curieuse
Et moins sauvage s'approcha
Et de la mouette rieuse
Une plume se détacha.

Ce n'est pas une plume d'oie
de clerc, de greffier, de notaire
Et vite j'en ai fait ma proie
Elle fait très bien mon affaire.

Un petit roseau m'a suffi
Déclarait un jour un poète
ce matin ce qui m'a suffi...

Dès qu'on se croit un brin poète
On se doit d'avoir un oiseau
Dans le coeur ou bien dans la tête
Pour vous souffler un chant nouveau.

Lequel choisir ? c'est le problème
De quel oiseau choisir le chant
Lequel s'accorde à mon poème
Lequel sera mon truchement ?

Je pourrais prendre l'oiseau mouche
Il est petit il est charmant
L'oiseau mouche à tout coup fait mouche
Il porte chance sûrement.

Et si je prenais l'oiseau-lyre
Qu'il m'éviterait de tourment
L'oiseau-lyre me ferait lire
Voilà le meilleur argument.

Hélas oiseau lyre, oiseau mouche
Comment obtenir leur faveur
Ils fuient à peine je les touche
Mais viens à moi l'oiseau bonheur.


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Et moi, je suis quoi ? quel genre d'oiseau ? Je me demande.

22.09.2008

Entre deux saisons

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Septembre-octobre est toujours une période bizarre. On se sent. On se sent pas.
Tout est bizarre, en fait. Fatigue, mini-dépression, exaltation subite, joie inconsidérée, et retour à la morne fatigue.
On est zinzin, la tête en l’air, en bas. On voudrait, on voudrait pas.
Et puis, on se dit qu’il y a bien des planètes, ou toutes ces choses hétéroclites en métal, qui se baladent au-dessus de nos têtes. Cela doit bien influer sur notre moral, notre équilibre. On sait ça depuis la nuit des temps, et encore, de nos jours, il y a de plus en plus de choses dans notre orbite.
Dans ces cas-là je profite pour ranger, trier, jeter. Sans regrets. ACTION !
Et encore, il en reste toujours plus tous les ans.
Comme critère. Le passé est bien passé. Ou mal. L’avenir on n’a pas trop envie de regarder. Fait peur.

J’ai des choses à faire, alors je m’y emploie à les enfiler jour après jour en tentant de retrouver une espèce de sérénité.

Ce qu’il faut dire, après avoir presque tout jeté, c’est que la poésie est ce qui reste après la tempête, le déluge, l’horreur, la grande dépression, la famille en distribil.

Aujourd’hui, place à la poésie. Après l’heure du chat (6-7 h le matin) le journal (aux mauvaises nouvelles, je choisis les mots croisés?)

Hier, j’ai retrouvé des mots, au milieu du fatras de tous les autres papiers que j’ai jetés : partitions que je ne chanterai plus (larmes), les brouillons de.. Les listes de généalogie, tout ce dont je n’ai plus vraiment besoin. De tout ça, j’en garde trois feuilles. Déjà ça.
J’ai l’impression d’avoir fait le travail de salubrité publique du petit Wall-E de Pixar. On prononce Ouali. Moi, j’ai dit Oualeu à la caisse du ciné. Bête. 9d259e248a9984fb7b34a88aedd64f0d.jpg









Pièce number one : Une belle feuille ornementée du genre à la main fait par des moines que j’avais acheté à Landévennec. J’y tiens, tiens ! « Prière simple » de Saint-François d’Assise. Un peu de douceur dans mon monde de brutes. 08d3fa452273b1a67c048638a45b06ce.jpg



Pièce number two : Un torchon de papier, deux demi-pages pliées en deux, recouvert d’une écriture énorme que je ne reconnais pas du tout. Le titre me branche : plume. Cela me dit quelque chose. Mais quoi ? Des vers libres mais qui riment, avec des mots qui me touchent, je ne sais pas pourquoi. L’écriture ne me dit vraiment rien. Même mes vilaines hiéroglyphes personnelles n’ont rien à voir avec ça. Ma seconde petite fille ? Mais comment, mais pourquoi ? Je ferai une autre note sur ce sujet.

Pièce number three : Un petit poème de Victor Hugo que j’avais lu dans une soirée poétique de An Amzer. J’avais fait la voix off et j’ai gardé quelques feuilles sur la présentation. Je retrouve « La coccinelle » d’Hugo.
Anecdotiquement, je voudrais dire que j’ai eu l’occasion de dire deux poèmes de Baudelaire (sur les chats). J’adorais ces poèmes, et j’aime énormément Baudelaire. Je les avais travaillés vite fait, mais bien. Et une petite journaliste qui était là (ou correspondante de journal) m’a fait des compliments sur mon interprétation. J’ai trouvé cela bien immérité, mais j’étais contente quand même. J’avais trouvé ça « étonnant ». Faut dire qu’il y avait une musique et une petite gymnaste grimée en chat qui évoluait tandis que je me tenais dans un petit coin pour donner mon texte. De quoi cultiver mon humilité latente.

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La coccinelle
(à dire d’une petite voix délicieuse)

Elle me dit: quelque chose
Me tourmente. Et j’aperçus
Son cou de neige, et, dessus
Un petit insecte rose.

J’aurais dû - mais, sage ou fou,
A seize ans on est farouche
Voir le baiser sur sa bouche
Plus que l’insecte à son cou.

On eût dit un coquillage,
Dos rose et taché de noir.
Les fauvettes pour nous voir
Se penchaient dans les feuillages.

Sa bouche fraîche était là :
Je me courbai sur la belle,
Et je pris la coccinelle,
Mais le baiser s’envola.

« Fils, apprends comme on me nomme,
Dit l’insecte du ciel bleu
Les bêtes sont au bon Dieu
Mais la bêtise est à l’homme.

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Je crois qu'elles sont fortes les coccinelles !

31.08.2008

jeux de mots

5dddcc41e15b27b4dc17903c4fbdc447.gif Pour terminer le mois d'août, voilà un poème sur le bien-être :




Jeux de mots




N'avoir rien de mal en tête
Ecouter son corps
juste ce qu'il faut
Bien le traiter
on n'en a qu'un.
Et puis... aimer.


Aimer ce qui nous environne
Les êtres, les animaux
Les bizarres et les normaux
Les fleurs, les arbres
Connaître leur nom...
Si on peut.

Oublier l'envie
La haine, la jalousie
Pratiquer le respect d'autrui
Avoir bonne conscience
et ne pas toujours dire
ce que l'on pense.
Mais ça, c'est difficile.

Quelqu'un a dit que "le mieux
est ennemi du bien
et parfois, mieux vaut le mal
que le pire."

Mais être bien, c'est bien...
en attendant mieux.






C'est vieux, mais ça fait du bien de faire du simple.

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18.08.2008

je prépare ma rentrée

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Inspiration de ce matin, j'ai des envies de changements et la future rentrée me donne des idées.

Je sais qu'un blog est souvent synonyme de journal intime et les gens qui me connaissent n'y mettent jamais leur nez, de peur d'y trouver quelque chose qu'ils n'ont pas envie de lire sur moi. Je pense...

Vrai et faux. Je fais gaffe à ce que je dis, mais là, j'ai un coup de blues et en poésie, hyper libre et genre poésie urbaine avec rythme si on veut, je me lâche. Ouah !

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Programme perso


J'ai envie
de tout changer
j'ai envie
de tout laisser
et reprendre, si j'ose
mes meilleures choses.

Choses ?
Oui, j'ose !

Une vie plus libre :
Prendre le train, l'auto aussi
et bouger, bouger,
puis, reposer, reposer.
ça et ça, je fais plus
Je fais plus.
Me prendre la tête pour des riens
je fais plus, je fais plus

J'ai envie
de tout changer
J'ai envie
de moins rêver
et reprendre peu à peu
quelque chose de mieux.

Mieux ?
Oui, mieux !

Le monde est plein de choses à faire
trainant la patte, peut-être
je vais me rendre utile,
facile
chercher dans le journal
pourquoi pas ?
y a des idées à creuser
Pourquoi pas...

J'ai envie
d'être libre
J'ai envie...
je vibre.
Redevenir vivante
Revenir chez les vivants

Vivants ?
Géant !

Bonjour moi ! A plus !

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Je demande à voir ! Ouais !

24.06.2008

La tête dans les nuages, un lundi...

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J'ai la tête qui fout le camp
Moralement c'est pas ça
Mon coeur est triste, pas marrant
Mais pourquoi je suis comme ça ?

Y a bien mon amour
Qui me tient si chaud
D'accord c'est très lourd
Ses sept petits kilos

J'ai le coeur qui se fend
Pourquoi je suis comme ça ?
Etre seule pas marrant
J'ai pas dit toujours ça.

Il y a bien mon p'tit roi
Au doux poil de peluche
Il s'inquiète pour moi
Pauvre reine de la ruche.

J'ai mes paupières qui tombent
C'est lundi, rien m'attire
Pas envie, ça me plombe
Le chat vexé... se tire.

Y a bien mon carnet
A lui je me confie
Mon crayon affûté
Je pense à rien. Et j'écris.

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J'ai trouvé ce poème dans mes tablettes. Je l'aime bien, alors je poste.

à plus....


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je me pose des questions. Pas vous ?

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