21.05.2008

Ne dites pas à Dieu ce qu'il doit faire, Monsieur Einstein

Lundi 19 mai. Mal commencé la journée. Mal dormi. Mal au dos. Mal aux sinus. Mais... réussi, le matin, quelques mots croisés ou fléchés. L'antidouleur n'a pas empêché la tête de marcher.
Je pense à Albert Einstein, que j'aime beaucoup, avec son caractère très humain en dépit d'un génie incomparable. Mais j'ai lu Internet, et j'ai sous le coude le livre de De Closets qui raconte sa vie et surtout l'épisode à partir de 1939.
Le chat sur le ventre j'essaie d'écrire et de trouver des choses à dire. Et pourquoi pas ?

Je pense que l'on a droit d'avoir des matins difficiles et dans le doute. C'est, sans doute, ce qui est arrivé à des plus intelligents que moi. Un petit doute dans l'océan de certitudes, qu'est-ce que ça pèse ?
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Lu dans Internet :
Une lettre manuscrite d'Albert Einstein dans laquelle le scientifique jugeait la bible "très puérile" et considérait Dieu comme le produit de la faiblesse humaine a été vendue 207.600 livres sterling (261.000 euros) aux enchères jeudi soir à Londres.
Bloomsbury Auctions qui organisait la vente a déclaré vendredi que l'acheteur était un collectionneur étranger nourrissant "une passion pour la physique théorique", qui a déboursé plus de 25 fois le montant de l'estimation.
Albert Einstein avait adressé cette missive en allemand en janvier 1945, un an avant sa mort, au philosophe Eric Gutkind. Il y écrivait notamment: "Le mot de Dieu n'est pour moi rien de plus que l'expression et le produit des faiblesses humaines, et la bible un recueil de légendes, certes honorables mais primitives et qui sont néanmoins très puériles". Il y qualifie aussi la religion d'incarnation des superstitions les plus puériles.


Tout le monde a le droit d'avoir des faiblesses, et on peut être l'être le plus intelligent du monde dans son domaine et avoir des failles dans le domaine de l'esprit. Quoique...
Albert Einstein est mort en avril 1955 à l'hôpital de Princeton (USA) - Comment a-t-il fait pour écrire une lettre en janvier 1945, un an avant sa mort. Cela fait dix ans, si je ne m'abuse. Erreur dans Internet ? Ce n'est pas nouveau. Et puis, il ne s'agit que d'une lettre. Que ne fait-on pas après une nuit difficile ?


7a7da5879c9e8a2fa1873a7e26829829.jpg J'ai un livre de François de Closets : "Ne dites pas à Dieu ce qu'il doit faire" (titre du livre)
Quatrième de couverture : Einstein ou la revanche du destin. Pendant ses quarante premières années, le père de la relativité construit seul, envers et contre tout, son personnage. Il devient le plus grand physicien de son temps. A quarante ans, sa vie bascule à l'opposé de tout ce qu'il avait choisi. L'ours solitaire est dévoré par sa propre célébrité, emporté par le tumulte du monde. Juif oublieux de sa tradition, il doit rejoindre le mouvement sioniste; pacifiste, avocat de l'objection de conscience, il incite le Président Roosevelt à construire la bombe atomique. Quant au savant génial, il s'enferre dans ses certitudes et refuse la nouvelle physique. "Dieu ne joue pas aux dés", répète-t-il jusqu'à s'entendre répondre par Niels Bohr : "Qui êtes-vous, Einstein, pour dire à Dieu ce qu'il doit faire ?"
Monde en ébullition, personnages romanesques, scènes haletantes, sous la plume de François de Closets, le récit biographique prend la force et les couleurs d'une épopée. Et le lecteur s'étonne de comprendre une histoire que l'on croyait réservée à des spécialistes.


Je me souviens que l'on a dit d'Albert qu'il était un solitaire qui ne supportait pas de vivre tout seul. Il fut entouré de plusieurs femmes. J'ai vu un téléfilm sur lui. C'était étonnant. Il n'était pas très tendre avec elles. Elles lui étaient bien utiles.
François de Closet parle d'un vieil homme de presque 60 ans qui passe le plus clair de son temps dans un petit bateau sur un lac en train de pêcher. C'est là qu'il fût contacté par d'anciens disciples qui voulaient qu'il contacte Roosevelt afin que la bombe atomique existe aux USA avant que les Allemands ne puissent en construire une.
En fait, les Allemands furent incapables de la faire (la bombe) et Albert garda un énorme regret le reste de sa vie. Après Hiroshima, Einstein se défend d'être le père de la bombe. Et il lance ses premières mises en garde contre les armes nucléaires.
Les dernières années de sa vie, il souffrait d'un anévrisme abdominal, dont il en mourut le 13 avril 1955.
Il avait d'autres chats à fouetter que de jouer les mauvais prophètes. N'est-il pas ?
Cela me rappelle les bruits qui ont couru sur Mère Teresa et son manque de foi. J'en ai déjà parlé.

Cela m'épate tout ça. Quel besoin a-t-on de donner des infos pareilles ?
Le monde a-t-il besoin de douter ? J'y crois pas !


Heureusement qu'Abraham Lincoln a dit la chose suivante :
«J'arrive à comprendre qu'il soit possible de regarder la terre et d'être athée ; mais je ne comprends pas qu'on puisse lever, la nuit, les yeux sur le ciel et dire qu'il n'y a pas de Dieu.»

Levons les yeux et regardons le ciel. C'est beaucoup mieux. Plus positif, je dirais.

Et encore.

La science du lien, voilà ce qu'est véritablement la religion. Il ne sert donc à rien de répéter que le mot religion vient du latin "religare"; relier, si dans leur tête les croyants n'ont que des séparations.
Vous direz : "Mais le lien sous-entendu par le mot religion, c'est le lien avec Dieu." D'accord, seulement que signifie un lien avec Dieu qui s'accompagne d'une séparation avec tout le reste ?... Le même lien qui relie le Créateur aux créatures relie toutes les créatures entre elles, et aussi tous les éléments de la création. C'est la compréhension de ce lien qui est la religion véritable. La religion véritable sous-entend donc aussi la science, la connaissance de la nature, de ses lois. C'est pourquoi cette séparation entre science et religion dont certains sont si fiers, ne rime à rien. Si on sépare la religion et la science, c'est qu'on n'a pas compris véritablement ni l'une ni l'autre.
O. M. Aïvanhov
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Si on sépare la religion et la science, c'est qu'on n'a pas compris véritablement ni l 'une ni l'autre.
La méfiance d'Albert Einstein vis-à-vis de la bombe atomique était bien inspirée. Il fallait l'écouter.


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17.01.2008

Un poète parle

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Suite aux propos tenus par le Président Sarkozy sur les religions, j'ai reçu un mail (genre circulaire) venant d'une personne que je connais dans le but de critiquer la chose. J'aime pas trop ça. Je n'ai besoin de personne pour savoir ce que je dois penser sur l'actualité.

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Je connais un poème, depuis très très longtemps, et il me plaisait bien. Charles Péguy dans "Dieu parle".

C'est embêtant, dit Dieu. Quand il n'y aura plus ces Français,
Il y a des choses que je fais, il n'y aura plus personne pour les comprendre.


Peuple, les peuples de la terre te disent léger
Parce que tu es un peuple prompt.
Les peuples pharisiens te disent léger
Parce que tu es un peuple vite.
Tu es arrivé avant que les autres soient partis.
Mais moi je t'ai pesé, dit Dieu, et je ne t'ai point trouvé léger.
O peuple inventeur de la cathédrale, je ne t'ai point trouvé léger en foi.
O peuple inventeur de la croisade, je ne t'ai point trouvé léger en charité.
Quant à l'espérance, il vaut mieux ne pas en parler,
Il n'y en a que pour eux.



J'ai toujours trouvé ce poème d'un humour léger, bizarrement. Ces sacrés Français, qu'est-ce qu'on les aime !

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06.09.2007

Je pense à toi, Térésa

« Je ne sais ce qui me possède
Et me pousse à dire à voix haute
Ni pour la pitié ni pour l’aide
Ni comme on avouerait ses fautes
Ce qui m’habite et qui m’obsède
Ce qui m’habite et qui m’obsède… »
Aragon. Mon maître (après Victor) mon poète admirable et tendre.

Bizarrement, il était de gauche en politique et ne croyait pas de la façon que l’on appelle « croire ». Mais ses mots m’enseignent, avec douceur, l’amour et un au-delà couleur d’orange, sans bruit d’ailes probablement.

Il y a quelque chose de certain : je déteste parler de religion sur le Net, plus encore que de politique, que j’effleure à l’occasion. Rares occasions.
J’ai un blocage certain. Ou un certain blocage.

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Cependant, l’info sur Mère Térésa qui perdait la foi par moments (Vu dans le Télégramme récemment, puis dans Internet) est un bruit qui court depuis un moment depuis l’époque de la demande de béatification de cette dernière.
Je ne pense pas que le fait qu’elle soit béatifiée ou non, tout comme mon cher Abbé Pierre qui donna sa vie aux déshérités dans une surprenante transparence médiatique et sans gêner l’Église Catholique, là n’est pas la question. Mère Térésa est « quelqu’un ». Tout court. Tout adjectif complémentaire serait insupportable.
Je ne la connais pas bien, je sais. Je n’ai rien lu d’elle sauf des citations qui courent de par le monde et dans Internet. Elle s’est dévouée à Calcutta au chevet de la misère insoutenable. Elle a fondé un ordre religieux de soignantes. Elle aurait pu être autre que Catholique, tellement elle était elle, et indépendante dans son action (comme l’Abbé Pierre) fortement poussée par son caractère fort.
Je pense que la foi de Mère Térésa subsistait dans l’action. Elle n’a jamais dû avoir le temps de méditer ni d’écrire des exercices de style. Je ne sais pas, mais Dieu devait être dans les yeux de ses malades, ces malheureux qu’elle secourait. La foi agissante, cela existe. medium_Térésa_3.jpg

Gandhi, Mère Térésa, l’Abbé Pierre… Ils n’étaient pas parfaits, mais tellement mieux que nous. Que les meilleurs d’entre nous. En dehors de toute étiquette, religion, etc… Moi, ce que j’en dis… Je devrais peut-être me taire. Mais enfin, ces personnes-là comme je les aime. Pourquoi chercher la petite bête.

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Trouvé sur Internet :
Ses 50 ans de nuit intérieure constituent un trait important de Mère Teresa comme figure spirituelle. Largement commentée dans les milieux chrétiens à l'époque de sa béatification - le pape lui-même avait largement insisté sur cet aspect lors de la cérémonie solennelle - , cette épreuve apparaît avec une précision jusque-là inédite avec la publication de « Mother Teresa : Come be my Light » (Mère Teresa : Viens, sois ma lumière), un ouvrage compilant des lettres rédigées au cours des soixante dernières années de sa vie et qu'elle voulait voir détruites pour certaines.
Avec des mots simples, elle parle de sa foi vacillante et des doutes tenaces qui l'habitent. Elle avait ainsi confié en 1979 au pasteur Michael Van Der Peet « Jésus a un amour tout particulier pour vous. Pour moi, le silence et le vide sont si importants que je regarde et ne vois pas, que j'écoute et n'entends pas ». Dans une autre lettre non datée adressée à Jésus, elle avait encore écrit : « Où est ma foi ? Tout au fond de moi, où il n'y a rien d'autre que le vide et l'obscurité, mon Dieu, que cette souffrance inconnue est douloureuse, je n'ai pas la foi. »
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Que dire ? Elle était, peut-être, bien trop honnête par rapport à ses sentiments envers Dieu. Je la comprends.

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=== Quelques pensées ===

« Ne demande pas à Dieu ce qu'il peut faire pour toi,
mais demande ce que tu peux faire pour lui. »
(Ezra Taft Benson)

« Dieu ne pouvait être partout, c’est pourquoi
il nous a donné une mère. » (Thomas S. Monson)

“ Se connaître nous fait plier le genou, posture indispensable à l’amour. Car la connaissance de soi engendre l’humilité et la connaissance de Dieu engendre l’amour.» (Mère Térésa)

« Nos yeux sont placés sur notre front, car il est plus
important de voir devant que derrière. » (Anonyme)

« A chaque pas que nous faisons pour suivre ses pas (Jésus), nous abandonnons un doute et gagnons une vérité… » (Thomas S Monson)

Il est dit que Mère TERESA avait ceci sur son mur :
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Les gens sont souvent peu raisonnables, illogiques et égoïstes, Pardonne leur quand même.
Si tu es aimable, les gens t’accuseront d’avoir des motifs égoïstes de l’être, Sois aimable quand même.
Si tu as du succès, tu gagneras de nouveaux faux amis et quelques vrais ennemis, Réussis quand même.
Si tu es honnête et franc, les gens se moqueront de toi, Sois honnête et franc quand même.
Ce que tu mets des années à construire, quelqu’un peut le détruire en une nuit, Construit quand même.
Si tu trouves de la sérénité et de la joie, ils seront jaloux, Sois heureux quand même.
Le bien que tu fais aujourd’hui, les gens l’oublieront souvent demain, Fais le bien quand même.
Donne au monde le meilleur de toi, et ce ne sera jamais assez, Donne au monde le meilleur de toi quand même.
Tu vois, en fin de compte, c’est une affaire entre toi et Dieu, Ça n’a jamais été une affaire entre toi et les autres !

« Si vous jugez les gens, vous n’avez pas le temps de les aimer. »
(Mère Térésa)

« Nous réalisons que ce que nous accomplissons n’est qu’une goutte dans l’océan. Mais si cette goutte n’existait pas dans l’océan, elle manquerait.» (Mère Teresa)


Ce sont les meilleurs mots de Térésa, et que je voudrais garder en moi. Leçon de grande humilité, si nécessaire dans ce drôle de monde).

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Je médite... voilà. A plus, si vous avez eu le courage de lire.