31.08.2009
On croit rêver


13:26 Publié dans Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : argent, jeux, téléréalité, bonheur
21.06.2009
Citations et réflexion sur des mots
J'avais un projet de discussion en groupe sur les thèmes : peur, courage, souffrance, bonheur. Je pense que c'était ça.
Alors j'ai fait un papier sur le sujet en prenant mes petits livres d'or de citations géniales. Voici :
"J'ai bien peur de n'avoir pas le courage de trouver que la souffrance peut générer des petits bonheurs à défaut du grand bonheur (qui est peut-être moins réel que l'on croit.)"
Anne Franck avait écrit : "Je réalise à l'instant que le courage et la joie sont deux facteurs vitaux."
Il lui a fallu du courage pour accepter sa situation et je sais que l'acceptation fait fleurir de douces joies dans la poitrine et dans la tête. Dans la vie de tous les jours on peut en faire l'expérience. Pas besoin d'être dans une situation gravissime.
Stéphane Rousseau (beau garçon Canadien, comique, chanteur à l'occasion) a dit : "Le bonheur est dans le café du matin, dans les petites attentions, les détails. Je crois plus aux petits bonheurs qu'au grand. Et lorsque ça va mal, l'autodérision aide. Au lieu de faire une psychanalyse, je suis monté sur scène."
Il y a des gens qui se complaisent dans leur souffrance (quelle qu'elle soit) et qui ne guérissent pas. Mais...
"La guérison commence dès l'instant où celui qui souffre ne trouve plus de valeur à la douleur." (un cours de miracle)
Je pense que ça marche !
Voltaire a dit : "Je suis heureux parce que c'est bon pour la santé."
Antoine de Saint Exupery voit encore plus loin : "Si tu veux comprendre le mot bonheur, il faut l'entendre comme récompense et non comme but."
D'Alembert a dit, sur le bonheur : " Pour jouir de ce bonheur qu'on cherche tant et qu'on trouve si peu, la sagesse vaut mieux que le génie, l'estime que l'admiration et les douceurs du sentiment que le bruit de la renommée."
Sagesse - estime - douceur des sentiments
On a parlé d'autodérision, ai-je eu tort ou ai-je eu raison, j'ai toujours pensé et dit que le Brestois pratiquait l'autodérision en n'étant jamais au premier degré. J'ai suggéré le 12ème. Mais on aurait pu confondre avec un autre 12ème degré.
Je garde mes citations rigolotes ou humoristiques pour une autre fois. Promis.

19:39 Publié dans philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : peur, courage, souffrance, bonheur
03.04.2009
Poésies pour avril
Un arbre dans le matin
Un arbre dans le matin
Et trois nuages pour la beauté
L’herbe tremble, presque rien,
Je vais peindre sur du papier de soie
Le vent, quelle couleur ?
Et la pluie, si elle vient ?
La terre tourne lentement
On voit juste bouger les feuilles
Les secondes vont au rythme du cœur
Je suis au monde
J’ai le temps
Marc Baron né en 1946

Petits poèmes de Françoise Naudin née en 1949
L’eau a toujours
la lumière
à la bouche
Les oiseaux
chantent
quand on les écoute
A travers les pins
le bleu du ciel
tiré à quatre épingles
Dans la cruche
l’eau
a le ventre rond
Le silence
est peut-être
le parfum des pierres
C'est vrai que les oiseaux chantent quand on les écoute. Fin janvier, il faisait un peu de redoux et le matin j'ouvrai ma fenêtre. C'était le silence. Je parlais aux oiseaux en disant : "Alors, que se passe-t-il ? vous êtes là ?" Et j'entendais les chants qui commençaient timidement puis plus fort.
Aujourd'hui, surtout avant le changement d'heure, j'entendais les chants avant que je n'ouvre mon volet roulant. C'était très beau. Je ne sais pas si le chat les écoute. Moi, oui. Et je sais que ce sont de très petits oiseaux qui ont les plus beaux chants. C'est drôle.

J'ai regardé Thalassa ce soir : bonheur ! Surtout Denez Prigent. A plus !
22:51 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : arbres, oiseaux, poésie, bonheur
01.02.2009
Il y a des jours... où il y a des livres...
J'avais abandonné la bibliothèque depuis un moment, et puis, j'y suis retournée.
Parce que... il y a des fois où j'achète un livre qui me plait énormément, et il y a des fois où je regrette.
Tandis qu'à la bibliothèque, c'est pareil, mais je ne paye rien pour le livre. Sauf la cotisation annuelle, et si je ne rends pas le livre à temps. Ce que je n'ai jamais fait.
Il y a les livres que l'on me donne et/ou que l'on me prête. Généralement ils sont super. Ceux que j'aime trop et que je dois rendre je les recherche activement sur Internet et j'achète mon exemplaire à garder toute ma vie. Bien que ma vie future se raccourcisse dangereusement. Mais, on ne sait jamais. Tant que j'ai la tête à comprendre ce que je lis...
J'ai lu deux livres du même auteur (un homme) avec un personnage d'un âge assez proche de celui de l'auteur. C'est super bien écrit, des phrases extraordinaires, une histoire d'homme (à chaque fois). Un homme, une femme - un homme, un ami passionné par Arthur Rimbaud. Intéressant.
Juste après (même emprunt à la bib) un roman qui me paraissait d'avance énorme et difficile à digérer. L'auteur, une femme. Ah, ah, intéressant ! Oui, j'avoue je préfère l'écriture des femmes en général. Je me suis dépêchée de le terminer à cause de la bibliothèque (je ne connais pas la date de restitution). J'ai trouvé que c'était péché de faire ça car j'ai beaucoup aimé et j'aurai préféré prendre mon temps.
J'ai trouvé sur Internet un blog d'une fille qui parle du livre et qui trouve que "c'est dommage que la fin soit à l'eau de rose". (voir mon compte rendu du livre).
"La couleur des rêves" de Rose Tremain ("the colour" en anglais). 
L'histoire se passe en Nouvelle-Zélande où un couple d'Anglais est venu s'installer. Le mari veut oublier quelque chose de son passé et l'épouse est une ancienne gouvernante qui n'est pas mécontente de changer de condition. La mère du mari est avec eux et je trouve que son personnage est très intéressant. Une femme rigide, veuve, et qui change psychologiquement au fur et à mesure que le temps passe. Je l'ai trouvée émouvante vers la fin de sa vie.
Harriet, la femme, image de femme qui devient forte en dépit d'un mari coincé et qui copie un peu son père, ancien maquignon décédé tragiquement.
La couleur c'est l'or que les aventuriers en tout genre cherchent détruisant la nature, déjà difficile. Le mari se trouve être possédé par cette fièvre et part, laissant sa femme et sa mère dans leur maison de "pisé". Le pisé étant fait de boue et d'herbe locale qui pousse et sèche sur les terres. Puis blanchie à la chaux pour lui donner un air sympathique.
Harriet apprendra, par toutes ses aventures suivant le départ de son mari, que les choses qu'ils avaient mis dans la maison de pisé n'étaient pas vraiment nécessaires. Si peu de choses suffisent pour un bonheur simple.
Une rencontre, dans l'enfer d'un cataclysme naturel de ce pays déjà si dur, sera le happy end (à l'eau de rose ?) qui me plait à moi. Un Chinois ascétique venu gagner quelques sous en cultivant des légumes à vendre aux chercheurs d'or. Il m'a fait penser au fameux personnage de Kung Fu avec David Carradine. Tranquillité, zenitude. Ils vivront, tous deux, une aventure (qui pourrait choquer) mais qui donnera à Harriet les moyens de retrouver une vie normale dans le lieu où avait été la maison de pisé (détruite par une tempête). Des amis, un enfant à naître. Je trouve ça naturel.
Extraits : 
(Cela se situe chez une dame qui les a accueillis pendant que la maison de "pisé" était en construction.)
Harriet s'assit sur le lit. La chambre était soigneusement rangée. Tout paraissait occuper sa place précise, y compris le crucifix, suspendu à un clou discret sur le mur du fond. Il y avait à côté un croquis encadré représentant la Croix du marché de Parton Magna, dans le Norfolk.
Sur le devant de l'armoire était accroché le bonnet que Lilian (la mère) portait en temps ordinaire, avec ses rubans froissés à l'endroit où elle les nouait sévèrement sous son menton. En regardant toutes ces choses, Harriet songea combien il est dur de vieillir et d'avoir à clouer sur son mur un crucifix fragile, à contempler un petit garçon vêtu d'une robe, sans savoir... sans savoir combien de temps il reste, ni si l'homme qui fut jadis cet enfant va prendre soin de vous ou non...
Pauvre Lilian.
Pauvre malheureuse Lilian.
Assise sans bouger, Harriet pria le ciel qu'il lui soit donné, avant que sa propre vie commence à glisser vers une fin aussi incertaine, de voir ou de connaître au moins une chose extraordinaire et inoubliable.
..............................................................................................
Tout cela donne envie de relire le livre. Mais non, je dois le rendre. Douleur...
18:05 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aventure, femmes, bonheur, difficultés, Nouvelle-Zélande
23.09.2008
Chère petite plume
Suite de la note précédente, je livre la poésie écrite à la main par je ne sais qui...
Qui es-tu ? Je me demande... Mais que j'aime ce poème, si léger, si jeune,
mais si plein de mâturité, malgré tout.

Plume
Je rêvais seule sur la plage
D'interminable sable fin
Et les mouettes au passage
Semblaient s'interroger un brin.
Une d'elle plus curieuse
Et moins sauvage s'approcha
Et de la mouette rieuse
Une plume se détacha.
Ce n'est pas une plume d'oie
de clerc, de greffier, de notaire
Et vite j'en ai fait ma proie
Elle fait très bien mon affaire.
Un petit roseau m'a suffi
Déclarait un jour un poète
ce matin ce qui m'a suffi...
Dès qu'on se croit un brin poète
On se doit d'avoir un oiseau
Dans le coeur ou bien dans la tête
Pour vous souffler un chant nouveau.
Lequel choisir ? c'est le problème
De quel oiseau choisir le chant
Lequel s'accorde à mon poème
Lequel sera mon truchement ?
Je pourrais prendre l'oiseau mouche
Il est petit il est charmant
L'oiseau mouche à tout coup fait mouche
Il porte chance sûrement.
Et si je prenais l'oiseau-lyre
Qu'il m'éviterait de tourment
L'oiseau-lyre me ferait lire
Voilà le meilleur argument.
Hélas oiseau lyre, oiseau mouche
Comment obtenir leur faveur
Ils fuient à peine je les touche
Mais viens à moi l'oiseau bonheur.

20:00 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poèsie, oiseau, bonheur
03.09.2008
Les astres sont avec moi !
mardi 2 septembre. (écrit dans mon cahier)
J'y crois... j'y crois pas. Je reregarde mon horoscope dans mon canard chaque jour.
Il y a eu des jours où ça m'énervait. - Mais quoi, j'ai pas besoin qu'on me fasse la morale ! Un horoscope, c'est pas fait pour ça !

Et moi de critiquer le pauvre hère qui se fatigue à remplir ses petites cases signe par signe... chaque jour... obscur besogneux...
C'est vrai, que depuis "queques" années je m'étais dit que la rubrique travail c'était cuit, que la rubrique amour pareil, ou pire, et que la rubrique santé je n'avais besoin de personne pour savoir comment j'allais. Et encore. C'était, quand même, la seule chose qui pouvait présenter un quelconque intérêt pour moi. Vu mon âge.
Ensuite, j'ai arrêté de regarder... quelque temps. Un long temps. Et ça ne me manquait pas du tout.
Puis, j'ai repris. Juste avant de remplir les mots croisés. Les mots fléchés, j'ai plusse de mal.
Je commentais mon horoscope : "Mouais... supportable". En fait, les mots venaient confirmer ce que je vivais (plus ou moins dans ma tête). Je fais des choses, j'élucubre des choses, je fais des procès d'intention, je me dispute... sans voir personne. Tout se passe dans la tête.
Facile.
Facile, non. Parce que c'est trop la solitude. Je parle à mon chat... qui ne me répond pas mais ouvre de grands yeux égarés. Quand je chante, pas mieux, il miaule, comme s'il rouspétait. En miaulant d'une manière caractéristique. Je ne pense pas qu'il essaie de chanter, lui aussi.
Je résume. Zéro communication avec lui. Sauf que j'ai droit de parler avec les mains, sur son cou, son dos... Bon, le sujet est clos.
Je vois des êtres divers, qui ont besoin de moi à l'occasion, puis qui m'ignorent.
Il y a ceux qui parlent, et qui m'écoutent pas. Moi, j'essaie de bien écouter. Nécessaire. Mais je sais aussi que ceux qui se plaignent n'ont pas forcément besoin d'aide. Juste se plaindre. Je l'ai compris. Alors j'écoute. Quand j'ai fait plus je m'en suis mordue les doigts.
Il y a ceux qui ne parlent que d'eux. Je finis par connaître leur vie de A à Z. Presque mieux que la mienne, parce que la pratique de l'oubli fait partie de mes outils anti-prise de tête avec mon passé.
Alors, finalement, je retrouve tout ça dans mon horoscope, assez branché psycho ou leçon de morale. J'ai compris que "travail" c'était relations avec les autres et "amour" visait le côté sentiment.
La "santé" disait aujourd'hui : trop de stress. Et c'était vrai. Sauf que les "conseils" d'aujourd'hui et le fait d'écrire sur mon cahier (trop abandonné depuis que je lis beaucoup) me déstresse bien.
Je sens la sagesse monter peu à peu en moi. Mais bizarrement, le vieux qui représente le verseau, verse son eau (de sagesse) sans jamais s'arrêter... Bizarre... Chuis ravie d'avoir repris la lecture quotidienne de mon horoscope. Comme toujours. J'en prends, j'en laisse. J'y crois (un peu). J'y crois pas (quand c'est moche). Aujourd'hui c'était intéressant. Hier aussi. Magnifique, quoi !

Sur Internet : et pour ceux qui me connaissent et qui s'inquièteraient...

LE VERSEAU AU TRAVAIL
Le Verseau n'est pas un modèle de stabilité, et cela se confirme sur le plan professionnel. Il déteste qu'on le traite d'instable. Il préfère dire adorer le changement, le renouveau, l'inconnu...! Qu'à cela ne tienne : ce rebel indépendant supporte mal la routine, les horaires fixes et les directives supérieures. Exigeant, il n'est pas rare qu'un Verseau cherche sa voie jusqu'à 50 ans. Un Verseau qui adore ce qu'il fait, se montre acharné, rapide, efficace et organisé. Il n'a plus le sens des limites et peut oublier femme, mari et enfants. En tant que signe d'AIR, il en brasse beaucoup. Il ou elle est animateur radio ou télé, militant syndicaliste ou écologiste, barman, instit, commercial ou professeur.
Régi par URANUS, la planète des ondes, il ou elle vend des téléphones portables, est électricien, éclairagiste, ingénieur du son, astronaute, radiologue, vendeur en informatique. Egalement psychiatre, astrologue, éducateur, enseignant, écrivain. Ses dons manuels et artistiques l'orientent vers le dessin, la peinture, le graphisme publicitaire, la couture, la pub.
Son plus mauvais emploi : Gardien de prison ! (c'est certain, certain, j'ai toujours détesté la notion d'enfermement sous toute forme que ce soit).
à suivreeeee........ C'est trop chouette, finalement !
08:20 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : destress, horoscope, philosophie facile, bonheur, ailes
02.08.2008
Grains de pluie et éclaircies
Si j'aime apercevoir un coin de bleu après des jours et des jours de gris, je ne me plains pas de baigner dans la fraîche humidité d'un ciel chargé de sombre.
La chaleur ne me va pas. Plus. Mon corps va mal avec la chaleur. Alors, un jour où l'air est frais et mouillé (sans trop) je suis comme un poisson dans l'eau.
J'aime l'impression d'être dans le bocal, comme sur la photo.
Jeudi en journée (j'écrivais cette note sur mon cahier) j'avais du regret pour les Jeudis du Port. Ils avaient eu un temps si idyllique l'an dernier que j'avais de la peine pour ce premier soir, avec Michel Fugain en plus.
Moi, l'an dernier, j'étais contente pour eux. Je n'y avais pas mis les pieds. Pas l'ombre d'un.
Je voulais m'y rendre et j'espérais réussir à le faire.
Oui, oui, j'y ai été. Merveilleux Michel, mais mon satané dos m'a fait rentrer un peu tôt. C'était super. Voir dans le Télégramme d'aujourd'hui.
Jeudi, donc, avant l'éclaircie qui a permis une soirée super à beaucoup, le temps était moche. J'avais remarqué que le matin à 6h il fait drôlement sombre. Et aussi, que les seuls cris d'oiseaux que l'on entend ce sont les cris des goélands qui survolent les rues de la ville. On dirait bien que les petits oiseaux du châtaigner d'à côté sont partis je ne sais où. Je les regrette bien.
Même mes géraniums n'ont pas bonne mine, trempés, mouillés plus qu'il n'en faut, ils se déglinguent. Se noieraient-ils donc ?
C'est un temps à écrire un poème, tiens. Une pensée émue à MP ma bonne poéteuse amie :
Poème pour un matin mouillé
Le chat sur moi
ça va bien
ma tête est libre
ce matin
Plus rien ne vibre
c'est serein.
Au dehors, le ciel
est tout noir
même mon réveil
a le cafard
et les abeilles
broient du noir.
Le chat me tend une patte
Est-ce l'heure ?
mon coeur se fend
de bonheur
mon corps se détend
pas de peur.
Les géraniums sont pas contents
des cieux
la pluie empêche de respirer
grands dieux
tant pis, demain faut espérer
ce sera mieux.
C'est enfantin, mais ça fait du bien.
A plus,

11:25 Publié dans Emotion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pluie, poésie, bonheur, éclaircie, Jeudis du Port, enfantin
06.06.2008
Deux jours à tuer
Aujourd'hui est un jour pour moi. Rien de prévu. Sauf :
- acheter des chaussures blanches pour marcher en ville
- faire mon shampoing colorant, mes racines sont immondes.
Rien que d'avoir, au moins, ces deux projets superficiels et non vitaux, je me sens dans un état de bonheur.

Hier ? Je n'avais que l'atelier de cuisine précédé des révisions nécessaires sur la diététique. C'était bien. J'avais mémorisé des choses importantes qui m'avaient frappé, en fait.
J'étais mieux grâce à la reprise de mes antidouleur. État bienheureux et douleurs en train de disparaître.
Seul problème physique, le cœur, et les essoufflements lorsque je marche trop vite.
Comme j'étais bien, j'ai voulu aller au cinéma pour un autre bonheur.
Je me suis décidée, comme ça. J'avais vu la bande annonce sur l'ordi et j'ai été conquise.
"Deux jours à tuer" avec Albert Dupontel, cet acteur si naturel. Pas spécialement beau, mais irrésistiblement touchant.
J'ai adoré !


Habituellement, j'ai du mal à me traîner au cinéma. Ce n'est jamais le bon jour, ni la bonne heure. Alors ne n’y vais pas souvent.
Les sous c'est moins important. Je suis capable de me priver de nourriture terrestre pour privilégier une nourriture de l'esprit ou du cœur (si je peux utiliser ce mot pour les sentiments sans penser à ce foutu muscle qui m'embête).
Le personnage : Antoine alias Albert Dupontel.
Je savais d'avance qu'il y aurait de superbes paysages qui se sont trouvés être des paysages d'Irlande (merveilleux).
Antoine prend un auto-stoppeur et le débarque à Valognes en Normandie. Je me crois en Bretagne. Cela ressemble fort.
Il prend le bateau pour l'Irlande avec sa voiture.


Les couleurs d'Irlande semblent irréelles sur les cartes postales. En fait, les couleurs impossibles sont réelles. Je le sais. Et c'est vrai que ces images me semblaient familières. Et cela m'envahissait complètement me faisant toucher du doigt un bonheur que j'avais oublié ces derniers temps. Je ne pensais pas possible d'être bien.
Quant à l'histoire, sans vouloir tout ramener à moi, j'ai pressenti (sans le savoir) la vraie raison d'Antoine qui disait à chacun sa vérité.
La vérité est quelque chose d'impossible mais dire aux proches leur vérité c'est plutôt leur présenter la facette que l'on voit d'eux. C'est une tentation qui peut arriver à un moment de sa vie. Je n'en étais pas choquée. Je comprends, même. Même si toute vérité n'est pas bonne à dire. Quoique !
Enfin, oui, je comprends. Ou on parle, ou on s'éloigne. Et en fait, on s'éloigne plutôt.
Antoine est parti, après des mots durs et définitifs avec ses proches pour rejoindre son père en Irlande. Père parti depuis très longtemps. Etc... Bien sûr, le père reçoit les mots qui lui revenaient.
Et puis, arrive l'inattendu, l'indicible craquelure qui dévoile la vraie vérité dans le décor simple et rustique de la petite maison anglo-saxonne au confort rudimentaire.
Fait pas chaud, l'eau est glacée, mais le fils se remet entre les mains du vieux père (Pierre Vaneck, superbe)

Père, qui, à une époque est parti pour ne pas faire de peine... en parlant. Vivre avec les autres n'est pas toujours chose facile.
La fin est émouvante. J'ai craqué, pleuré, presque sangloté. J'étais seule dans la salle, sans le savoir. Puis, j'ai attendu presque la fin du générique pour me lever, me redresser douloureusement.
En même temps, j'étais comme neuve. Le coeur ouvert. Pleine de moi. J'ai pensé à la mort. J'étais triste... mais humaine.
00:15 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : maladie, bonheur, cinéma, Dupontel, Irlande
09.03.2008
Mon printemps des Poètes numéro 1

Vivre ou mourir, sur fond d'océan
septembre 2006
Sur le sable sec pourri de goémond
Les odeurs ramènent ma vie en rond
Petits cailloux de petits poucets
égrènent les ans de mon passé.
Le ricanement sec des goélands
éclatent sur fond d'océan.
L'âpreté du vent dans les cheveux
J'ai de l'eau verte dans les yeux.
Vieux chagrin savait verrouiller les âmes
mais comment vivre, sans feu, sans flammes
Petits cailloux de moi, petit poucet
J'ai le mal de moi, de mon passé.
Sur le sable sec, jaune de coquillages
Les couleurs m'éloignent sans ambages
de ce quotidien si seul et des matins
l'air m'enveloppe, me baigne d'embruns.
Le ricanement clair des goélands
éclatent au vent sur fond d'océan.
Au souvenir d'avant, de mon enfance
lié au bord de mer, si intense
l'odeur de l'iode, du goémond
le coeur me danse et tourne en rond
sans quotidien, trop seule... demain
La vague m'enveloppe, me noie... enfin.
Seul le ricanement des goélands
m'appelle au fond de l'océan.

Je le dédie à tous ceux du coin, de mon âge.
J'ai été étonnée de ce que j'ai fini par dire. C'est vrai que, lorsque je pense à l'âge où mes parents et grand-parents ont quitté ce monde mes espoirs de vivre vieille s'amenuisent. Cependant, j'ai trouvé le plaisir d'écrire et je ne suis pas vraiment seule parce que je lis, j'entends, et je me livre dans mes blogs. Surtout celui-ci.
Pendant ce temps-là, la télévision parle des résultats des élections. J'ai une oreille qui traîne en même temps.
Je me noie dans mes coups de coeur, mes coups de foudre pour des générateurs de bonheur. J'espère qu'il y en a. J'ai une copine qui fait partie d'une liste de Brest. Je lui souhaite beaucoup de bonnes choses et je lui dit :
"Que l'avenir ne soit pas ce qui va arriver mais ce que nous allons en faire". (Anonyme)

20:00 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : soi, bonheur, solitude, espoir
13.09.2007
Pourquoi j'écris ?
J'ai trouvé ce texte dans mes tablettes anciennes. C'est la rentrée en Atelier d'Ecriture pour certains. C'est une expérience à faire. Moi, cette année, je reprends le sport. J'écris toute seule, en attendant mieux.
![]()
Pourquoi j’écris.
La plus grande raison, la vraie, la forte, c’est pour ne pas être seule. Lutter contre la solitude en créant toutes sortes de personnages qui m’accompagnent au jour le jour, les jours moins occupés, les jours sans, c’est-à-dire sans personne.
J’écris parce qu’un jour, je me suis aperçue que je me faisais des discours dans ma tête. Et ceci, et cela… Le moment n’était guère éloigné que je ne parle seule dans la rue ou chez moi. J’y suis un peu arrivée ces jours où j’étais préoccupée. Et lorsque je rencontre une femme du genre droguée ou psychotique développant des conversations avec quelqu’un d’invisible dans la rue ou dans le bus, je redeviens automatiquement plus normale.
J’écris parce que cela me donne une satisfaction, une douceur de vivre. Je livre mes pensées au cahier. Je préfère un cahier, petit ou grand, pour noter mes pensées, ce que je pense de… ce que je crois, ce que j’aime. Et puis, les exercices de Jean Paul (*).
J’écris ce que je vois, les gens, qui me font deviner des vies ; la mer qui me fait penser bateaux, voyages ; les fleurs qui ne me font penser à rien sauf aux mots « beauté » « extase » « cadeau » « paradis »…
Ecrire, en fait, c’est mon paradis. Moment exquis entre tous. Vraiment !
* (Jean Paul est animateur d'Ateliers d'Ecritures : le lundi au Valy Hir, le jeudi à Kerangoff.)
Que cherche-t-on dans l'atelier d'écriture et qu'est-ce que c'est pour nous un atelier d'écriture ?
Même si on ne cherche pas, on se trouve devant un mur. Un mur qui bloque parfois. Je ne peux pas parler de ça. Non pas de ça. Et des sujets bloquants, il y en a et il y en aura encore.
Et puis, si j'insiste un peu, obligée lorsqu'on est en groupe, (ma petite fierté n'est pas loin) j'aligne des mots, des idées, des sentiments. Je raconte des choses passées, des personnages imaginaires, j'invente avec aplomb des détails oubliés de mon enfance.
Je trouve dans l'atelier le déblocage de mes peurs, de mes mots inconnus, de mon être le plus profond. Déblocage de sentiments tendres, refoulés, rejetés.
Puis, j'ai eu le fort désir d'apprendre, de lire tout ce que je n'ai pas encore lu, et le chemin est fort long, dans le genre jusqu'auboutiste, jusqu'à mon dernier souffle.
Ah, oui, j'ai appris à parler de la mort, entre les lignes, la mienne, un jour, et je sais que c'est bon. Pas peur de la mort, pas peur des mots, pas peur d'écrire (sauf de mes sujets interdits pour l'instant).
Le principe des ateliers d'écriture, ouverts à tous sans distinction de niveau d'études, de niveau de rien du tout, est un bon terrain pour que l'humain se découvre et devienne plus ouvert aux autres, utilisant la communication dans son meilleur sens. Et c'est bien.
fait en AE le 12 09 2005
10:55 Publié dans Ecrire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Atelier, Ecriture, aventure, bonheur









