20.03.2009

Mars en guerre

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Depuis une ou deux semaines je suis irascible. Tout m'énerve. La télé, les gens, moi, je ne sais quoi, un rien... même mon chat. Heureusement que j'arrive à avoir le dessus avec lui. Je lui fais un petit discours et lui montre qu'il peut s'installer près de moi sur le canapé, et c'est bon.

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Bizarrement, le temps est comme celui de l'année où j'ai écrit. Je crois que c'était l'année de l'été canicule. 2003 ? J'sais plus. Enfin. Avant d'aller voir ma soeur à Nice.


Je ne voudrais pas singer Muriel Robin
Mais décidément,
Tout m’énerve.

La guerre en Irak
C’est déjà dur
Mais là, chacun fait sa petite guerre perso
Et ça, c’est vraiment trop.

Il y a quelque chose qui ne va pas
Dans ce monde
Dans les groupes
Dans les associations
Il y a un immense
Un énorme
Manque de respect.
On juge, on n’essaie pas
De comprendre.

Ou bien l’on est naïf
Ou l’on est sûr de soi.
« Les naïfs c’est les cons
Et nous,
Nous sommes les bons »
Disent-ils.

Tout m’énerve dans la vie
Aujourd’hui
Ça ne tourne vraiment pas rond
D’ailleurs,
Demain, je pars… à Nice.



Dommage, cette année je ne bouge pas. Alors je me fais plaisir pour me dérider. Hum ! Il y a du boulot, je sais.
Le poème n'est pas exactement adapté à l'actualité, mais ce n'est pas loin.

La haine s'enfle
Les ego sont dilatés
La tourmente sévit.
ennemie de l'ordre
La folie est dans la rue.

Pendant ce temps
Le poète regarde une rose
Et se trouve apaisé.

Les monstres se croient
Dans leur triste droit
Courant d'air pollué
Hurlement des sirènes
Le désordre est complet.

Pendant ce temps
Le poète rêve d'un autre monde
Où il n'y aurait que la paix.



Oui, celui-là. Même époque. Un peu avant mon agacement.

Et puis, je suis allée à Nice. Voyage en train avec une énorme valise. (je l'ai donnée depuis à une de mes petites filles. Trop lourde pour moi.)
Le gag est que en changeant de train à Rennes, je me suis trompée de valise. J'ai pris une valise, de même taille, une bleu-marine au lieu de ma valise noire. Pas vu. Paumée, j'étais.
J'ai été vite rattrapée par quelqu'un qui m'a rendu ma valise en me disant que je m'étais trompée. Quelle chance j'ai eu. J'ai pensé que j'avais plusieurs anges gardiens. Fallait au moins ça pour continuer mon voyage avec la bonne valise. Et puis, j'emmène toujours trop de vêtements avec moi dans mes rares voyages.
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Faut dire que la première semaine à Nice, à partir de fin mars, je l'ai passée avec ma soeur en vacances et nous avons beaucoup bougé, à pied, en train et en bus. Avec un temps plus que correct. Soleil, soleil... Jusqu'au moment où nous sommes allées en Italie dans le Piemont. Ce qui veut dire dans des montagnes. Où nous avons trouvé de la neige. Cela se passait début avril.
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De retour à Nice, le temps avait fraîchi. Pendant ce temps-là mon caractère s'était amélioré. J'avais oublié mes énervements de mars. Tiens, mars, Mars, Dieu de la guerre. Normal. Et je viens d'apprendre que la période d'avant le printemps est une période difficile. Grave.

Donc, la seconde semaine, le lundi, ma soeur reprend son travail et je suis seule à visiter Nice. Et bien, il s'est mis à pleuvoir énormément. J'ai de plus en plus froid. Et je me balade malgré tout. Enfin, je me perds beaucoup. Et j'ai passé la journée à écrire des petits poèmes que j'ai réuni en un seul. J'ai juste supprimé le dernier de la journée où je parlais musique. Il n'a plu à personne. ( hi hi, il n'a pas plu ! le moral remonte.)

Je crois que j'ai fini en humour. La preuve.

Jour de pluie à Nice

Pensai-je à Félix ce bon père
Abbé, cousin de mon propre père
En m’attablant à « l’Abbaye »
Resto niçois, après cette pluie.
Bien sûr, niçoise est la salade
C’est bon, après cette longue balade.

Un serveur, profil de Pinocchio
Prit ma commande, in petto
Moi, Bécassine au visage rond
Petit nez banal de chez Tartempion
Je me sens, bretonne bien nourrie
Etrangère, vraiment, dans ce pays.
Pays où il pleut, quelquefois
Aujourd’hui même, ma foi.
Journée et menu tristes
La pluie au dehors résiste
Le soleil reviendra-t-il demain ?
Ce serait tellement bien !


A quatre heures toujours la pluie
J’échoue dans une pâtisserie…

Pas de gâteau pour Miss Dany
Une verveine, c’est bien ma veine
Dehors, toujours la pluie
Dans un coin, gouttant sans peine
Le parapluie, triste, gît.
Pas de gâteau, tant pis
Même si on est au Paradis.


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Vernantes en Italie, le pays du dessinateur de Pinocchio. La montagne à l'horizon est enneigée. Petite neige de la veille



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Nice sous la pluie

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Le petit parapluie

Alzheimer 001.jpg à plus, comme d'hab. Je pense que l'on va finir par se fatiguer de moi.

07.03.2009

Un laboureur et ses enfants

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J'ai écrit cette fable en argot dans mon atelier d'Ecriture et je l'ai mis sur le net dans un site qui s'appelait Fulgures : bon succès avec les durs à cuire qui faisaient des commentaires sur les textes.
Normalement, je n'aurais pas dû coller au texte de Lafontaine, mais je l'ai fait, quand même. A peu de chose près.
Mille excuses pour les laboureurs ou paysans qui pourraient être choqués. Plouc n'est pas une insulte pour moi. Je n'ai pas trouvé autre chose. Mon dico d'argot n'allait que dans un sens : argot - français. Et je n'ai rien trouvé.


Le plouc et ses minots 19/10/2005

Un autre vision de la fable de ce bon Jean de La Fontaine destinée aux amoureux fervents plus qu'aux savants austères.
Maintenant, j'ouvre mon parapluie. Et j'attends.
(à cause des commentaires à venir)

Bossez, mettez-y d’la sueur :
C’est-y pas la chose qu’a le plus d’valeur.
Un riche péquenot, pensant crever bientôt,
Appela ses mômes, leur parla rapido.
« Surtout, éructa-t-il, ne bazardez pas le château
Et le sol que nos fieux ont laissé
Car ya d’l’oseille à ramasser
Je ne sais où, mais vous faudra mouiller l’maillot
Pour le dégotter : vous y arriverez.
Raclez le terrain dès la fin de l’été
Bossez, cherchez, binez ; chaque recoin
Doit être fait, pas un poil de moins. »
Le Pater décédé, les fistons se mettent à bosser
Ici, ou là, tout y est passé :
Un an après, le bénef net est plus que super
De Pèze, ouallou. Mais le Pater
Leur montra avant d’passer l’arme à gauche
Que bosser fort c’est mieux qu’la fauche.




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05.03.2009

En rires (ou sourire)

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"En rires" c'est le thème du "Printemps des Poètes 2009". Voilà qui fera du bien. J'ai commencé à piocher dans mes poèmes et textes de ces dernières années pour voir ce qui peut coller. Ste Flemme priez pour moi.

Ben, l'humour fin je préfère. Passe que... je ne ris pas toujours pour les poèmes dits d'humour. Sauf celui qui parlait de Raymond Devos tout en essayant de faire comme lui. Difficile, très difficile ! Je l'ai quelque part dans mes fichiers. J'aime énormément Devos et tous ces tripatouilleurs de mots, à l'endroit et à l'envers, qui sont dans sa catégorie. Je passe...

Tiens, la dernière fois où j'ai ri aux éclats, chez moi toute seule devant mon chat et regardant ma télé à une heure tardive, c'est avec "panique dans l'oreillette" de Frédéric Lopez. Le dernier, si si vous vous en souvenez. Moi, les noms, j'ai un trou. Je vais chercher. (Michel Boujenah et... la nana qui a joué Sagan.) Trop drôle. Rien de préfabriqué (enfin pas grand-chose), de trafiqué, on s'éclate, on dit tout et n'importe quoi. C'est très très drôle.

Bien.

Finalement, je ne suis pas aussi tristounette que l'on croit. Sauf quand je parle de la mort, les gens n'aiment pas. Mais comme dit souvent Nagui à son public venu voir son jeu : tout le monde va mourir !

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Et puis, Jacques Prévert n'a t-il pas parlé de l'erreur de dire "gai comme un pinson". Car, un pinson n'est pas gai, il est ni gai ni triste... Et ça se trouve dans le poème du livre "paroles" le poème "Dans ma maison" que j'adore. Je ne sais pas pourquoi, mais j'adore.

Il a fait, comme ça, quelques textes finement drôles mais aussi des poèmes drôlement touchants.
Quand je vois des pensées (fleurs), je pense à Prévert. Pourquoi ? Je ne sais pas encore. Faut que je recherche. Je sais qu'il a fait un poème sur les fleurs mais je me souviens surtout des lilas. Ben non, les pensées me font penser à lui.
Et puis, "les oiseaux", sur l'utilité des oiseaux. C'est fin, c'est intelligent, avec des pointes d'humour.


Finalement, j'ai envie de présenter à chaque note (peut-être tous les jours) l'humour de ceux que j'aime (moi y compris). .Tous ces poètes m'inspirent et semblent me parler à l'oreille. Autrement, j'ai fait deux fausses fables en argot en m'inspirant de Jean de Lafontaire et je les trouve mignonnes. J'ai réalisé que j'étais bien plus douée que je pensais en argot. Inspiration passagère, le moule semble brisé.

Je n'aime pas les poèmes lyriques et je ne sais pas les faire. Pas du tout.
Je suis comme mon stylo du jour : au bout du rouleau. Mais lui, je peux le changer ou opter pour un crayon papier que je retaillerai. Sympa. Je m'obstine. écriture 2.jpg




Dans ma maison

Dans ma maison vous viendrez
D'ailleurs ce n'est pas ma maison
Je ne sais pas à qui elle est
Je suis entré comme ça un jour
Il n'y avait personne
Seulement des piments rouges accrochés au mur blanc
Je suis resté longtemps dans cette maison
Personne n'est venu
Mais tous les jours et tous les jours
Je vous ai attendu

Je ne faisais rien
C'est-à-dire rien de sérieux
Quelque fois le matin
Je poussais des cris d'animaux
Je gueulais comme un âne
De toute mes forces
Et cela me faisait plaisir
Et puis je jouais avec mes pieds
C'est très intelligent les pieds
Ils vous emmènent très loin
Quand vous voulez aller très loin
Et puis quand vous ne voulez pas sortir
Ils restent là ils vous tiennent compagnie
Et quand il y a de la musique ils dansent
On ne peut pas danser sans eux
Il faut être bête comme l'homme l'est souvent
Pour dire des choses aussi bêtes
Que bête comme ses pied gai comme un pinson
Le pinson n'est pas gai
Il est seulement gai quand il est gai
Et triste quand il est triste ou ni gai ni triste
Est-ce qu'on sait ce que c'est un pinson
D'ailleurs il ne s'appelle pas réellement comme ça
C'est l'homme qui a appelé cet oiseau comme ça
Pinson pinson pinson..



A demain ?


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ouf! ouf! c'est fini...

28.02.2009

Bonnes nouvelles

Je suis très très contente que Séraphine ait gagné plein de Césars. Voilà. J'avais vu le film un après-midi avec d'autres seniors (très peu) qui n'avaient fait aucun commentaire en fin de film. Moi, j'étais seule, je n'ai rien dit, mais en sortant j'ai dit au directeur des Studios ! "C'était très beau !) Il m'a fait signe qu'il était d'accord.

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J'avais écrit un texte sur le sujet mais je l'ai perdu. Je n'ai trouvé que ce qui suit :


En ce moment j'ai plein d'idées d'écriture. Voilà qui est nouveau. C'est difficile d'organiser tout ça. On va faire.

Hier, pour commencer : Séraphine, le film de Martin Provost, je l'ai vu aux Studios à l'heure des Seniors, 16 heures.
Le film est dense, magique, fort et prenant du début jusqu'à la fin.


Yolande Moreau était très forte et très Séraphine. J'avais l'impression de vivre l'histoire en tant que témoin. Le paysage de Senlis magnifique. J'ai le souvenir d'une musique géniale et la vieille maison et tous les détails domestiques méritaient une reconnaissance de la profession du cinéma.

Lorsque j'ai su que Séraphine était nominée dans plusieurs catégories j'étais contente mais je n'y croyais pas trop. J'espérais tendrement.

La vraie Séraphine a revécu dans Yolande, bien qu'elle soit morte en 1942 alors que j'étais un bébé. Cela donne des liens.

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Et puis, nous avons appris une bonne nouvelle : Dany Boon n'a pas perdu le sens de l'humour. Il le fallait alors que nous allons tomber dans le printemps des poètes sur le rire (ou sourire).

A plus

25.03.2008

Poésie encore, et puis… Hervé

Ce matin, un lapin… Un lapin ? Non, un article sur Hervé Eléouet, que je connais, et me voilà prête à acheter son dernier bouquin. J’en avais déjà entendu parler, avec lui je crois, et le titre m’accrochait bien. « A côté de la plaque ». Dans le sens figuré c’est déjà drôle et comme l’entend aussi Hervé c’est super. Les plaques des rues de Brest commentées et imaginées à sa sauce humoristique c’est un bon programme.

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Bon, la photo pas terrible. Il est beaucoup mieux. Foi de moi !

J’avais acheté « Igor et Betty » le livre de nouvelles d’Hervé. J’avais bien ri, et j’ai d’ailleurs trouvé que la grand-mère près du pont de Recouvrance avec son petit-fils cela pourrait être moi, ou bien une autre que je connais. Plutôt une autre.
La nouvelle « Igor et Betty » (la première nouvelle du livre du même nom) était sublime et très très drôle. Bon, de tête je ne me souviens pas de toutes les autres nouvelles. Peut-être bien une histoire de fusée dans un jardin ? S’il y a encore des livres à Dialogues que l’on courre en chercher un exemplaire !
Hervé, je l’ai connu à l’association An-Amzer. Il était le plus mignon, le plus jeune (au moins des garçons) et très sympa. Pas très causant, cependant. Mais son humour était déjà là dans ses poèmes ou proses poétiques et humoristiques. Tique et tique !
En fait, je suis Fan de lui. Je vais donc secouer ma vieille paresse et aller voir à Dialogues si le « A côté de la plaque » est bien sur les rayons. J’ai des livres à livre mais je n’accroche pas. Du mal à rentrer dedans. Ou bien je lis des vieux. Cela fait un peut réchauffé.

Avis : Une panne de mon Internet m’interdit, pour le moment d’aller voir ses deux blogs, mais je patiente.

http://spaghetti-bolognaises.over-blog.org
http://oufleda.over-blog.org

Voilà ma nouvelle du jour. En fait, je n’écris plus grand-chose, mais j’aime relever des sujets heureux que je trouve dans la presse ou à la télé. Je suis très « blog » en fait. Même si je n’ai pas souvent des commentaires. Pas grave. Je mets, en revanche, des commentaires sur plein de blogs. Enfin, surtout les critiqueurs de l’actualité afin de leur donner mon petit avis positif. M’enfin, la vie n’est pas toujours géniale et faudrait pas nous enfoncer dans une morosité pas terrible. Pas terrib’ si on est vieux Brestois.

Je posterai quand Internet voudra bien revenir dans mon ordi. Ils font des réparations, disent-ils. Cela n’arrive pas souvent, c’est normal de ne pas s’énerver. Qu’est-ce que j’ai changé. Je suis patiente !
J’ai un dossier « Notes en cours pour le blog » où je crée des fichiers. Il y en a qui n’ont jamais été postés. Cela faisait trop réchauffé aussi.
Bon celui-ci, je le posterai dans la journée, je pense. A plus !
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Chuis épuisée ! Ah, c'est l'heure de la télé ! Super !

16.02.2008

La France serait-elle ingouvernable ?

Ceci est un Edito écrit par un Président d'association de poésie et d'art à la fin 2006. C'est presque vieux. Aujourd'hui c'est un peu comme ça, même pire. Je ne veux pas faire de commentaire supplémentaire de peur que l'on ne me traite de "triste" comme une certaine fois.

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Notre belle France, notre terre natale, notre patrie n'est plus douce. Elle est peuplée de 62 millions d'habitants, soit, apparemment, autant de sujets de mécontentement. Mis à part peut-être les nourrissons qui tètent encore leur mère et les seniors qui préfèrent ne se souvenir de rien.

Les jeunes refusent les règles communes, contestent tout, protestent avant même de chercher à comprendre. Alors, quel avenir pour cette France que j'ai connue dynamique, pleine d'allant, optimiste et fière ?

Contrairement à ce que voudraient faire croire d'aucuns, l'horizon n'est pas bouché. Il y a encore des rêves et des espoirs au-delà des courtes vues. Mais que les oiseaux de mauvais augure cessent de dénigrer tout et n'importe quoi, de refuser tout changement, de camper sur leurs acquis et leur petit confort.

Qu'ils fassent comme "nos" humoristes (ceux de l'association) : prendre la vie à la blague, au lieu de cultiver la sinistrose et le bras de fer permanent. Car il y aura des pots cassés à payer. Et qui d'ailleurs les paiera ? Je vous le demande...

Faudrait que les "Français" réfléchissent avant d'agir n'importe comment, c'est-à-dire en tort et de travers, et qu'ils tournent sept fois leur langue dans leur bouche, avant de parler n'importe comment, c'est-à-dire par borborygmes.


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Je pense poster des textes plus courts. Voilà, quoi ! Si quelqu'un me lit. Ohé du bateau ! J'espère que j'prends pas l'eau ! Oh, ho, hoho !

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J'men fous, je crois au père Noël !

17.01.2008

Un poète parle

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Suite aux propos tenus par le Président Sarkozy sur les religions, j'ai reçu un mail (genre circulaire) venant d'une personne que je connais dans le but de critiquer la chose. J'aime pas trop ça. Je n'ai besoin de personne pour savoir ce que je dois penser sur l'actualité.

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Je connais un poème, depuis très très longtemps, et il me plaisait bien. Charles Péguy dans "Dieu parle".

C'est embêtant, dit Dieu. Quand il n'y aura plus ces Français,
Il y a des choses que je fais, il n'y aura plus personne pour les comprendre.


Peuple, les peuples de la terre te disent léger
Parce que tu es un peuple prompt.
Les peuples pharisiens te disent léger
Parce que tu es un peuple vite.
Tu es arrivé avant que les autres soient partis.
Mais moi je t'ai pesé, dit Dieu, et je ne t'ai point trouvé léger.
O peuple inventeur de la cathédrale, je ne t'ai point trouvé léger en foi.
O peuple inventeur de la croisade, je ne t'ai point trouvé léger en charité.
Quant à l'espérance, il vaut mieux ne pas en parler,
Il n'y en a que pour eux.



J'ai toujours trouvé ce poème d'un humour léger, bizarrement. Ces sacrés Français, qu'est-ce qu'on les aime !

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04.01.2008

Un cadeau

Je me suis offert un livre par Internet. Le merle d'Arthur Keelt.

Je l'avais trouvé par hasard sur un rayon de ma bibliothèque de quartier. J'aime bien faire ça.
Je l'ai lu avec grand plaisir.

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J'ai aimé cet homme (Arthur Keelt) pour son humour et sa façon d'écrire tellement sympa. Trois niveaux d'écriture. Le récit (genre fantastique), les pensées délurées en italique et décalé, et les explications genre dico (c'est moi qui dit ça) dans une autre écriture en décalé.
J'ai relevé la partie sur les bibliothèques, mais je garde en réserve ses élucubrations sur les chats, pour une autre fois. Quand je parlerai du mien de chat.

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Le Merle de Arthur Keelt
traduit par Jean-Bernard Pouy


Exception faite de ses essais de linguistique, pratiqués seulement par les érudits, la gloire d’Arthur Keelt (Klagenfurt, Autriche, 1902 - Paris, 1982) tient à cet unique et bref récit, Le merle (Die Amsel), écrit en 1954 dans les montagnes de Styrie et publié à Innsbruck.
Le livre a fait l’objet d’une première traduction française en 1968, puis il a disparu, au grand dam des lecteurs éclairés.
Le merle est-il une chronique autobiographique ? Comme le souligne Jean-Bernard Pouy, son nouveau traducteur, il convient plutôt de parler de « récit voltairien », même si son auteur en est le personnage central. Arthur Keelt se voulait un bouddhiste atypique. Peut-être doit-il à cette disposition d’esprit une écriture toute de simplicité et qui parfois atteint à la grâce, ainsi qu’une rare hauteur de vue (2277 m).


Un extrait, en cadeau.

LES LIBRAIRIES :
Il y a au moins une boutique que les bandits n’attaquent jamais,
Ou alors ça ne se dit pas

C’est la librairie. On me rétorquera illico que c’est normal, il n’y a pas beaucoup d’argent dans les caisses, et le livre, les livres, c’est lourd, plus que les bijoux, c’est encombrant à déménager, comparé aux billets de banque. Mais, bon, tout ça ressemble fort à de faux arguments. Trois ou quatre lingots doivent peser à peu près autant que deux ou trois livres d’art sur Rubens ou un manuel de recettes de cuisine de Carinthie inférieure. Non, je crois fermement que les bandits et monte-en-l’air de tout poil sont suffisamment intelligents pour savoir que, dans une librairie, il y a toujours quelqu’un en maraude, qui bouquine, cherche, fouille. Donc un témoin, un danger potentiel, quand ce ne sont pas des enfants qui testent, grivellent, parcourent. Donc la possibilité d’une bavure horrible. Le livre en soi peut-il être, lui, l’objet de la convoitise d’un bandit ? Après tout, un beau cambriolage à la Arsène Lupin ou à la Fantomas pourrait vous donner cinq ou six ans de lecture assurée. Ce qui n’est pas rien, à y bien réfléchir. Non, les gangsters, avec du fric, de l’or, des bijoux, sont tranquilles, c’est une denrée neutre, morte, inerte, échangeable, revendable.

Et puis, le soir, autour de la table, quand les malfrats, sous la lampe unique descendant du plafond, se mettent au difficile et psychopathologique partage, avec des bouquins, ça deviendrait impossible. Comment faire des tas égaux ? A Helmut-la-Membrane tout ce qui est traduit de l’espagnol, à Gunther Doigts-de-Fée L’Homme sans qualités, à Karl-le-Cher-fou la collection complète du bon Sigmund et à Frida-le-Chassis-qui-me-rend-dingue les vingt-deux volumes de l’histoire de l’empire austrogoth-hongrois ? Comment faire ? Partager en calculant la valeur ? Donner trois cents livres populaires contre une étude sur le Caravage en couleur ? Impossible, les voleurs savent qu’un tas, pour être égal à un tas, doit à peu près représenter le même volume. Sinon il va y avoir des inimitiés durables et de la viande au plafond.

Il faut enfin se persuader que les braqueurs, face à cette masse immense et muette faite de papier, d’encre et d’imprimerie et de pensées secrètes, pourraient se laisser aller à ouvrir leurs proies et donc à lire, à vibrer, à ne plus rien foutre que ça, à se cultiver, à devenir meilleurs. Ils supprimeraient ce à quoi ils se sentaient destinés, c’est-à-dire l’angoisse. En lisant, ils auraient une chance de ne plus assassiner, cambrioler ou torturer. Ils deviendraient autres, des êtres concernés par la poésie douloureuse du monde, ce qui nous différencie efficacement de la bête.


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LIRE :
Lire est une expérience traumatisante. C’est déchiffrer, contraint à l’immobilité et à une vitesse sidérante, sur le petit espace d’une feuille de papier, des signes calligraphiques abstraits qui, deux par deux, puis mots par mots, phrases par phrases, provoquent du son, du bruit, produisent ensuite dus sens, des images, de la musique. Alors le lecteur parle muettement, joue sans gestes, interprète sans effets de manches. Il se fabrique, dans le grand silence du monde et de sa tête, un cinéma personnel où il tient tous les rôles, où ils construit le décor, où il compose la musique, prisonnier d’une fiction ou d’un système de pensée qu’il découvre pas à pas. Si le lecteur lit en diagonale, saute des pages ou va directement à la fin, il se fabrique, toujours à grande vitesse, des ellipses, des résumés, des contractions de texte. Il fait un travail énorme. C’est pourquoi il ne faut pas dire, ne jamais dire, que c’est facile de lire. C’est terrible, c’est difficile. A force, ça semble simple, mais ce n’est jamais, en tout cas, innocent.

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01.03.2007

Des mots pour des maux croisés

medium_P1000328.JPG L'atelier d'écriture fête "le printemps des poètes" en mars 2006


Pas d'atelier d'écriture cette année pour moi, et je me trouve sans mots obligés. Ou presque. On n'oblige vraiment personne mais on nous met en situation d'écrire sur un sujet donné,"à la manière de" ou pas. C'est-à-dire à notre manière.
La contrainte (réelle ou non) m'était devenu insupportable depuis quelque temps. Et, finalement, elle me manque parce que je n'écris plus beaucoup.

Reste les mots croisés, les jours où je ne coince pas. Cela m'a fait du bien, puisque l'envie irrésistible de décrire mes maux (vrais ou psychologiques) me fait tenir la plume et écrire sommairement sur mon grand cahier avec cette écriture que je n'aime pas. Quoique. Il y a pire.
Vous avez sûrement constaté : il y a toujours pire. Tout comme il y a toujours mieux. La notion du pire nous rassure sur notre propre petite valeur. Le mieux nous écrase un peu. Pourtant, à force d'écrire on ne peut faire autrement que de faire mieux. Peut-être. Je parle de l'écriture manuelle. L'autre ne ne sais pas trop. Faut voir.
"Le fait que le monde soit peuplé de crétins permet à chacun de nous de ne pas se faire remarquer." Ce sont des citations comme ça que j'aime. Cela soigne mon ego. Pas se prendre au sérieux. Jamais. (sourires)

Bien qu'ayant l'impression nette (c'est bon pour l'écriture) d'avoir progressé quelque peu depuis quatre ans, je dois reconnaitre que certains de mes écrits anciens semble de bonne facture. Même à mes yeux de lectrice féroce. Oui, mais, ils sont rares. Tandis que la quantité de poèmes,de textes, d'histoires courtes, d'ébauches de manuscrits où la qualité n'est peut-être pas égale, est impressionnante. Honnêtement, je ne pensais pas au départ pouvoir faire tout ça. Etonnement tel que je ne sais pas, parfois, si c'est moi qui ai écrit. Je penche pour "oui" généralement, mais il y a ne part d'incertitude.
Il y a, d'une part, le besoin de mettre noir sur blanc les pensées que j'ai sur ce qui me ronge ou me pollue. Le bien est immense, juste après. Mais, il fallait le faire. Les choses embrouillées deviennent claires. Bien. C'est déjà ça de pris.


Dan

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En attendant la suite, je bulle.

01.11.2006

C'est la Toussaint

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TESTAMENT

J'ai songé bien souvent à ma propre mort
Au triste caveau où ma parenté sommeille
Où l'ombre de la croix d'or sur eux veille
Pour le repos éternel de leurs pauvres corps.

L'obscurité naissante m'épouvante fort
La trop lugubre peur chaque nuit en éveil
Car dormir c'est la mort ou bien presque pareil
Demain peut-être bien, mais voyons, pas encor.

Fuyant les ténèbres profondes du tombeau
Je me souhaite une sortie plus écolo
Je veux être enterrée au pied d'un grand pommier

Et qui sait, je prendrai probablement racine
Rose trémière, coqueliquot ou lys rayé
J'aurai ma place au soleil, oui, je l'imagine.



Fin du sonnet


Et puis, ce matin, j'ai trouvé dans le journal.

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Un cimetière vivant. Au Bono, Lionel Le Magueur a imaginé ce concept unique en France : des arbres plantés à la mémoire des défunts sur un site "plein de lumière et de sérénité".
.
Magnifique, mais ils ne disent pas exactement si on met les cendres du défunt dans les racines de l'arbre. A voir.

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